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Liberté du commerce et de l’industrie

Les termes liberté du commerce et de l’industrie, consacrés en France par la Révolution, désignent couramment les conditions d’exercice des activités économiques dans les États se réclamant du libéralisme.

Ils évoquent un régime de droit des affaires caractérisé par la liberté d’accès au marché et la concurrence entre ses acteurs, qui n’exclut pas pour autant l’intervention régulatrice des autorités publiques.

Alors que le vocabulaire classique du droit français s’était longtemps exclusivement référé à la notion consacrée de «liberté du commerce et de l’industrie», le Conseil constitutionnel y a ajouté en 1982 l’expression «liberté d’entreprendre». De même, pour évoquer les mêmes notions, la plupart des autres États à économie libérale s’en tiennent à des formules plus générales, telles celle de l’article 27 de la constitution suisse, qui sans mentionner expressément commerce et industrie, garantit la liberté de leurs modalités d’exercice (alinéa 2) sous l’appellation globale de «liberté économique» (alinéa 1er).

Les juristes français tentent parfois de justifier l’emploi de ces terminologies distinctes en leur attribuant un sens différent et s’efforcent notamment de préciser les nuances subtiles qui existeraient entre liberté du commerce et de l’industrie et liberté d’entreprendre.

Pour certains, la liberté d’entreprendre ne serait qu’un élément particulier de l’ensemble plus vaste constitué par la liberté du commerce et de l’industrie, qui comprendrait en outre la liberté de la concurrence.

Pour d’autres, au contraire, ce serait la liberté d’entreprendre qui engloberait un ensemble de libertés plus spécialisées, dont la liberté du commerce et de l’industrie et la liberté professionnelle.

D’autres encore, tels R. Moulin et P. Brunet, estiment qu’au-delà de l’habileté dialectique des arguments invoqués de part et d’autre, «le débat apparaît en réalité largement académique et fortement influencé par des considérations idéologiques», les deux libertés ayant le même contenu, et leur appellation en France variant seulement selon qu’elles sont invoquées devant les juges de droit commun ou le Conseil constitutionnel.

En fonction de leur histoire et de leur système juridique, les États reconnaissant la liberté du commerce et de l’industrie ou son équivalent autrement dénommé peuvent le faire formellement, ou d’une manière plus succincte, voire purement implicite.

À la fin de l’Ancien régime, les critiques s’étaient multipliées contre l’encadrement strict des professions par les corporations, maîtrises, jurandes et autres corps intermédiaires, accusés d’entraver les activités économiques, alors qu’un régime de liberté aurait permis leur développement. Ainsi, Turgot devenu contrôleur général des finances en 1774, rédigeant le préambule d’un arrêt du Conseil d’État du 13 septembre 1774 sur le commerce des grains, y affirmait que «plus le commerce est libre, animé, étendu, plus le peuple est promptement et abondamment pourvu». En 1775 il prenait l’initiative de faire publier la brochure posthume d’un ancien président à mortier au Parlement de Rouen, Bigot de Sainte-Croix, intitulée «Essai sur l’abus des privilèges exclusifs et sur la liberté du commerce et de l’industrie», et en février 1776 obtenait même du roi un édit «portant suppression des jurandes et communautés de commerce, arts et métiers», enregistré par un lit de justice le 12 mars. Il ne pouvait cependant le faire appliquer, puisque tombé en disgrâce, il devait quitter ses fonctions peu après.

La Révolution reprendra les mêmes thèmes, Condorcet, dans un article du Journal de la société de 1789 vantant «la liberté du commerce et de l’industrie», présentée comme une source idéale d’égalité adaptée aux «vœux de la nature» et aux «besoins des hommes».

La proclamation officielle de la liberté du commerce et de l’industrie concrétisera ces aspirations.Elle aura d’abord lieu par deux textes importants, avant d’être par la suite consacrée sous forme de principe non écrit.

Ils ont été adoptés en 1791 à quelques mois d’intervalle.

Ce sont ces deux textes qui, durant quelques dizaines d’années, constitueront les normes écrites de référence des tribunaux. Ainsi, dans nombre de ses arrêts, la Cour de Cassation invoque-t-elle les «dispositions des lois de 1791 sur la liberté du commerce et de l’industrie». De même, au temps du système dit du ministre juge, sera confirmée par le Conseil d’État la condamnation comme «privilège exclusif et contraire aux lois sur la liberté du commerce» de la décision de la ville de Montauban se réservant la vente de morue et autres poissons dessalés sous sa halle et la concédant à un particulier.

Après l’abrogation de la loi Le Chapelier par la loi du 21 mars 1884 relative à la création des syndicats professionnels, seule la loi des 2-17 mars 1791 pourra être visée par les juridictions administratives et judiciaires. Ainsi, le Conseil d’État, dans un arrêt du 22 juin 1951 (Daudignac), après avoir cité ce texte dans ses visas, a déclaré contraire à «la liberté de l’industrie et du commerce garantie par la loi» la soumission à autorisation préalable par un maire de l’activité de photographe-filmeur.

Pour motiver leurs décisions, les juges estimeront assez vite opportun d’adjoindre à la mention expresse du texte une allusion à un «principe de la liberté du commerce et de l’industrie». Ainsi, pour la Cour de Cassation, la décision d’un maire soumettant à autorisation l’activité d’entretien des tombes dans les cimetières est «dans sa généralité contraire au principe de la liberté du commerce et de l’industrie proclamée par l’article 7 de la loi du 2 mars 1791». De même, le Conseil d’État censurera un arrêté municipal établissant un monopole au profit de l’abattoir d’une commune pour violation du «principe de la liberté du commerce et de l’industrie inscrit dans la loi des 2,17 mars 1791».

Souvent même, les jugements éluderont le texte pour faire seulement référence au principe, formulation dont le choix semble vouloir suggérer l’existence d’une règle de droit naturel transcendant les contingences et la hiérarchie des normes du droit écrit. Ainsi, en 1849, le Tribunal correctionnel de Rochefort évoque le «…grand et salutaire principe de la liberté du commerce et de l’industrie…», qui «…n’est autre que le droit de vivre par le travail, et constitue le plus moral et le plus sacré de tous les droits. how to make meat tender quickly..».

Bien que s’en tenant à des formules plus concises, les juridictions suprêmes adopteront souvent une démarche analogue en invoquant dans leur motivation parfois le «grand principe de la liberté du commerce et de l’industrie», ou le plus souvent le simple «principe de la liberté du commerce et de l’industrie», que le Conseil d’État finira par faire figurer au rang des principes généraux du droit, normes non écrites spécifiques du droit français s’imposant à l’administration, même lorsqu’elle dispose d’un pouvoir réglementaire autonome.

Ainsi, en Suisse, dans son article 27 consacré à la «Liberté économique», la constitution du 18 avril 1999 après avoir affirmé que «La liberté économique est garantie», précise: «elle comprend notamment le libre choix de la profession, le libre accès à une activité économique lucrative privée et son libre exercice.». D’autres textes fondateurs reprennent les mêmes principes, mais en des termes d’une plus grande concision. Par exemple, en Italie la Constitution de 1948 se borne à indiquer dans son article 41 que «L’initiative économique privée est libre.». De même, en Espagne, l’article 38 de la constitution de 1978 déclare que «La liberté d’entreprise dans le cadre de l’économie de marché est reconnue.», et en Inde les articles 19-(1)(g) et 301 de la Constitution posent le principe de la liberté d’exercer commerce et affaires sur tout le territoire.

C’est par exemple le cas en Allemagne, où elle découle des droits au libre épanouissement de la personnalité, de choisir librement sa profession, et de propriété, garantis respectivement par les articles 2, 12 et 14 de la Loi fondamentale.

