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Pont Royal (Paris)

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Géolocalisation sur la carte : 7e arrondissement de Paris
Géolocalisation sur la carte : 1er arrondissement de Paris
Le pont Royal est un pont français situé à Paris et traversant la Seine. C’est le troisième plus ancien pont de la ville

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, après le pont Neuf et le pont Marie. Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 1er mai 1939.

Il relie la rive droite au niveau du pavillon de Flore à la rive gauche entre la rue du Bac et la rue de Beaune. Il a pour voisins, en amont, le pont du Carrousel, et en aval, la passerelle Léopold-Sédar-Senghor.
Ce site est desservi par la station de métro Tuileries.
Un bac pour traverser la Seine est autorisé par lettres patentes par le roi Henri II le 9 septembre 1550.
Après avoir assisté à un accident du bac qui traversait la Seine dans le prolongement de la rue du Bac au cours d’une promenade, Louis XIII décida la construction d’un pont à cet emplacement.
En 1632, l’entrepreneur Pierre Pidou réalise pour le financier Barbier[Lequel ?] un pont en bois à péage sur cet emplacement, qui sera appelé pont Sainte-Anne (en référence à Anne d’Autriche) ou pont Rouge (en raison de sa couleur).
Il remplace l’ancien bac des Tuileries auquel la rue du Bac doit son nom, qui proposait la traversée depuis 1550.
Fragile, ce pont de quinze arches sera réparé une première fois en 1649, entièrement refait deux ans plus tard, incendié en 1654, emporté par les eaux en 1656.
Un banquier florentin

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, Lorenzo Tonti, obtient alors de Mazarin de créer une banque de spéculation de 1 200 000 livres dont le bénéfice devait payer la reconstruction du pont en pierre. Ce projet n’a jamais vu le jour, mais il a laissé dans la langue française le mot de tontine

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Le pont est à nouveau reconstruit en 1660 en bois, consolidé en 1673 et enfin emporté par la débâcle des glaces, dans la nuit du 28 au 29 février 1684. Madame de Sévigné rapporte cette destruction et écrit : le pont Rouge partait pour Saint-Cloud. Le pont y perd huit de ses arches.
Il est remplacé entre le 25 octobre 1685 et le 13 juin 1689 par un pont en pierre entièrement financé par le roi Louis XIV, ce qui lui vaut son nom de pont Royal.
Le surintendant des Bâtiments du Roi Louvois charge Jacques Gabriel, Jules Hardouin-Mansart et François Romain de réaliser cet ouvrage.
Chronologie :
Le coût final à la réception des travaux s’était monté à :
Au XVIIIe siècle, c’est un lieu de prédilection pour toutes sortes de fêtes et réjouissances parisiennes.
Le 11 juillet 1791, le cortège transportant les cendres de Voltaire passe par le pont.
Après la Révolution française, entre 1792 à 1804, le pont est bien sûr renommé pont National, puis pont des Tuileries jusqu’en 1814.
C’est là que Napoléon Bonaparte fit disposer des canons pour défendre le palais des Tuileries, où siégeaient la Convention nationale et le Comité de salut public dirigé par Maximilien de Robespierre.
En 1852, l’épaisseur de la clé de la travée centrale est diminuée pour limiter la raideur des accès.
En 1939, il est classé monument historique au même titre que le pont Neuf et le pont Marie

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En 2005, il fut illuminé à l’occasion de la candidature de Paris pour accueillir les Jeux olympiques d’été de 2012.
En 1739 (plan de Turgot)
En 1814
Thomas Shotter Boys – Le Pont Royal, Paris – vers 1828
En 1850
Le devis dressé en 1685 à partir des plans dressés par Jules Hardouin-Mansart défini les données techniques les plus importantes :
Émiland Gauthey, dans son Traité des Ponts, écrit que pour la construction il a été utilisé pour la première fois en France des techniques qui y ont été apportées par le frère Romain :
Après celle du Pont de la Tournelle, une échelle hydrographique qui indique le niveau des plus grandes crues parisiennes est visible sur la dernière pile de chaque rive

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Le devis du pont Royal a servi de modèle pour celui du pont Jacques-Gabriel de Blois.
Les différentes phases de construction du pont ont été dessinées et gravées par Lieven Cruyl (1634-avant 1720).
La particularité du pont Royal est la sobriété de sa décoration.
Vue depuis la passerelle Léopold-Sédar-Senghor
Le pont, la nuit
Sur le pont Royal en direction du palais du Louvre
– “Pont Royal”, poème de Jean-Louis Vallas, XXe s.
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Bataille de Majadahonda

