Tag Archives: Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

Liberté du commerce et de l’industrie

Les termes liberté du commerce et de l’industrie, consacrés en France par la Révolution, désignent couramment les conditions d’exercice des activités économiques dans les États se réclamant du libéralisme.

Ils évoquent un régime de droit des affaires caractérisé par la liberté d’accès au marché et la concurrence entre ses acteurs, qui n’exclut pas pour autant l’intervention régulatrice des autorités publiques.

Alors que le vocabulaire classique du droit français s’était longtemps exclusivement référé à la notion consacrée de «liberté du commerce et de l’industrie», le Conseil constitutionnel y a ajouté en 1982 l’expression «liberté d’entreprendre». De même, pour évoquer les mêmes notions, la plupart des autres États à économie libérale s’en tiennent à des formules plus générales, telles celle de l’article 27 de la constitution suisse, qui sans mentionner expressément commerce et industrie, garantit la liberté de leurs modalités d’exercice (alinéa 2) sous l’appellation globale de «liberté économique» (alinéa 1er).

Les juristes français tentent parfois de justifier l’emploi de ces terminologies distinctes en leur attribuant un sens différent et s’efforcent notamment de préciser les nuances subtiles qui existeraient entre liberté du commerce et de l’industrie et liberté d’entreprendre.

Pour certains, la liberté d’entreprendre ne serait qu’un élément particulier de l’ensemble plus vaste constitué par la liberté du commerce et de l’industrie, qui comprendrait en outre la liberté de la concurrence.

Pour d’autres, au contraire, ce serait la liberté d’entreprendre qui engloberait un ensemble de libertés plus spécialisées, dont la liberté du commerce et de l’industrie et la liberté professionnelle.

D’autres encore, tels R. Moulin et P. Brunet, estiment qu’au-delà de l’habileté dialectique des arguments invoqués de part et d’autre, «le débat apparaît en réalité largement académique et fortement influencé par des considérations idéologiques», les deux libertés ayant le même contenu, et leur appellation en France variant seulement selon qu’elles sont invoquées devant les juges de droit commun ou le Conseil constitutionnel.

En fonction de leur histoire et de leur système juridique, les États reconnaissant la liberté du commerce et de l’industrie ou son équivalent autrement dénommé peuvent le faire formellement, ou d’une manière plus succincte, voire purement implicite.

À la fin de l’Ancien régime, les critiques s’étaient multipliées contre l’encadrement strict des professions par les corporations, maîtrises, jurandes et autres corps intermédiaires, accusés d’entraver les activités économiques, alors qu’un régime de liberté aurait permis leur développement. Ainsi, Turgot devenu contrôleur général des finances en 1774, rédigeant le préambule d’un arrêt du Conseil d’État du 13 septembre 1774 sur le commerce des grains, y affirmait que «plus le commerce est libre, animé, étendu, plus le peuple est promptement et abondamment pourvu». En 1775 il prenait l’initiative de faire publier la brochure posthume d’un ancien président à mortier au Parlement de Rouen, Bigot de Sainte-Croix, intitulée «Essai sur l’abus des privilèges exclusifs et sur la liberté du commerce et de l’industrie», et en février 1776 obtenait même du roi un édit «portant suppression des jurandes et communautés de commerce, arts et métiers», enregistré par un lit de justice le 12 mars. Il ne pouvait cependant le faire appliquer, puisque tombé en disgrâce, il devait quitter ses fonctions peu après.

La Révolution reprendra les mêmes thèmes, Condorcet, dans un article du Journal de la société de 1789 vantant «la liberté du commerce et de l’industrie», présentée comme une source idéale d’égalité adaptée aux «vœux de la nature» et aux «besoins des hommes».

La proclamation officielle de la liberté du commerce et de l’industrie concrétisera ces aspirations.Elle aura d’abord lieu par deux textes importants, avant d’être par la suite consacrée sous forme de principe non écrit.