Les États-Unis offrent eux aussi une bonne illustration de ce type de démarche par déduction à partir d’autres droits. Déjà, avant même la Déclaration d’indépendance des treize anciennes colonies anglaises d’Amérique, celle de Virginie s’était dotée en 1776 d’une Déclaration des droits dont l’article premier proclamait, parmi les droits naturels de l’homme, la liberté, «avec les moyens d’acquérir et de conserver une propriété et de rechercher et obtenir le bonheur et la sécurité». Par la suite, les rédacteurs des autres grands textes fondateurs des libertés aux États-Unis ne jugeront pas nécessaire d’affirmer solennellement l’existence de la liberté d’exercer une activité économique, celle-ci leur semblant découler logiquement d’autres droits inaliénables à caractère général énoncés dans la Déclaration d’Indépendance (droits à la liberté et à la recherche du bonheur), ou dans les amendements adoptés après la Constitution de 1787, notamment le Quatrième et plus spécialement le Quatorzième. La clause générale dite de procédure légale régulière (due process of law) formulée dans ce dernier a en effet été interprétée extensivement par la Cour suprême comme fondant une multitude de libertés particulières invocables notamment dans le domaine économique. Ainsi, dans un arrêt du 17 avril 1905, Lochner contre État de New-York, en a-t-elle fait découler la liberté contractuelle, s’opposant dans l’affaire en cause à ce qu’une loi encadre les horaires de travail imposés par les boulangeries à leurs salariés .

Garantie par des normes juridiques de valeur supérieure dans les États se réclamant du libéralisme économique, la liberté du commerce et de l’industrie est rangée au nombre des libertés publiques.

Ce statut protecteur implique que les traits essentiels de son encadrement soient déterminés par le législateur et non par l’administration, et que les activités économiques soient largement ouvertes et s’exercent sous un régime de liberté de principe. Il n’empêche cependant pas qu’elle soit soumise le cas échéant à certaines restrictions, dès lors qu’elles ne sont pas «arbitraires ou abusives», selon la formule du Conseil constitutionnel français.

Elle régit à la fois l’accès aux activités économiques et leurs conditions d’exercice.

Il est ouvert à tous, ce qui en premier lieu exclut qu’elles soient soumises à monopole et en second lieu les autorise indistinctement aux opérateurs publics et privés.

* Exclusion des monopoles

Le monopole implique l’exclusivité, et donc l’absence de concurrent pour son bénéficiaire. S’il est généralement admis pour des activités liées à l’exercice de la souveraineté, telles la justice ou l’emploi de la force armée, il est considéré comme incompatible avec le modèle idéal de l’économie de marché, dans lequel l’accès aux activités économiques doit être ouvert à tous. Ainsi, déjà en 1881, la Cour de Cassation déclarait contraire à la liberté du commerce et de l’industrie une réglementation municipale donnant un monopole à une entreprise, le Conseil d’État jugeant en 1956 que seule une loi pouvait en poser éventuellement le principe.

Toutefois, des considérations idéologiques ou la pression des circonstances ont naguère conduit nombre d’États, malgré leur inspiration globalement libérale, à ériger en monopoles de droit certaines activités industrielles ou commerciales, le plus souvent en les confiant à des entreprises publiques, ou parfois aussi en les déléguant à des entreprises privées. Systembolaget en Suède cheap soccer uniforms, Telefónica en Espagne, l’ENI en Italie, la Deutsche Bundesbahn et les entreprises communales de distribution d’eau en Allemagne ont longtemps offert des exemples significatifs de l’usage de cette technique, également couramment employée en France où jusque dans les années 1970-1980, était réservée à l’État ou à ses collectivités territoriales l’exclusivité d’activités aussi diverses que le transport ferroviaire, l’achat et la revente de l’alcool, la production et la vente du tabac, l’importation des combustibles minéraux solides et liquides, les pompes funèbres, la radiodiffusion, etc.

Aujourd’hui, dans les vingt-huit États membres de l’Union européenne, ces pratiques ont dû être abandonnées, ou au moins totalement réaménagées, pour satisfaire aux exigences des articles 31, 49 meat tendorizer, 81 et 86 du Traité de Romerégissant respectivement les monopoles commerciaux, la libre prestation des services, les pratiques anticoncurrentielles, et les droits exclusifs accordés à certaines entreprises. Même pour des activités s’exerçant par l’intermédiaire de réseaux il est apparu possible d’envisager une libéralisation en scindant l’exploitation des infrastructures et le service assuré à la clientèle, si bien que peuvent utiliser les réseaux moyennant le paiement des redevances adéquates, non seulement leurs exploitants initiaux, mais aussi des services concurrents. Ainsi, des activités traditionnellement considérées comme services publics sous monopole telles les télécommunications sont-elles désormais assurées non seulement par leur opérateur historique, mais aussi par une multitude d’entreprises concurrentes.

* Ouverture indistincte aux opérateurs publics et privés

En France, le Conseil d’État avait jadis tenté d’imposer une interprétation restrictive de la liberté du commerce et de l’industrie en réservant les activités économiques aux particuliers et en les interdisant aux personnes publiques sauf «circonstances exceptionnelles», ou au moins «circonstances particulières de temps ou de lieu», puisque selon sa formule, «les entreprises ayant un caractère commercial restent, en règle générale, réservées à l’initiative privée».

Ces restrictions n’ont cependant pu empêcher le développement des entreprises publiques, et le juge administratif a dû y renoncer. Il admet en effet aujourd’hui que les personnes publiques peuvent elles aussi assurer des activités économiques en intervenant sur le marché lorsque l’intérêt public le justifie.

Cette solution est conforme à celles adoptée dans les autres États à économie libérale. Ainsi, en Espagne, selon l’article 128-2 de la Constitution: «On reconnaît l’initiative publique dans l’activité économique», alors qu’en Italie, l’article 41 de la Constitution place sur le même plan «l’activité économique publique et privée», son article 42 indiquant que «la propriété est publique ou privée» et que «les biens économiques appartiennent à l’État, à des entreprises ou à des particuliers».

En stipulant dans son article 295 qu’il «ne préjuge en rien du régime de la propriété dans les États membres», le Traité de Rome consacre lui aussi la possible coexistence entre secteurs économiques public et privé dans l’Union européenne. La question essentielle n’est donc plus celle de la légalité de la création d’une activité économique publique mais celle de ses modalités d’exercice. Si elle a lieu sur un marché considéré comme concurrentiel, elle est en effet tenue de respecter des règles assurant une concurrence loyale.

La liberté du commerce et de l’industrie et ses équivalents confèrent à leurs bénéficiaires une large autonomie de gestion de leurs entreprises, y compris dans leurs relations avec le personnel et la clientèle.

Déjà, en 1841, la Cour de Cassation, statuant sur une tentative administrative d’imposer des arrêts obligatoires aux exploitants des bateaux à vapeur naviguant sur le Rhône, l’avait jugée illégale au motif que la loi des 2 et 17 mars 1791 «a pour premier effet la libre appréciation par les entrepreneurs de transports de la longueur de leurs parcours et des stations qui conviennent à leurs intérêts». De même, elle considérait que la liberté contractuelle et «tous les principes de la législation sur la liberté du commerce et de l’industrie» interdisaient au juge de remettre en cause la rémunération excessivement basse d’un travail. Sur le même fondement, aux États-Unis en 1905, la Cour suprême, dans un arrêt Lochner contre État de New-York, s’opposait à ce qu’une loi encadre les horaires de travail imposés par les boulangeries à leurs salariés.

Aujourd’hui, le Conseil Constitutionnel, qui consacre lui aussi la liberté contractuelle comme «principe» découlant, avec la liberté d’entreprendre, de la liberté proclamée à l’article 4 de la Déclaration de 1789 , précise les droits du chef d’entreprise au fil de son contrôle de constitutionnalité. Il a notamment jugé qu’ils comprennent non seulement la liberté d’ouvrir et d’exploiter une entreprise , mais aussi le droit de choisir librement ses collaborateurs , de diffuser une marque de fabrique en la faisant connaître par la publicité, et d’anticiper les difficultés économiques en réduisant les effectifs ou en fermant un établissement.