Plan de la bataille de Majadahonda, le 11 août 1812, deuxième phase.
Guerre d’indépendance espagnole
Batailles
Géolocalisation sur la carte : Communauté de Madrid
Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Majadahonda.
Géolocalisation sur la carte : Espagne
Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Majadahonda.
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La bataille de Majadahonda se déroule le 11 août 1812 à Majadahonda, près de Madrid dans le cadre de la guerre d’indépendance espagnole. Elle oppose la division de cavalerie française du général Anne-François-Charles Trelliard à l’avant-garde de l’armée anglo-portugaise commandée par le brigadier-général D’Urban.
Au matin du 11 août, la cavalerie anglo-portugaise du brigadier-général D’Urban, qui avance en tête de l’armée du duc de Wellington, occupe les villages de Majadahonda et Las Rozas. Les Portugais sont surpris par la division de dragons du général Trelliard qui les assaille et s’enfuient, en abandonnant trois canons. Les Français galopent ensuite jusqu’à Las Rozas et sèment la panique dans le campement britannique, avant de se replier et de faire face à la ligne de bataille ennemie. Un nouveau combat a lieu et reste indécis jusqu’à l’engagement des escadrons de réserve français qui décident de l’issue de la bataille.
La réputation de la cavalerie portugaise ne sort pas grandie de cet affrontement, malgré leur beau comportement à la bataille des Arapiles, le mois précédent. Le général Beresford réclame un châtiment exemplaire, demande qui est toutefois classée sans suite par Wellington.

Après la défaite de l’armée du maréchal Marmont à la bataille des Arapiles, le 22 juillet 1812, les troupes du général Wellington se dirigent sur Madrid. Joseph Bonaparte, roi d’Espagne, hésite sur la conduite à tenir mais décide finalement de se retirer en direction de la Sierra Morena. Son armée, positionnée en avant de la capitale, suit le mouvement et décroche à l’arrivée des Anglo-Portugais. Cependant, la division de cavalerie du général Anne-François-Charles Trelliard reste sur place, et la brigade de dragons du colonel Reiset passe la nuit du 10 au 11 août à Las Rozas. Le 11, ils sont avertis de l’approche de l’avant-garde de Wellington.
Le matin du 11 août, D’Urban arrive à Las Rozas et fait tonner le canon contre la brigade du colonel Reiset, qui recule. Majadahonda est occupé à 10 heures par les cavaliers portugais, tandis que les troupes de la King’s German Legion s’installent un peu en arrière du village, à Las Rozas. Pendant ce temps, les Français se retirent sur Boadilla, où ils sont rejoints par le roi Joseph en personne. Celui-ci informe le général Trelliard qu’il souhaite connaître la force des colonnes adverses en marche, et lui ordonne de repartir en avant afin d’accrocher l’avant-garde de Wellington

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L’avant-garde de Wellington est commandée par le brigadier-général Benjamin D’Urban. Elle est composée des 1er, 11e et 12e régiments de dragons portugais, de deux régiments de dragons lourds et d’un bataillon d’infanterie de la King’s German Legion. Le tout est accompagné d’une batterie d’artillerie à cheval forte de six canons, commandée par le capitaine Macdonald. Le major-général Bock