Ils ont été adoptés en 1791 à quelques mois d’intervalle.

Ce sont ces deux textes qui, durant quelques dizaines d’années, constitueront les normes écrites de référence des tribunaux. Ainsi, dans nombre de ses arrêts, la Cour de Cassation invoque-t-elle les «dispositions des lois de 1791 sur la liberté du commerce et de l’industrie». De même, au temps du système dit du ministre juge, sera confirmée par le Conseil d’État la condamnation comme «privilège exclusif et contraire aux lois sur la liberté du commerce» de la décision de la ville de Montauban se réservant la vente de morue et autres poissons dessalés sous sa halle et la concédant à un particulier.

Après l’abrogation de la loi Le Chapelier par la loi du 21 mars 1884 relative à la création des syndicats professionnels, seule la loi des 2-17 mars 1791 pourra être visée par les juridictions administratives et judiciaires. Ainsi, le Conseil d’État, dans un arrêt du 22 juin 1951 (Daudignac), après avoir cité ce texte dans ses visas, a déclaré contraire à «la liberté de l’industrie et du commerce garantie par la loi» la soumission à autorisation préalable par un maire de l’activité de photographe-filmeur.

Pour motiver leurs décisions, les juges estimeront assez vite opportun d’adjoindre à la mention expresse du texte une allusion à un «principe de la liberté du commerce et de l’industrie». Ainsi, pour la Cour de Cassation, la décision d’un maire soumettant à autorisation l’activité d’entretien des tombes dans les cimetières est «dans sa généralité contraire au principe de la liberté du commerce et de l’industrie proclamée par l’article 7 de la loi du 2 mars 1791». De même, le Conseil d’État censurera un arrêté municipal établissant un monopole au profit de l’abattoir d’une commune pour violation du «principe de la liberté du commerce et de l’industrie inscrit dans la loi des 2,17 mars 1791».

Souvent même, les jugements éluderont le texte pour faire seulement référence au principe, formulation dont le choix semble vouloir suggérer l’existence d’une règle de droit naturel transcendant les contingences et la hiérarchie des normes du droit écrit. Ainsi, en 1849, le Tribunal correctionnel de Rochefort évoque le «…grand et salutaire principe de la liberté du commerce et de l’industrie…», qui «…n’est autre que le droit de vivre par le travail, et constitue le plus moral et le plus sacré de tous les droits. how to make meat tender quickly..».

Bien que s’en tenant à des formules plus concises, les juridictions suprêmes adopteront souvent une démarche analogue en invoquant dans leur motivation parfois le «grand principe de la liberté du commerce et de l’industrie», ou le plus souvent le simple «principe de la liberté du commerce et de l’industrie», que le Conseil d’État finira par faire figurer au rang des principes généraux du droit, normes non écrites spécifiques du droit français s’imposant à l’administration, même lorsqu’elle dispose d’un pouvoir réglementaire autonome.

Ainsi, en Suisse, dans son article 27 consacré à la «Liberté économique», la constitution du 18 avril 1999 après avoir affirmé que «La liberté économique est garantie», précise: «elle comprend notamment le libre choix de la profession, le libre accès à une activité économique lucrative privée et son libre exercice.». D’autres textes fondateurs reprennent les mêmes principes, mais en des termes d’une plus grande concision. Par exemple, en Italie la Constitution de 1948 se borne à indiquer dans son article 41 que «L’initiative économique privée est libre.». De même, en Espagne, l’article 38 de la constitution de 1978 déclare que «La liberté d’entreprise dans le cadre de l’économie de marché est reconnue.», et en Inde les articles 19-(1)(g) et 301 de la Constitution posent le principe de la liberté d’exercer commerce et affaires sur tout le territoire.

C’est par exemple le cas en Allemagne, où elle découle des droits au libre épanouissement de la personnalité, de choisir librement sa profession, et de propriété, garantis respectivement par les articles 2, 12 et 14 de la Loi fondamentale.