Si en système économique libéral la liberté du commerce et de l’industrie est d’abord un moyen d’accomplissement et de réussite individuelle, elle est aussi considérée comme devant s’exercer dans l’intérêt de la collectivité et non à son détriment. C’est pourquoi, tant en France que dans les autres États se réclamant du système économique libéral, elle est soumise à diverses contraintes et restrictions.

Celles-ci sont parfois expressément prévues par les textes constitutionnels qui la consacrent. Ainsi, en Suisse, les articles 100 à 103 de la constitution énoncent de nombreux cas dans lesquels la confédération «peut, au besoin, déroger au principe de la liberté économique». En Italie, après avoir affirmé la liberté de l’initiative économique privée, l’article 41 de la constitution poursuit: «Elle ne peut s’exercer en s’opposant à l’utilité sociale ou de manière à porter atteinte à la sécurité, à la liberté, à la dignité humaine». En Espagne, l’article 128 de la constitution proclame que «toutes les ressources du pays, dans les diverses formes et quels qu’en soient les détenteurs, sont soumises à l’intérêt général» et évoque des possibilités de restriction telles le monopole ou le contrôle d’entreprises. En Inde aussi, les articles 302 à 307 de la constitution prévoient de possibles limites à la liberté du commerce, des affaires et de la communication énoncée à l’article 301. Tous ces textes attribuent à la loi la compétence de principe. Ainsi, selon le dernier alinéa de l’article 41 de la constitution italienne, «la loi détermine les programmes et les contrôles opportuns pour que l’activité économique publique et privée puisse être orientée et coordonnée vers des fins sociales».

Malgré l’absence de texte constitutionnel précis, les mêmes principes s’appliquent en France, où c’est la jurisprudence qui encadre les restrictions et définit les autorités compétentes pour les poser. Ainsi, déjà en 1866, la Cour de Cassation considérait que le «principe de la liberté du commerce et de l’industrie consacré par la loi du 2 mars 1791» n’empêchait pas le préfet de police de Paris de limiter le nombre des parturientes admises dans les maisons d’accouchement des sages-femmes afin de préserver la santé publique. Le Conseil d’État, en 1932, avait admis qu’un maire pouvait «aménager dans la commune au mieux de l’intérêt public» la circulation et l’arrêt des véhicules de transports en commun dans sa commune.

Le Conseil constitutionnel, dans un considérant synthétique de sa décision précitée du 16 janvier 1982 sur les nationalisations, constatait que «postérieurement à 1789 et jusqu’à nos jours», les droits et libertés avaient subi une évolution caractérisée à la fois par une extension de leur champ d’application et par l’intervention de la puissance publique pour poser des «limitations exigées par l’intérêt général» et en concluait que la liberté d’entreprendre pouvait faire l’objet de restrictions par la loi, à condition qu’elles ne soient pas «arbitraires ou abusives». Il a par la suite confirmé cette démarche dans un grand nombre de ses décisions.

La compétence de principe du législateur ne s’applique cependant que pour les restrictions les plus contraignantes, les autres relevant du pouvoir réglementaire, puisqu’en 1960, le Conseil d’État a interprété restrictivement les garanties fondamentales de la liberté du commerce et de l’industrie relevant du domaine de la loi en application de l’article 34 de la constitution, en jugeant que si des lois ont déjà limité son exercice dans un secteur, celui-ci est désormais exclu de la compétence législative. Cette jurisprudence dite de «l’état de la législation antérieure», a été confirmée par le Conseil constitutionnel dans une décision du 18 décembre 1964.

En toute hypothèse, le Conseil d’État a jugé que la liberté d’entreprendre ne peut être invoquée comme fondamentale que si elle s’exerce dans le respect de la législation et de la réglementation en vigueur, notamment lorsqu’est en cause la santé publique. Ainsi, une société se plaignant d’une atteinte portée à sa liberté de poursuivre l’exploitation de son établissement alors qu’elle ne se conforme pas à des «prescriptions légalement imposées, notamment dans l’intérêt de la santé publique, ne justifie pas d’une atteinte grave à une liberté fondamentale».

Faute de pouvoir établir un recensement complet des nombreuses restrictions affectant la liberté du commerce et de l’industrie ou ses équivalents, on peut succinctement en évoquer deux grandes catégories

La liberté ne peut être invoquée que lorsqu’elle «s’exerce sur des choses licites». La réglementation des activités économiques peut donc purement et simplement consister à interdire certaines d’entre elles si elles sont considérées comme nuisibles, voire simplement inopportunes. Ainsi, certain États ont connu ou connaissent encore un régime de prohibition à l’égard de l’alcool.

En France ont, entre autres, été interdites jadis la fabrication et la vente de l’absinthe ainsi que des produits laitiers non exclusivement composés de lait , et, plus récemment, les officines de gestion de dettes, la conception, la fabrication et le commerce des armes chimiques, ou certaines activités susceptibles de nuire à la préservation du patrimoine naturel, telle la taxidermie des espèces protégées.

La liberté est généralement considérée comme ayant pour limite le respect des droits d’autrui. Selon la fameuse formule de l’article 4 de la Déclaration de 1789 : «La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi». Aussi le droit s’emploie-t-il à encadrer certaines pratiques se réclamant de la liberté, mais considérées comme en remettant en cause le principe même.

Il en va ainsi lorsque les conditions dans lesquelles fonctionnent les activités économiques consacrent des rapports de forces jugés excessivement déséquilibrés, même se prévalant de la liberté contractuelle. En effet, si celle-ci est souvent invoquée en droit des affaires comme corollaire indissociable de la liberté du commerce et de l’industrie, il est admis qu’elle aussi peut comporter des dérogations «à des fins d’intérêt général» .

C’est le cas, notamment, dans les relations des entreprises avec leur personnel. Ainsi, revenant sur sa jurisprudence initiale, la Cour suprême des États-Unis, statuant sur les contrats d’embauche limitant la responsabilité des compagnies de chemin de fer vis à vis de leur personnel en cas d’accident du travail, a affirmé dans un arrêt du 20 février 1911, Chicago, Burlington & Quincy R. Co

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. v. McGuire, que «la liberté contractuelle est une liberté encadrée, pas un droit absolu… (qu’elle)…implique l’absence de restrictions arbitraires, mais ne confère pas une immunité contre des réglementations ou interdictions raisonnables imposées dans l’intérêt de la collectivité», solution constamment reprise par la suite, par exemple à propos de l’obligation de verser un salaire minimum.

Les mêmes principes restrictifs s’appliquent dans les relations avec la clientèle, qui peut bénéficier d’une protection lorsqu’elle apparaît en situation de faiblesse. Ainsi, en Inde, la Cour suprême a jugé que si les activités de crédit classiques relèvent de la liberté du commerce, ce n’est pas le cas du prêt aux agriculteurs indigents, qui peut être interdit par une loi compte tenu des abus auxquels il donne lieu.

De même, lorsque les professionnels adoptent des comportements considérés comme anormaux parce qu’ils faussent le jeu normal de la concurrence, condition jugée idéale de fonctionnement du marché, ils ne peuvent se prévaloir de leur liberté.

Déjà, en 1849, la Cour de cassation avait exclu l’application de la loi du 17 mars 1791 sur la liberté du commerce et de l’industrie en cas d’entente entre producteurs pour fixer des prix différents de ceux qu’aurait produit le jeu de la «libre et naturelle concurrence du commerce», qualifiant cette pratique de coalition répréhensible. Aujourd’hui, existent dans tous les États se réclamant de l’économie de marché des réglementations établissant un contrôle des concentrations et réprimant les infractions de favoritisme, d’abus de position dominante et d’entente.

Mendel Levin Nathanson

Mendel Levin Nathanson (født 20. november 1780 i Altona, død 6. oktober 1868 i København) var handelsmann, nasjonaløkonomisk forfatter og avisredaktør i Danmark. Han var redaktør av Berlingske Tidende fra 1838 til 1858 og fra 1865 til 1866. Han er særlig kjent for den innsatsen han gjorde for det jødiske miljøet i landet. Han opprettet skoler for jødiske barn og hadde stor innflytelse på lovendringen som ble innført i 1814 og som ga borgerrett til jødene i Danmark. Nathanson fungerte også som mesén for C.W. Eckersberg og Jens Baggesen. Han var innehaver av Dannebrogordenen.