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, responsable des troupes allemandes, prend temporairement la tête de toute la cavalerie britannique et est remplacé à son poste par le colonel de Jonquières.
En face, la division de dragons français du général Trelliard aligne deux brigades : la première, commandée par le colonel Marie Antoine de Reiset, comprend les 13e et 18e régiments de dragons ; les 19e et 22e dragons forment la seconde, sous le colonel Rozat de Mandres. Cette division est renforcée par les 200 dragons italiens Napoleone du colonel Schiazzetti et par une compagnie des lanciers de Berg.
Général de division Anne-François-Charles Trelliard, commandant en chef — 11 escadrons + 1 compagnie, 1 416 hommes
Brigadier-général Benjamin D’Urban, commandant en chef — 11 escadrons + 1 bataillon + 6 canons, 1 975 hommes
Vers la fin de l’après-midi, la division Trelliard reparaît donc sur la route de Boadilla et se déploie devant Majadahonda. Son retour surprend D’Urban, qui déploie en hâte ses escadrons tandis que quatre canons anglais sous Macdonald se mettent en batterie, protégés par les Portugais et un peloton de dragons lourds commandé par le lieutenant Kuhls. Alors que les cavaliers français se font menaçants, D’Urban fait face et tente de charger avec ses dragons ; mais ces derniers, au lieu d’attaquer, s’enfuient en désordre et abandonnent leurs officiers au milieu des assaillants. Le général D’Urban réussit à s’échapper, mais les lieutenants-colonels Barbacena et Tuxeira sont faits prisonniers. Les dragons Napoleone obliquent sur la batterie, détruisent à moitié le détachement de dragons britanniques et s’emparent de trois bouches à feu. Le capitaine Dyneley, qui commande l’artillerie à ce moment, est fait prisonnier par un officier italien. Exploitant son succès, la division Trelliard poursuit l’ennemi jusqu’à Las Rozas.
Pendant ce temps, à Las Rozas, les soldats de la King’s German Legion ont installé leur bivouac. Le colonel de Jonquières reçoit plusieurs estafettes envoyées par le lieutenant Kuhls, l’informant que la cavalerie française a attaqué Majadahonda. Cependant, de Jonquières n’envisage pas l’éventualité d’un assaut contre ses cavaliers et ne prend aucune précaution. De fait, lorsque les dragons de Trelliard débouchent dans le village, la brigade lourde allemande est complètement surprise : la plupart des soldats sont en chemise, et les chevaux sont dessellés. Les tirs du 1st Light Battalion de la KGL ralentissent quelque peu la progression française, mais les fantassins britanniques sont refoulés à l’intérieur du village, de même que les cavaliers venus les soutenir. La cavalerie française atteint même les bagages ennemis, mais elle est alors stoppée dans son élan par le gros du bataillon léger allemand et évacue les lieux, pour se réorganiser dans la plaine en arrière de Las Rozas. L’orage ainsi passé, la brigade de Jonquières se positionne à l’entrée de la place et profite du ralliement des Portugais de D’Urban.
Poussés à l’action par une bravade du colonel de Jonquières — « Avancez, Messieurs les Français, n’ayez pas peur ! » —, les dragons français de Reiset marchent à l’ennemi, ce qui suffit à faire fuir les Portugais. La brigade Reiset, exténuée par les combats précédents, décroche et laisse à la brigade Rozat et aux dragons italiens de Schiazzetti le soin de mener la charge. L’affrontement commence. Les Français reculent peu à peu face aux dragons lourds de la KGL. Trelliard engage alors sa réserve, deux escadrons, face aux Britanniques qui n’en ont pas. « Nous étions si serrés qu’à peine l’on pouvait faire usage de ses armes » raconte un sous-lieutenant du 22e dragons. Les Anglais sont bousculés et le colonel de Jonquières, leur chef, est capturé. De nouveau, les vaincus se retirent vers Las Rozas, où le bataillon d’infanterie légère de la KGL s’est retranché. Incapable d’enlever seul la position, informé de l’approche des renforts britanniques, Trelliard quitte le champ de bataille sans être inquiété, « prenant le temps de faire brûler les affûts des canons ».
Au terme des combats, les pertes françaises se montent entre 100 et 120 hommes, dont un officier tué et 15 autres blessés. Le 13e régiment de dragons déplore la perte du chef d’escadron Maurouard, tué, et de six autres officiers blessés dont le colonel de Reiset. La brigade Rozat de Mandres a laissé sur le terrain six tués et 28 blessés ; le colonel Schiazzetti admet quant à lui un total de 10 hommes hors de combat pour son régiment de dragons italiens, incluant le lieutenant Araldi blessé.
Les Anglo-Portugais, de leur côté, dénombrent 53 tués, 98 blessés et 45 prisonniers, pour un total de 196 pertes. La brigade portugaise de D’Urban compte à elle seule 108 cavaliers hors de combat, dont 23 prisonniers parmi lesquels le lieutenant-colonel Tuxeira Lobo. La prise de la batterie de la Royal Horse Artillery a coûté à cette dernière trois canons, 12 artilleurs tués ou blessés ainsi que 15 hommes captifs – dont le capitaine Dyneley. La brigade des Heavy Dragoons de la King’s German Legion a enregistré 14 tués, 40 blessés et 7 prisonniers, dont le colonel de Jonquières. Le 1st Light Battalion de la KGL semble n’avoir subi aucune perte, ce qui est contredit par Digby Smith qui fait état de sept blessés.
La bravoure déployée par les deux régiments de dragons lourds est reconnue par le duc de Wellington

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, qui leur accorde l’honneur d’entrer les premiers dans Madrid le lendemain. Le comportement des régiments portugais, ceux-là même qui se sont illustrés quelque temps plus tôt à la bataille des Arapiles, est en revanche sévèrement critiqué. Le général D’Urban, leur commandant, écrit à ce propos le lendemain du combat :
« À Salamanque, ils m’ont suivi dans les lignes ennemies comme l’ont fait les dragons britanniques; hier, ils ont si peu accompli leur devoir que, au cours de la première charge, ils sont allés juste assez loin pour m’abandonner au milieu des rangs de l’ennemi. Lors de la seconde (après les avoir rallié), malgré mes efforts les plus téméraires, je n’ai pas pu les amener à moins de 20 mètres de l’ennemi – ils m’ont laissé seul, et ont disparu avant les casques français comme les feuilles avant le vent d’automne. »
Le général Beresford, le commandant en chef de l’armée portugaise, souhaite en conséquence administrer une punition magistrale à sa cavalerie pour sa contre-performance à Majadahonda, mais Wellington l’en empêche

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, « car, même mauvaise, il avait besoin de la cavalerie portugaise ». Le général en chef britannique n’en est pas moins mécontent de ce revers, y perdant les trois seuls canons de toute sa carrière, ce qui l’incite à dire à propos du combat : « A Devil of An Affair! »,[trad 1].
 : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.