Les États-Unis offrent eux aussi une bonne illustration de ce type de démarche par déduction à partir d’autres droits. Déjà, avant même la Déclaration d’indépendance des treize anciennes colonies anglaises d’Amérique, celle de Virginie s’était dotée en 1776 d’une Déclaration des droits dont l’article premier proclamait, parmi les droits naturels de l’homme, la liberté, «avec les moyens d’acquérir et de conserver une propriété et de rechercher et obtenir le bonheur et la sécurité». Par la suite, les rédacteurs des autres grands textes fondateurs des libertés aux États-Unis ne jugeront pas nécessaire d’affirmer solennellement l’existence de la liberté d’exercer une activité économique, celle-ci leur semblant découler logiquement d’autres droits inaliénables à caractère général énoncés dans la Déclaration d’Indépendance (droits à la liberté et à la recherche du bonheur), ou dans les amendements adoptés après la Constitution de 1787, notamment le Quatrième et plus spécialement le Quatorzième. La clause générale dite de procédure légale régulière (due process of law) formulée dans ce dernier a en effet été interprétée extensivement par la Cour suprême comme fondant une multitude de libertés particulières invocables notamment dans le domaine économique. Ainsi, dans un arrêt du 17 avril 1905, Lochner contre État de New-York, en a-t-elle fait découler la liberté contractuelle, s’opposant dans l’affaire en cause à ce qu’une loi encadre les horaires de travail imposés par les boulangeries à leurs salariés .

Garantie par des normes juridiques de valeur supérieure dans les États se réclamant du libéralisme économique, la liberté du commerce et de l’industrie est rangée au nombre des libertés publiques.

Ce statut protecteur implique que les traits essentiels de son encadrement soient déterminés par le législateur et non par l’administration, et que les activités économiques soient largement ouvertes et s’exercent sous un régime de liberté de principe. Il n’empêche cependant pas qu’elle soit soumise le cas échéant à certaines restrictions, dès lors qu’elles ne sont pas «arbitraires ou abusives», selon la formule du Conseil constitutionnel français.

Elle régit à la fois l’accès aux activités économiques et leurs conditions d’exercice.

Il est ouvert à tous, ce qui en premier lieu exclut qu’elles soient soumises à monopole et en second lieu les autorise indistinctement aux opérateurs publics et privés.

* Exclusion des monopoles

Le monopole implique l’exclusivité, et donc l’absence de concurrent pour son bénéficiaire. S’il est généralement admis pour des activités liées à l’exercice de la souveraineté, telles la justice ou l’emploi de la force armée, il est considéré comme incompatible avec le modèle idéal de l’économie de marché, dans lequel l’accès aux activités économiques doit être ouvert à tous. Ainsi, déjà en 1881, la Cour de Cassation déclarait contraire à la liberté du commerce et de l’industrie une réglementation municipale donnant un monopole à une entreprise, le Conseil d’État jugeant en 1956 que seule une loi pouvait en poser éventuellement le principe.

Toutefois, des considérations idéologiques ou la pression des circonstances ont naguère conduit nombre d’États, malgré leur inspiration globalement libérale, à ériger en monopoles de droit certaines activités industrielles ou commerciales, le plus souvent en les confiant à des entreprises publiques, ou parfois aussi en les déléguant à des entreprises privées. Systembolaget en Suède cheap soccer uniforms, Telefónica en Espagne, l’ENI en Italie, la Deutsche Bundesbahn et les entreprises communales de distribution d’eau en Allemagne ont longtemps offert des exemples significatifs de l’usage de cette technique, également couramment employée en France où jusque dans les années 1970-1980, était réservée à l’État ou à ses collectivités territoriales l’exclusivité d’activités aussi diverses que le transport ferroviaire, l’achat et la revente de l’alcool, la production et la vente du tabac, l’importation des combustibles minéraux solides et liquides, les pompes funèbres, la radiodiffusion, etc.