Hans far, Levin Nathan, var kjøpmann i Altona, gift med en søster til den senere hoffråd David Amsel Meyer. Hans oppdragelse i det tarvelige og patriarkalske hjem var den gang for ubemidlede jødiske gutter alminnelige: han lærte lidt hebraisk og bibellesning, paret med noen talmudiske tankeøvelser, og ellers intet. Ved 12-års-alderen satte faren ham i en kristen aftenskole, men da han etter et halvt år forlot den, hadde han ikke bragt det videre enn til å kunne skrive tall og bokstaver og lese litt tysk, idet skolen og læreren ikke kunne klare mere.

Da kom mormoren tilfeldig til Altona, og hun tok ham med seg til København, hvor morfaren den gang var sjef for det betydelige handelshus A.J. Meyer & Søn. Gutten var altså ganske blottet for kundskaber og kunne ikke ett ord dansk, men så raskt utviklet han seg under god veiledning at han allerede som 15-årig var bokholder og førte korrespondansen i morfarens forretning.

Det var særlig onkelen D.A. Meyer som tok seg av hans undervisning, holdt lærere til ham i alle fag og praktisk innviet ham i handelen; det gjorde han i en lang rekke år, og sjelden har vel en elev gjort raskere fremskritt.

Tidlig var han moden for selvstendig virksomhet, og han var 18 år da han med onkelens hjelp etablerte en egen manufakturhandel en gros i 1798. Allerede her brøt han en ny bane: i stedet for, som da var skikk, å hente sine varer fra Hamburg, søkte han til kilden, og reiste i 1799 – uten at kunne et ord engelsk — til fabrikkerne i Manchester og Leeds.

Dette besøk i England, som ble etterfulgt av flere, fikk en betydelig innflytelse på hans ånd. Han kom dithen som begeistret tilhenger av den franske revoludjon og en ivrig beundrer av general Bonaparte. Men alt som årene gikk, fik han større sympati for alt engelsk, ikke bare de storartede handelsforhold, men også det politiske liv, teateret og litteraturen. I England hentet han sin kommersielle og nasjonaløkonomiske tro, sin forkjærlighey for den konstitudjonelle statsordning som han vel under den første del av sin redaksjonelle virksomhet måtte skjule, men aldri forneket, og sin varme kjærlighet til den danske skueplass, hvis store gyldne tid han aldri ble lei av å prise.

Handelsforretningen, som i 1799 var gått over til firmaet Meyer & Nathanson, gjennomgikk meget kritiske tider. Men han stod dem igjennom, og innen få år var han associé av det store hus Meyer & Trier (1806), hvis virksomhet bøe avbrutt av en fallitt i 1820 og ble stanset ved en annen i 1831.

Sine nederlag til tross var Nathansen en ukuelig optimist som ivrig argumenterte for at Danmarks velstand vokste etter statsbankerotten i 1813. Det var ikke populært i København, hvis handlende og sjøfarende oplevde en krise, men Nathanson påviste fremgangen for landbruket og så heri en stor og gyllen fremtid for Danmark, noe som fant sin bekreftelse i kornhandelstiden, der imidlertid mest gavnet provinsbyene.

Det var i århundrets første tiår at han fattet planen til og gjennemførte det som ble hans livs stordåd. Jødenes stilling var i Danmark ikke så forkuet som i mange andre land, men de manglet imidlertid i høy grad betingelsene for å kunne stå som likeberettigede med andre statsborgere. Først og fremmest lå dette i barnas undervisning, som var like så slett som Nathansons egen hadde vært. Nathanson tog her fatt med stor energi.

Han stiftet i 1805 den mosaiske friskole for gutter, deltog i 1810 i stiftelsen av Carolineskolen for piker, og med utrettelig iver holdt han disse skoler oppe, selv i tider hvor hans egne kår var knappe. Ikke bare skolene fulgte han omhyggelig, men også barna som utgikk fra dem, og han var især nidkjær for at få guttene anbragt ved håndverk.

Også den mosaiske gudstjeneste, som var sunken ned til uforståede seremonier i den mest foreldede form og foregikk i en halv snes usle, innbyrdes feidende småsynagoger, lyktes det Nathanson, under sterk modstand fra selv dannede trosfeller, men også med bistand av andre, å få reformert. Det hang sammen med disse bestrebelser at jødenes omgangsspråk, der hittil hadde vært en blanding av dårlig hebraisk og eda dårligere tysk, ble dansk.

Den kan trygt sies at jødene, som hittil faktisk hadde levd i en åndelig og nasjonal ghetto, vesentlig ved Nathansons fortjeneste ble jevnbyrdige statsborgere og danske. Nettopp på dette siste la Nathanson den største vekt, for han følte tross sin tyske fødsel varmt for Danmark og den danske nasjonalitet, historie, kunst og litteratur, og hele åndelige og materielle liv. Det var ham derfor en sorg og en krenkelse da i årene før 1820-årene den antisemittiske stemning førte til flere uhyggelige «jødefejder». Det var visstnok under inntrykk av disse at han lot døpe tre av sine sønner (med etternavnet Nansen) og fem av sine døtre.

Det var Nathansons nasjonaløkonomiske forfatterskap i tiden etter handelshusets fallit som i 1838 ledet til valget av ham som redaktør av Berlingske Tidende. Denne senere så utbredte avis var den gang sunket dypt ned; det var et lite og magert ark, fattig av utseende og enda fattigere i innhold. Nathanson, som var på det journalistiske område en dristig fremgangsmann. Han opptog til behandling emner som hittil hadde ligget hen uten omtale glass lined water bottle, spredte lys i mange hittil ukjente forhold og hevdet ufortrødent pressens rett overalt hvor den vle tilsidesatt. I politikk måtte Berlingske Tidende under ham som under enhver annen redaktør følge regjeringens retning, men på adskillige andre områder vistes det en ikke liten uavhengighet. Bladet ble stasig utvidet, det vokste til to numre daglig, kretsen av dets abonnenter øket hvert år. Dens svakeste side var vel polemikken, som kunne være skarp med de nasjonalliberale organer, og det var av og til en ufrivillig komikk i dets opptreden. Men den hadde samtidig en viss godmodig elskverdighet, og «Gamle Berlingske», som Nathanson ble kalt var — ikke minst ved Corsarens tegninger — blitet en høyst populær skikkelse, hvis glade fremheven av det danske smør og de danske fettvarer, som han med riktig blikk på fremtiden erklærte for Danmarks største rikdomskilder, og hvis uforferdede kritikk av de undervektige hvetetvebakker ble påskjønnet, om enn med et smil.

Han fratrådte redaksjonen av Berlingske Tidende ved slutten av 1858, men etter adskillige omskiftelser overtok han den igjen i april 1865. Da var imidlertid hans krefter uttømte, den høye alder gjorde ham det umulig å utføre det anstrengende daglige arbeid, og allerede i januar 1866 trakk han sig tilbake.

Han døde 6. oktober 1868 og ble, under stor deltagelse fra alle sider, begravet fra sin kjære friskole for gutter.

Han ektet i 1799 Esther Herfurth (18. desember 1777–1. januar 1849) og fikk med henne en tallrik barneflokk.

Personlig var Nathanson en like så interessant som fornøyelig mann: hva han i sit lange liv hadde oplevd og erfart fortalte han med liv, han var rik på anekdoter. Han var liberal, hans ro lot seg ikke forstyrre ved noe polemisk uvær, kanskje med unntak av en enkelt tordenkile fra Fædrelandet, og han bevarte til sin høye alder sitt gode, joviale humør.

I Nathansons velmaktstid var hans hus et gjestfritt hjem for mange av kunstens og litteraturens fremragende menb, og han hadde en åpen hånd til alle sider. Av dikterne var vel Jens Baggesen den, som stod ham nærmest og ble mest støttet av ham. Henrik Hertz, som var av hans slekt, var som en sønn av huset. Skuespilleren Peter Thun Foersom ble oppmuntret og understøttet til utgivelsen av den fortjenstfulle oversettelse av Shakespeare. Kunstmalerne C.A. Lorentzen og Eckersberg utførte større arbeider for ham. Komponisten Kuhlau var daglig gjest. Til kretsen hørte mange dyktige og fremragende embedsmenn, med hvem Nathanson stod i den vennskapeligste forbindelse.

Han fikk tittel av Ridder af Dannebrog (1855), Dannebrogsmand (1859) og etatsråd (1860).

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Andrea Doria

Andrea Doria (Oneglia, 30 novembre 1466 – Genova, 25 novembre 1560) è stato un ammiraglio, politico e nobile italiano della Repubblica di Genova.

Nato ad Oneglia, di cui era signore suo padre Ceva Doria che si trovò a un certo punto costretto a vendere i suoi titoli feudali, rimase orfano a diciassette anni. A quei tempi, un giovane nobile che voleva migliorare la sua condizione poteva intraprendere due strade: il mestiere delle armi o la carriera ecclesiastica. Andrea scelse di diventare un soldato.

Si recò quindi a Roma nel 1485, città in cui il cugino Nicolò Doria suo lontano parente e congiunto a sua volta di papa Innocenzo VIII, il genovese Giovanni Battista Cybo, comandava la guardia del papa. Grazie alla parentela ottenne un posto da ufficiale, svolgendo il suo servizio fino alla morte di Innocenzo, avvenuta nel 1492.
Iniziò quindi una vera e propria carriera da soldato di ventura, a servizio dei Montefeltro, degli Aragonesi e di Giovanni della Rovere, signore di Senigallia, nipote di Sisto IV e fratello del futuro papa Giulio II.

Nel 1503 ottenne il comando delle truppe genovesi che stavano sedando una rivolta in Corsica. Dopo una lunga campagna, riuscì a sconfiggere i rivoltosi ed a catturarne il capo, Ranuccio della Rocca.

A consacrare definitivamente anche a Genova l’immagine del non più giovane condottiero fu l’episodio della Briglia. All’epoca, Genova era sotto il controllo dei francesi, i quali mantenevano in città due guarnigioni, a Castelletto e la Briglia, una fortezza fatta costruire dal re Luigi XII di Francia. Ubicata sullo stesso colle dove sorgeva la torre del faro, la Briglia insisteva sul porto, tenendolo sotto il tiro dei suoi cannoni.

Dopo la battaglia di Ravenna (1512), a Genova si affermò il partito antifrancese guidato da Giano Fregoso. I francesi inviarono alla Briglia, che bloccava il traffico portuale, un vascello da guerra per rifornirla di vettovaglie. Il Doria, nominato comandante del porto e della flotta, guidò personalmente un’azione che si concluse con la presa del vascello.

I francesi rientrarono a Genova, ripristinando la Briglia, mentre Doria e la flotta ripararono a La Spezia. Le fortune francesi declinarono nuovamente poco dopo, con la sconfitta di Novara ad opera degli svizzeri, alleati del Papa. Andrea Doria ritornò così a Genova, aiutando Ottaviano Fregoso ad insediarsi come nuovo Doge e distruggendo definitivamente la Briglia.

S’è dunque visto che Andrea Doria diventò marinaio piuttosto tardi, oltre i quarant’anni. S’adattò benissimo: riconfermato a capo della flotta, iniziò nel 1513 con due galee di sua proprietà a pattugliare il mar Ligure ed il Tirreno, contro i corsari barbareschi che costituivano una seria minaccia per la navigazione e le coste. Il successo più clamoroso lo colse all’isola di Pianosa, dove, assieme al cugino Filippino Doria, distrusse la flotta del corsaro Godoli e nel 1519 con la cattura del corsaro Gad Alì.

Intanto la situazione italiana era nuovamente mutata. A Marignano (oggi Melegnano) i francesi del nuovo re Francesco I sconfissero gli svizzeri (1515). Ottaviano Fregoso accettò allora di consegnare Genova a Francesco, che lo nominò governatore della città. Il mutamento istituzionale lasciò Andrea Doria al comando della flotta, a combattere contro i corsari.

Francesco I non doveva essere l’unico protagonista di quell’inizio secolo. Il secondo fu Carlo V. Era questi il figlio di Filippo il Bello di Borgogna e Giovanna di Castiglia, detta la Pazza, figlia dei Re Cattolici e regina di Castiglia.

Carlo, nato nel 1500, alla morte del padre (1506) ereditò i domini borgognoni dei Paesi Bassi e della Franca Contea (il ducato di Borgogna vero e proprio era ormai saldamente rientrato in possesso della corona francese). Alla morte del nonno materno, Ferdinando II di Aragona (1516), ereditò i regni d’Aragona, Napoli e Sicilia, e anche, in rappresentanza della madre – che, come indica l’infelice nome con cui è passata alla Storia, era caduta vittima di una grave malattia mentale alla morte del marito – divenne governatore della Castiglia.

Alla morte del nonno paterno, l’imperatore Massimiliano I (1519), Carlo ereditò i suoi domini austriaci e, grazie all’appoggio finanziario dei Fugger, riuscì a farsi eleggere Imperatore, battendo gli altri candidati, tra cui Francesco I.

A diciannove anni, dunque, Carlo era diventato il sovrano più importante d’Europa, anche se il complesso territoriale che governava era sparso su tutto il continente, unito solo dalla sua persona, essendo privo di cultura, tradizioni e storia comuni, e con il Regno di Francia proprio nel mezzo: cominciò così la contesa tra Carlo e Francesco per il predominio sul continente.

Nel 1522, alla Bicocca, gli imperiali sconfissero i francesi e, di conseguenza, di lì a poco le truppe spagnole di Prospero Colonna conquistarono Genova e la misero al sacco.

Doria e la sua flotta riuscirono, ancora una volta, a prendere il mare prima che arrivassero i nemici. Trovato rifugio nella roccaforte dei Grimaldi a Monaco, l’ammiraglio iniziò a compiere una serie di colpi di mano contro le coste occupate dagli spagnoli, passando da un successo all’altro e riuscendo pure ad evitare che Marsiglia, accerchiata dagli imperiali, si arrendesse.

Le vittorie di Doria furono inutili. Nel 1525 Francesco I perse la cruciale battaglia di Pavia, fu catturato e trasportato a Madrid.

Doria, in disaccordo con il ministro Montmorency, che governava la Francia in assenza del re prigioniero, decise di cambiare committente. Stipulò così un contratto con il nuovo papa Clemente VII, per comandare le navi pontificie.

Doria aveva trasferito sul mare il principio delle compagnie di ventura e si era creato una flotta, che metteva a disposizione del miglior offerente. Clemente VII progettava di cacciare spagnoli ed imperiali dall’Italia. La Lega di Cognac, da lui appositamente promossa assieme agli altri stati italiani ed a Francesco I, appena tornato dalla cattività, disponeva di due tra i migliori condottieri del tempo, Doria e Giovanni dalle Bande Nere, ma finì in tragedia. Giovanni dalle Bande Nere morì a causa delle ferite riportate in battaglia e i Lanzichenecchi, comandati da Georg von Frundsberg e da Carlo di Borbone, piombarono sulla Città Eterna.

Frundsberg era caduto malato ed era stato costretto a rientrare in Germania (dove morirà il 20 agosto 1528) e Carlo di Borbone era stato ucciso nel corso dei combattimenti. Le truppe imperiali, prive di comandanti ed in arretrato con le paghe, conquistata la città il 6 maggio 1527, la misero al sacco. La soldataglia imperiale, a cui si erano aggiunti i partigiani dalla famiglia Colonna, lasciò Roma solo nel febbraio 1528, dopo aver compiuto innumerevoli violenze.