Aujourd’hui, dans les vingt-huit États membres de l’Union européenne, ces pratiques ont dû être abandonnées, ou au moins totalement réaménagées, pour satisfaire aux exigences des articles 31, 49 meat tendorizer, 81 et 86 du Traité de Romerégissant respectivement les monopoles commerciaux, la libre prestation des services, les pratiques anticoncurrentielles, et les droits exclusifs accordés à certaines entreprises. Même pour des activités s’exerçant par l’intermédiaire de réseaux il est apparu possible d’envisager une libéralisation en scindant l’exploitation des infrastructures et le service assuré à la clientèle, si bien que peuvent utiliser les réseaux moyennant le paiement des redevances adéquates, non seulement leurs exploitants initiaux, mais aussi des services concurrents. Ainsi, des activités traditionnellement considérées comme services publics sous monopole telles les télécommunications sont-elles désormais assurées non seulement par leur opérateur historique, mais aussi par une multitude d’entreprises concurrentes.

* Ouverture indistincte aux opérateurs publics et privés

En France, le Conseil d’État avait jadis tenté d’imposer une interprétation restrictive de la liberté du commerce et de l’industrie en réservant les activités économiques aux particuliers et en les interdisant aux personnes publiques sauf «circonstances exceptionnelles», ou au moins «circonstances particulières de temps ou de lieu», puisque selon sa formule, «les entreprises ayant un caractère commercial restent, en règle générale, réservées à l’initiative privée».

Ces restrictions n’ont cependant pu empêcher le développement des entreprises publiques, et le juge administratif a dû y renoncer. Il admet en effet aujourd’hui que les personnes publiques peuvent elles aussi assurer des activités économiques en intervenant sur le marché lorsque l’intérêt public le justifie.

Cette solution est conforme à celles adoptée dans les autres États à économie libérale. Ainsi, en Espagne, selon l’article 128-2 de la Constitution: «On reconnaît l’initiative publique dans l’activité économique», alors qu’en Italie, l’article 41 de la Constitution place sur le même plan «l’activité économique publique et privée», son article 42 indiquant que «la propriété est publique ou privée» et que «les biens économiques appartiennent à l’État, à des entreprises ou à des particuliers».

En stipulant dans son article 295 qu’il «ne préjuge en rien du régime de la propriété dans les États membres», le Traité de Rome consacre lui aussi la possible coexistence entre secteurs économiques public et privé dans l’Union européenne. La question essentielle n’est donc plus celle de la légalité de la création d’une activité économique publique mais celle de ses modalités d’exercice. Si elle a lieu sur un marché considéré comme concurrentiel, elle est en effet tenue de respecter des règles assurant une concurrence loyale.

La liberté du commerce et de l’industrie et ses équivalents confèrent à leurs bénéficiaires une large autonomie de gestion de leurs entreprises, y compris dans leurs relations avec le personnel et la clientèle.

Déjà, en 1841, la Cour de Cassation, statuant sur une tentative administrative d’imposer des arrêts obligatoires aux exploitants des bateaux à vapeur naviguant sur le Rhône, l’avait jugée illégale au motif que la loi des 2 et 17 mars 1791 «a pour premier effet la libre appréciation par les entrepreneurs de transports de la longueur de leurs parcours et des stations qui conviennent à leurs intérêts». De même, elle considérait que la liberté contractuelle et «tous les principes de la législation sur la liberté du commerce et de l’industrie» interdisaient au juge de remettre en cause la rémunération excessivement basse d’un travail. Sur le même fondement, aux États-Unis en 1905, la Cour suprême, dans un arrêt Lochner contre État de New-York, s’opposait à ce qu’une loi encadre les horaires de travail imposés par les boulangeries à leurs salariés.