L’invasione dei Lanzichenecchi ed il conseguente scempio posero termine alle ambizioni del papa, che era riuscito, all’ultimo momento, a rifugiarsi in Castel Sant’Angelo. La Lega di Cognac era stata caratterizzata dalle continue indecisioni del papa e dai dissapori fra gli alleati. Secondo i piani, la flotta della Lega, comandata da Doria, avrebbe dovuto conquistare Genova, ma il proposito svanì, nonostante l’occupazione di Portofino, Savona e La Spezia e malgrado la vittoria riportata contro una ben più consistente flotta spagnola nelle acque della Corsica. La tragedia di Roma colse le navi dell’ammiraglio genovese ancorate ad Ostia e tutti i suoi tentativi per portare soccorso alla città fallirono.

I successi navali di Andrea Doria erano stati, dunque, nuovamente frustrati dalle vittorie terrestri degli eserciti nemici.

Alla scadenza del contratto con Clemente VII, Doria ritornò al servizio di Francesco I. Comandante della flotta francese nel Mediterraneo ed appoggiato dalle truppe di Francesco, riuscì finalmente a liberare Genova dagli spagnoli.

Francesco I progettò allora di cacciare gli spagnoli da Napoli, armando una grossa flotta al cui comando non pose Andrea, bensì un nobile francese, François de la Rochefoucault, di cui aveva piena fiducia. Ciò potrebbe essere il sintomo che i rapporti tra l’ammiraglio genovese ed il re di Francia avevano cominciato a deteriorarsi.

Dopo la liberazione di Genova, i problemi erano all’ordine del giorno. Innanzitutto, il re rifiutava di restituire Savona water packs for runners, punto su cui i genovesi non intendevano transigere.

L’alleanza con la Francia, in realtà, era ingombrante per Genova. Essa, legandosi ad un alleato tanto potente e, per giunta, così vicino, rischiava di trasformarsi in un protettorato. Carlo V, al contrario, offriva diverse garanzie. Prima di tutto, i centri del suo potere erano sufficientemente distanti dalla Liguria. Si sarebbe così accontentato, differentemente da Francesco I, di una semplice alleanza con Genova, senza pretendere di controllare militarmente parti del suo territorio ed interferire nella sua politica interna.

Carlo, tra l’altro, per tenere insieme e sviluppare il proprio impero, esteso sia in Europa che nelle Americhe, doveva ricorrere a due fattori, di cui i genovesi avevano grande disponibilità: i capitali e le navi. Francesco I era a capo di un regno più piccolo, ma solo continentale e ben più coeso: a lui i capitali e le navi interessavano, eccome, ma, avendone meno bisogno, era disposto a pagare per essi un prezzo politico inferiore.

Alla spedizione contro Napoli, Andrea non prese parte, adducendo la propria età ormai avanzata. Inviò invece Filippino Doria che, il 20 maggio 1528 sconfisse la flotta spagnola. I tempi per il rivolgimento delle alleanze erano, in ogni caso, maturi.

Palazzi dei Doria, in piazza San Matteo a Genova: palazzo di Lamba Doria a destra e il palazzo donato dalla Repubblica ad Andrea Doria nel 1486 (nell’angolo, con il cornicione merlato). La famiglia del Principe, oltre alla villa personale di Fassolo – vedi palazzo del Principe di Genova – possedeva numerose case nel cuore della città, tali da costituire un intero quartiere nel quale potevano alloggiare i suoi più stretti parenti e collaboratori ma soprattutto i fedelissimi addetti alla sua sicurezza. Nell’immagine: un gruppo di case di piazza San Matteo, cuore dell’enclave dei Doria nel centro della città.

Il 4 luglio seguente, Andrea ordinò alle navi comandate dal cugino di abbandonare la spedizione napoletana.

Durante l’estate l’accordo con Carlo V venne perfezionato. In cambio dell’alleanza, l’imperatore concesse a Genova la restaurazione della Repubblica, indipendente ed integra nel suo territorio. I genovesi avrebbero goduto gli stessi privilegi dei sudditi spagnoli ed avrebbero avuto rifornimenti di grano siciliano. Dal canto suo, Doria avrebbe messo a disposizione di Carlo dodici galere, comandate da lui, al prezzo annuo di sessantamila scudi.

Doria, per evitare problemi da parte della guarnigione francese, lasciò la città con le sue navi, andando a raggiungere la flotta di Filippino nel sicuro porto della Spezia. Pochi giorni dopo, il 9 settembre, si ripresentò con tredici galee davanti al porto genovese, bloccandolo e sbarcando un gruppo di uomini armati. La guarnigione francese non intervenne e seguì passivamente gli eventi. Gli armati di Doria, assieme agli alleati che li stavano attendendo, presero facilmente il controllo. Il 28 ottobre successivo la guarnigione francese in città completò il suo ritiro.

Il 12 settembre 1528 Andrea scese a terra e, stupendo non poche persone, rifiutò la signoria della città che gli veniva offerta. A lui non interessavano i fasti del potere – diceva – bensì solo l’indipendenza, la concordia e la prosperità cittadine. Dietro a questo understatment probabilmente si celava una grande accortezza, unita ad una notevole conoscenza della politica genovese. Le principali famiglie avrebbero potuto allearsi contro un Signore, causando non pochi problemi. Doria preferiva stare in disparte, abbastanza lontano dalla politica quotidiana per non farsene assorbire e condizionare. Il tutto, naturalmente, seguitando a tenere in mano i fili del potere. Venne quindi delegata a “XII riformatori” la stesura di una nuova costituzione.

Nel frattempo, le truppe di Andrea e di Sinibaldo Fieschi, iniziarono a prendere il controllo del territorio genovese, a partire dalle città più gelose della propria autonomia. La prima fu, come ovvio, Savona, che fu conquistata il 21 ottobre 1528. I genovesi decisero di porre fine, una volta per tutte, ai tentativi autonomistici della città. Ne distrussero le mura e ne interrarono il porto, liberandosi così anche di un temuto concorrente nei traffici commerciali.

Poco più di un mese dopo, la nuova costituzione era pronta. Con essa la città assunse i caratteri di una Repubblica aristocratica, cambiando anche il nome ufficiale. Non più Comune, ma Repubblica di Genova. Per fare parte del governo, divenne necessario essere iscritti a un Albergo dei nobili. Gli Alberghi erano da secoli un’istituzione basilare nella vita cittadina. Riunivano i componenti di una famiglia con i propri dipendenti, che assumevano spesso anche il cognome dei principali.

Queste istituzioni, fino ad allora esclusivamente private, ricevettero dalla costituzione del 1528 una rilevanza pubblicistica. Il loro numero fu ridotto a ventotto e, per esservi ammessi, era necessario possedere “sei case aperte” in Genova. Il significato della locuzione non era molto chiaro, ma i componenti degli alberghi vennero tutti ammessi al rango nobiliare.

Alcune famiglie importanti, come i Fieschi, gli Adorno o i Fregoso, non ottennero un Albergo e i loro componenti furono distribuiti tra gli Alberghi esistenti.

Il Doge veniva nominato per due anni ed era assistito da dodici senatori e otto procuratori. Insieme, Doge e consiglieri (rinnovabili per un quarto ogni semestre) formavano la Signoria.

Esistevano poi un Consiglio Maggiore e uno Minore, con varie competenze legislative e amministrative.

Il centro dello Stato era tuttavia costituito dai cinque Sindacatori, che controllavano l’operato delle altre cariche e decidevano i conflitti tra esse. Andrea Doria venne nominato Priore perpetuo di questo collegio defilato, ma determinante.

Andrea, inoltre, venne esentato a vita dal pagamento di imposte e tasse, assieme ai cugini Filippino, Tommaso e Pagano.

Cominciò così l’epoca in cui Andrea, pur privo di cariche ufficiali oltre al priorato dei Sindacatori, restò costantemente al centro della politica genovese. Nel 1531, oltre al ricevimento del Toson d’oro, fu nominato dall’imperatore Carlo V principe di Melfi, feudo che tolse ai Caracciolo: alla sua morte subentrò Marcantonio Del Carretto (figlio di primo letto della moglie che lui aveva adottato), i cui discendenti lo manterranno fino all’eversione della feudalità. Il principe ebbe anche una reggia e una prestigiosa corte che gestì insieme alla consorte Peretta Usodimare. I Doria, inoltre, avevano sempre fatto riferimento alla chiesa di San Matteo, che era stata la loro cappella gentilizia e luogo di sepoltura fin dalla costruzione, iniziata nel 1125. Intorno a San Matteo i Doria avevano eretto le loro dimore e stabilito la propria base di potere in città. Il 12 settembre 1528, proprio dalle scalinate della chiesa Andrea Doria aveva tenuto il discorso al popolo dopo la sua presa di potere e sempre in piazza San Matteo la cittadinanza gli aveva donato un palazzo che lui non volle mai abitare.

Nel 1521 Andrea aveva comprato l’area di Fassolo, vicino a Porta San Tommaso. Fu lì che edificò la sua dimora, che ancora oggi è detta palazzo del Principe.

In vista del passaggio alla parte spagnola, per la possibilità di nuovi attacchi da parte della Francia, Andrea Doria patrocinò la costruzione di una nuova cinta muraria, che fu realizzata nel terzo decennio del XVI secolo, su progettazione dell’ingegnere militare Giovanni Maria Olgiati. Questa nuova cinta muraria in realtà ricalcava il percorso delle precedenti mura del XIV secolo, ma sostituiva le vecchie torri a pianta quadrata e le cortine con le nuove cortine dal profilo a scarpa e i bastioni triangolari.

La guerra contro i turchi, nel frattempo, continuava. In assenza di grandi battaglie le flotte ottomane e cristiane compivano continue incursioni contro le coste nemiche, saccheggiando i vari centri marittimi. Al servizio di Carlo V, Doria condusse diverse spedizioni. Nel 1532 la flotta ispano genovese da lui condotta mise a ferro e fuoco le coste del Mare Egeo, arrivando fino ai Dardanelli. In seguito spostò il fulcro delle operazioni sul Canale di Corinto, conquistando Corone e Patrasso.

Nel frattempo nel campo ottomano era sorta una nuova stella, Khayr al-Dīn, detto Barbarossa. Alla guida di una flotta importante, che gli era stata messa a disposizione da Solimano il Magnifico, divenne signore di Algeri e Tunisi, insidiando le coste cristiane del Mediterraneo occidentale. Nel 1535 Carlo V condusse una grossa operazione contro Tunisi, al fine di liberarsi una volta per tutte del Barbarossa. Con la fattiva partecipazione di Doria e della sua flotta, la città venne conquistata, ma il pirata evitò la cattura e l’anno dopo aveva già recuperato le forze sufficienti per devastare le Baleari.

L’Impero manteneva un continuo stato di guerra con gli ottomani, ma anche i suoi rapporti con le altre potenze cristiane, prima fra tutte la Francia, non potevano certo definirsi idilliaci. Nel 1536 morì Francesco Sforza e Francesco I avanzò le sue pretese su Milano, facendo riaccendere il conflitto con Carlo che aveva incorporato i territori sforzeschi (che già controllava di fatto). La guerra andò avanti a fasi alterne, con una certa predominanza marittima della flotta imperiale (guidata, naturalmente, dall’ammiraglio genovese) e successi terrestri francesi. Alla fine però il predominio di Carlo sull’Italia venne rafforzato, grazie anche all’alleanza con il principe genovese che riuscì a portare nell’orbita spagnola i Medici di Firenze favorendo l’ascesa al potere di Cosimo I.

Il 28 settembre 1538 una flotta cristiana, organizzata dalla Lega Santa, alleanza fra regno di Spagna, la Repubblica di Genova, la Repubblica di Venezia ed i Cavalieri di Malta, voluta da papa Paolo III ed istituita nel febbraio di quell’anno per contrastare l’invadenza navale ottomana nel Mediterraneo, era finalmente riuscita a bloccare il Barbarossa nel canale di Corinto presso Prevesa. La battaglia di Prevesa avrebbe probabilmente avuto un esito diverso, risolvendo definitivamente i problemi portati da Khayr al-Dīn Barbarossa, se Doria, ritiratosi dal combattimento, non avesse lasciato campo libero al corsaro ottomano. Lo sganciamento operato dall’Ammiraglio era giustificato dalle difficoltà di manovra, per la mancanza di vento, dei velieri cristiani e in particolare della poderosa nave ammiraglia Galeone di Venezia, contrapposti all’agile e veloce naviglio avversario.

Si creò un “caso”; i Veneziani (che, cordialmente ricambiati, detestavano Doria) e il papa attaccarono pesantemente la condotta del Genovese, che avrebbe compromesso una vittoria decisiva e già còlta. In realtà, a Genova e alla Spagna le sorti dell’Oriente interessavano solo fino ad un certo punto, protese com’erano verso l’Atlantico. Plausibile che non avessero molte intenzioni di rischiare navi, uomini e denari nel Levante solo per togliere Venezia dai guai.

Andrea Doria diresse ancora nel 1540 operazioni navali destinate a frenare le continue scorrerie dei corsari ottomani; nel corso di questa campagna, nella primavera dello stesso anno, il nipote Giannettino catturava Dragut, luogotenente del Barbarossa. Questi fu consegnato all’ammiraglio che lo fece incatenare come galeotto ai remi della sua nave ammiraglia per quattro anni; dopo questo lasso di tempo, ritenutolo ormai innocuo, lo fece vendere come schiavo. La sua carriera di corsaro sembrava infatti finita ma sarebbe stato liberato poco dopo dietro un ricco riscatto pagato dal Barbarossa, probabilmente in aggiunta alla concessione ai Lomellini, famiglia genovese legata a Doria, dell’isola di Tabarka per la pesca del corallo. Si ipotizza che Andrea Doria nutrisse un certo rispetto e forse anche dell’affetto nei confronti di Dragut tanto da dare al proprio gatto il nome del corsaro.

Ben diverso era il discorso nel Mediterraneo occidentale, dove i pirati ottomani minacciavano costantemente le coste e le isole spagnole. Nel 1541 Carlo V decise così di conquistare Algeri, la principale roccaforte del Barbarossa. Doria disapprovava la spedizione, temendo le condizioni del mare (era autunno inoltrato), ma dovette arrendersi davanti alla decisione imperiale. Le operazioni di sbarco erano in corso quando, il 25 ottobre, una tempesta danneggiò pesantemente la flotta. Le truppe spagnole respinsero il contrattacco di Khayr al-Dīn, ma questi riuscì ad asserragliarsi in città e la situazione andò in stallo. Andrea Doria e il nipote Giannettino riuscirono a far reimbarcare le truppe, evitando che la spedizione finisse in una disfatta.

Nei cinque anni successivi, Doria continuò a servire – con una notevole energia, tanto più che aveva ormai superato i settant’anni – l’imperatore nelle diverse guerre, riuscendo quasi sempre a condurre la flotta alla vittoria.

Dopo la Pace di Crépy tra Francesco e Carlo nel 1544, Andrea Doria sperava di finire i suoi giorni nella tranquillità. Al contrario, il grande potere e l’enorme ricchezza, insieme all’arroganza del nipote ed erede Giannettino, gli procurò molti nemici. All’inizio del 1547, Doria dovette così affrontare la più grave minaccia al potere sulla città che teneva ormai da un ventennio, la congiura dei Fieschi.

I Fieschi costituivano, assieme ai Doria, ai Grimaldi e agli Spinola, uno dei quattro gruppi famigliari genovesi di più antica aristocrazia. Il complotto ebbe al centro un giovane membro della consorteria, Giovanni Luigi Fieschi. Molto si è discusso, circa le cause che spinsero Gian Luigi Fieschi ad organizzare il tentato colpo di Stato. Con ogni probabilità, il “Fiesco” fu appoggiato da molti ambienti della politica italiana ed europea di allora, interessati alle conseguenze che una manovra del genere poteva produrre. I mandanti più o meno occulti del giovane nobile si sono spesso indicati nella corte francese e in quella del papa, Paolo III Farnese, interessate entrambe ad eliminare uno dei membri più importanti del partito imperiale in Italia.