Aujourd’hui, le Conseil Constitutionnel, qui consacre lui aussi la liberté contractuelle comme «principe» découlant, avec la liberté d’entreprendre, de la liberté proclamée à l’article 4 de la Déclaration de 1789 , précise les droits du chef d’entreprise au fil de son contrôle de constitutionnalité. Il a notamment jugé qu’ils comprennent non seulement la liberté d’ouvrir et d’exploiter une entreprise , mais aussi le droit de choisir librement ses collaborateurs , de diffuser une marque de fabrique en la faisant connaître par la publicité, et d’anticiper les difficultés économiques en réduisant les effectifs ou en fermant un établissement.

Si en système économique libéral la liberté du commerce et de l’industrie est d’abord un moyen d’accomplissement et de réussite individuelle, elle est aussi considérée comme devant s’exercer dans l’intérêt de la collectivité et non à son détriment. C’est pourquoi, tant en France que dans les autres États se réclamant du système économique libéral, elle est soumise à diverses contraintes et restrictions.

Celles-ci sont parfois expressément prévues par les textes constitutionnels qui la consacrent. Ainsi, en Suisse, les articles 100 à 103 de la constitution énoncent de nombreux cas dans lesquels la confédération «peut, au besoin, déroger au principe de la liberté économique». En Italie, après avoir affirmé la liberté de l’initiative économique privée, l’article 41 de la constitution poursuit: «Elle ne peut s’exercer en s’opposant à l’utilité sociale ou de manière à porter atteinte à la sécurité, à la liberté, à la dignité humaine». En Espagne, l’article 128 de la constitution proclame que «toutes les ressources du pays, dans les diverses formes et quels qu’en soient les détenteurs, sont soumises à l’intérêt général» et évoque des possibilités de restriction telles le monopole ou le contrôle d’entreprises. En Inde aussi, les articles 302 à 307 de la constitution prévoient de possibles limites à la liberté du commerce, des affaires et de la communication énoncée à l’article 301. Tous ces textes attribuent à la loi la compétence de principe. Ainsi, selon le dernier alinéa de l’article 41 de la constitution italienne, «la loi détermine les programmes et les contrôles opportuns pour que l’activité économique publique et privée puisse être orientée et coordonnée vers des fins sociales».

Malgré l’absence de texte constitutionnel précis, les mêmes principes s’appliquent en France, où c’est la jurisprudence qui encadre les restrictions et définit les autorités compétentes pour les poser. Ainsi, déjà en 1866, la Cour de Cassation considérait que le «principe de la liberté du commerce et de l’industrie consacré par la loi du 2 mars 1791» n’empêchait pas le préfet de police de Paris de limiter le nombre des parturientes admises dans les maisons d’accouchement des sages-femmes afin de préserver la santé publique. Le Conseil d’État, en 1932, avait admis qu’un maire pouvait «aménager dans la commune au mieux de l’intérêt public» la circulation et l’arrêt des véhicules de transports en commun dans sa commune.

Le Conseil constitutionnel, dans un considérant synthétique de sa décision précitée du 16 janvier 1982 sur les nationalisations, constatait que «postérieurement à 1789 et jusqu’à nos jours», les droits et libertés avaient subi une évolution caractérisée à la fois par une extension de leur champ d’application et par l’intervention de la puissance publique pour poser des «limitations exigées par l’intérêt général» et en concluait que la liberté d’entreprendre pouvait faire l’objet de restrictions par la loi, à condition qu’elles ne soient pas «arbitraires ou abusives». Il a par la suite confirmé cette démarche dans un grand nombre de ses décisions.

La compétence de principe du législateur ne s’applique cependant que pour les restrictions les plus contraignantes, les autres relevant du pouvoir réglementaire, puisqu’en 1960, le Conseil d’État a interprété restrictivement les garanties fondamentales de la liberté du commerce et de l’industrie relevant du domaine de la loi en application de l’article 34 de la constitution, en jugeant que si des lois ont déjà limité son exercice dans un secteur, celui-ci est désormais exclu de la compétence législative. Cette jurisprudence dite de «l’état de la législation antérieure», a été confirmée par le Conseil constitutionnel dans une décision du 18 décembre 1964.