La congiura scattò il 3 gennaio 1547. Gli uomini di Gian Luigi Fieschi riuscirono a prendere possesso delle porte cittadine, mentre al porto il loro capo cercava di muovere le galee che aveva ottenuto da Pier Luigi Farnese, figlio del papa e duca di Parma e Piacenza. Giannettino Doria, uscito da palazzo di Fassolo, fu ucciso. Il buon momento per la congiura, in ogni modo, svanì quasi subito. Gian Luigi Fieschi durante le manovre, cadde in mare e, appesantito dall’armatura, annegò. Soprattutto, la rivolta contro i Doria che i congiurati speravano di suscitare non avvenne.

Il giorno seguente, Genova era nel pieno controllo del Principe. La sua vendetta assunse i caratteri cupi del romanzo gotico. Il corpo di Gian Luigi Fieschi fu recuperato dal mare e lasciato a decomporsi sul molo per due mesi. I congiurati vennero messi a morte dopo un processo sommario. I beni dei Fieschi vennero espropriati, le loro roccheforti espugnate una ad una. Ebbe così fine il ruolo nella vita politica genovese di questa famiglia, l’unica delle quattro grandi a non avere grossi interessi nei commerci marittimi e nella finanza e che basava il suo potere sui grossi feudi posseduti nell’entroterra.

Nel settembre di quello stesso 1547, a Piacenza, una parte della nobiltà locale mise in atto una congiura che si concluse con la morte di Pier Luigi Farnese. Oltre ai malumori degli aristocratici che vi presero parte, influì sul complotto l’appoggio del partito imperiale. Data l’importanza rivestita dal Doria tra i sostenitori italiani di Carlo V e considerato l’appoggio fornito dal Duca allo sfortunato tentativo insurrezionale di Gian Luigi Fieschi, molti hanno visto nella tragica fine di Pier Luigi una sorta di vendetta del Doria.

Altre cospirazioni seguirono, tutte fallite. La più importante fu quella di Giulio Cybo nel 1548.
La disgrazia di Gian Luigi Fieschi ebbe come conseguenza le disgrazie di Eleonora Cybo e del fratello Giulio, figli della signora di Massa, Ricciarda Malaspina (erede della signoria di Massa e Carrara) e di Lorenzo Cybo.

La vedova di Gian Luigi Fieschi era Eleonora Cybo, che, dopo la morte del marito allo scoppio dell’insurrezione, venne rinchiusa, per scelta dei parenti, nel convento delle Murate di Firenze. In seguito per lei fu organizzato un matrimonio con il capitano Luigi Vitelli. Quest’ultimo era un soldato dalla ferrea volontà e di carattere violento. Eleonora rimase vedova anche di questo secondo marito e fu rinchiusa di nuovo nel convento dove rimase sino alla morte nel 1594.

Il fratello di Eleonora, Giulio Cybo, gravitava nell’entourage di Andrea Doria, ed aveva sposato la sorella di Giannettino, Peretta. Nutriva rancore verso Andrea Doria poiché non gli voleva pagare la dote della moglie, dote della quale necessitava per pagare il Marchesato di Massa che altrimenti la di lui madre, Ricciarda Malaspina, nota per la sua perfidia e per l’odio per il figlio, non intendeva cedergli. In questa contingenza Giulio Cybo si fece coinvolgere da Scipione Fieschi in un ulteriore tentativo di rovesciare il Doria.

Il suo tentativo ebbe vita ancor più breve, poiché venne denunciato anzitempo a Ferrante I Gonzaga da Paolino di Castiglione. Fu la madre, Ricciarda Malaspina, a consegnarlo agli agenti imperiali. Giulio Cybo fu portato a Milano, giudicato e decapitato nel maggio 1548. Anche alla congiura di Giulio Cybo seguì una serie di persecuzioni degli avversari e tra i giustiziati fu Ottaviano Zino.

Il problema, per Doria, non era solo quello di salvaguardare il suo potere e la sua stessa vita, messi a repentaglio dalle congiure. Era anche quello di respingere i sempre più pressanti inviti a porsi sotto la diretta tutela imperiale che gli provenivano dalla Corte di Carlo V, attraverso l’ambasciatore Gomez Suarez de Figueroa.

Le proposte imperiali prevedevano lo stanziamento di una guarnigione spagnola al Castelletto, fatto che avrebbe significato la fine dell’indipendenza genovese, anche in politica interna. Nei complicati rapporti con l’Imperatore, le continue congiure facevano ovviamente pendere la bilancia a sfavore di Doria, che decise di varare una nuova riforma costituzionale, col proposito di stabilizzare la Repubblica e il suo potere.

Questa riforma è nota con il nome di Garibetto, espressione in lingua Genovese che sta a significare che le modifiche istituzionali erano state apportate con “garbo”. La “garbata” riforma, in realtà, aveva il proposito di ridurre il ruolo politico dei “nuovi nobili”, riuniti nel Portico di San Pietro, ritenuti favorevoli alle congiure, a favore dei “vecchi nobili”, riuniti nel Portico di San Luca. Il Consiglio Maggiore e quello Minore vennero resi elettivi e il diritto di voto era esercitato dalle alte magistrature esecutive, come i Protettori, i Sindacatori, gli Straordinari.

I pirati barbareschi continuavano a costituire un problema e, nel 1550 l’ormai ottantaquattrenne ammiraglio compì una spedizione nella Sirte, azione bellica che venne ripetuta anche l’anno successivo.

La guerra contro la Francia ricominciò. Nel 1552 e nel 1553 Doria condusse spedizioni contro la flotta nemica. I francesi, assieme agli ottomani, accesero la rivolta antigenovese in Corsica, che trovò un capo in Sampiero da Bastelica. Per due anni, fino al 1555 l’ammiraglio fu impegnato a combattere sull’isola, tornando poi definitivamente a Genova. La rivolta, di fatto posta sotto controllo, sarebbe stata definitivamente domata soltanto dopo l’uccisione di Sampiero da Bastelica, nel 1567.

Dopo il ritorno a Genova, Doria decise di assegnare il comando delle navi a Gianandrea Doria, figlio del defunto Giannettino.

Nel 1556, Carlo V abdicò, lasciando al figlio Filippo II (cui aveva già assegnato il Ducato di Milano ed il Regno di Napoli nel 1554 e i Paesi Bassi nel 1555) la Spagna, la Sicilia e le colonie americane e candidando all’Impero il fratello minore Ferdinando, già re di Boemia ed Ungheria. Si ritirò quindi nel convento di San Jeronimo a Yuste, in Estremadura, dove morì due anni dopo.

Nel 1560 venne organizzata una nuova spedizione contro gli ottomani. Doria si occupò unicamente dell’organizzazione, facendo partire Gianandrea. La spedizione si concluse disastrosamente a Gerba cheap soccer uniforms, il 14 maggio, quando la flotta spagnola e genovese, mal guidata da Juan de la Cerda duca di Medinaceli e reduce da una tempesta, venne distrutta da quella ottomana.

Andrea Doria morì il 25 novembre 1560. Fu sepolto nella chiesa di San Matteo a Genova. Non lasciò figli e la sua eredità venne raccolta da Gianandrea, figlio del nipote prediletto Giannettino (ucciso dal Fieschi nel 1547). Gianandrea, quando Andrea Doria stava morendo, era reduce dalla disfatta di Gerba: l’ammiraglio genovese poté spegnersi rasserenato almeno dal fatto che il suo erede era salvo. Leggenda vuole che abbia redatto il suo testamento in dialetto genovese.

Dopo la svolta politica del 1528 Andrea Doria chiamò a Genova vari artisti del pieno Rinascimento per importare con essi le novità stilistiche.

Nel corso del tempo, diverse navi sono state dedicate ad Andrea Doria.

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