En toute hypothèse, le Conseil d’État a jugé que la liberté d’entreprendre ne peut être invoquée comme fondamentale que si elle s’exerce dans le respect de la législation et de la réglementation en vigueur, notamment lorsqu’est en cause la santé publique. Ainsi, une société se plaignant d’une atteinte portée à sa liberté de poursuivre l’exploitation de son établissement alors qu’elle ne se conforme pas à des «prescriptions légalement imposées, notamment dans l’intérêt de la santé publique, ne justifie pas d’une atteinte grave à une liberté fondamentale».

Faute de pouvoir établir un recensement complet des nombreuses restrictions affectant la liberté du commerce et de l’industrie ou ses équivalents, on peut succinctement en évoquer deux grandes catégories

La liberté ne peut être invoquée que lorsqu’elle «s’exerce sur des choses licites». La réglementation des activités économiques peut donc purement et simplement consister à interdire certaines d’entre elles si elles sont considérées comme nuisibles, voire simplement inopportunes. Ainsi, certain États ont connu ou connaissent encore un régime de prohibition à l’égard de l’alcool.

En France ont, entre autres, été interdites jadis la fabrication et la vente de l’absinthe ainsi que des produits laitiers non exclusivement composés de lait , et, plus récemment, les officines de gestion de dettes, la conception, la fabrication et le commerce des armes chimiques, ou certaines activités susceptibles de nuire à la préservation du patrimoine naturel, telle la taxidermie des espèces protégées.

La liberté est généralement considérée comme ayant pour limite le respect des droits d’autrui. Selon la fameuse formule de l’article 4 de la Déclaration de 1789 : «La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi». Aussi le droit s’emploie-t-il à encadrer certaines pratiques se réclamant de la liberté, mais considérées comme en remettant en cause le principe même.

Il en va ainsi lorsque les conditions dans lesquelles fonctionnent les activités économiques consacrent des rapports de forces jugés excessivement déséquilibrés, même se prévalant de la liberté contractuelle. En effet, si celle-ci est souvent invoquée en droit des affaires comme corollaire indissociable de la liberté du commerce et de l’industrie, il est admis qu’elle aussi peut comporter des dérogations «à des fins d’intérêt général» .

C’est le cas, notamment, dans les relations des entreprises avec leur personnel. Ainsi, revenant sur sa jurisprudence initiale, la Cour suprême des États-Unis, statuant sur les contrats d’embauche limitant la responsabilité des compagnies de chemin de fer vis à vis de leur personnel en cas d’accident du travail, a affirmé dans un arrêt du 20 février 1911, Chicago, Burlington & Quincy R. Co

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

. v. McGuire, que «la liberté contractuelle est une liberté encadrée, pas un droit absolu… (qu’elle)…implique l’absence de restrictions arbitraires, mais ne confère pas une immunité contre des réglementations ou interdictions raisonnables imposées dans l’intérêt de la collectivité», solution constamment reprise par la suite, par exemple à propos de l’obligation de verser un salaire minimum.

Les mêmes principes restrictifs s’appliquent dans les relations avec la clientèle, qui peut bénéficier d’une protection lorsqu’elle apparaît en situation de faiblesse. Ainsi, en Inde, la Cour suprême a jugé que si les activités de crédit classiques relèvent de la liberté du commerce, ce n’est pas le cas du prêt aux agriculteurs indigents, qui peut être interdit par une loi compte tenu des abus auxquels il donne lieu.

De même, lorsque les professionnels adoptent des comportements considérés comme anormaux parce qu’ils faussent le jeu normal de la concurrence, condition jugée idéale de fonctionnement du marché, ils ne peuvent se prévaloir de leur liberté.

Déjà, en 1849, la Cour de cassation avait exclu l’application de la loi du 17 mars 1791 sur la liberté du commerce et de l’industrie en cas d’entente entre producteurs pour fixer des prix différents de ceux qu’aurait produit le jeu de la «libre et naturelle concurrence du commerce», qualifiant cette pratique de coalition répréhensible. Aujourd’hui, existent dans tous les États se réclamant de l’économie de marché des réglementations établissant un contrôle des concentrations et réprimant les infractions de favoritisme, d’abus de position dominante et d’entente.

Bahnhof Schlauroth Gbf

BW

Der Bahnhof Schlauroth Gbf war bis 1994 der zentrale Rangierbahnhof im Eisenbahnknoten Görlitz. Benannt war er nach dem Ortsteil Schlauroth der Stadt Görlitz.

Der Bahnhof befand sich nördlich der Bahnstrecke Dresden–Görlitz und westlich der Bahnstrecke Berlin–Görlitz auf der Girbigsdorfer Flur. Der Rangierbahnhof bekam jedoch in Anlehnung an den nahe gelegenen, seit 1891 existierenden Haltepunkt Schlauroth seinen späteren Namen Rangierbahnhof Schlauroth bzw. Verschiebebahnhof Schlauroth. Auf dem Areal befand sich ebenfalls das Bahnbetriebswerk Schlauroth und die spätere Versuchsanlage Schlauroth.

Der Verschiebebahnhof war über die Güterbahn an den Bahnhof Görlitz angebunden. Die Güterbahn verlief zu großen Teilen auf der alten Bahnstrecke Görlitz–Dresden. Östlich des Güterbahnhofs mündete auf die Güterbahn eine Verbindungsstrecke vom Abzweig Svt ein, die die Güterbahn mit der Strecke Berlin–Görlitz verband. Die Güterbahn schloss ebenso das Bahnbetriebswerk Schlauroth und später auch das Erprobungszentrum für die automatische Mittelpufferkupplung an das Eisenbahnnetz an. Die Güterbahn mündete westlich am Stellwerk Swt (später B 6) auf die Bahnstrecke Görlitz–Dresden ein. Nach dem Zweiten Weltkrieg wurde auch entlang der Güterbahn das zweite Streckengleis demontiert. Nach der Schließung des Verschiebebahnhofs in Schlauroth wurde der Großteil der Gleisanlagen abgebaut. Lediglich die Verbindung vom ehemaligen Erprobungszentrum zum Bahnhof ist noch aktiv.

Mit dem stark zunehmenden Personen- und Güterverkehr um die Jahrhundertwende wuchsen in Görlitz die Bedürfnisse nach einer Vergrößerung der Bahnanlagen rund um den Görlitzer Bahnhof. Da allerdings das Umfeld bereits allseitig von Wohnhäusern umringt war, bot sich keine Möglichkeit zur Erweiterung der Anlagen vor Ort. Man musste also nach anderweitigen Lösungen suchen. Der erste Vorschlag war die Errichtung eines Güterbahnhofes am Vorstadtbahnhof Leschwitz (heute Haltepunkt Görlitz–Weinhübel), da er nahe an den sich entwickelnden Industriestandorten in der Görlitzer Südstadt und in Leschwitz (heute:Weinhübel) lag. Auf Grund der schwierigen Geländeverhältnisse am Weinberg und den umfangreich notwendigen Planierarbeiten und Erdaufschüttungen im Bereich des Bahnhofes wurde der Entwurf schon bald wieder beiseitegelegt. Nun fiel den Planern das Areal westlich des Stadtgebietes ins Auge, es bot eine große, ebene Fläche, die man für einen modernen Verschiebebahnhof benötigte.

Der Entwurf für den Bahnhof aus dem Jahr 1903 wurde, wie üblich, zur Einsichtnahme ausgelegt und ohne gravierende Änderungen in den Folgejahren umgesetzt. Der Plan sah auch die Unterbrechung zahlreicher Wege zwischen Schlauroth, Rauschwalde und Girbigsdorf sowie die Verlegung der Straße nach Bautzen (heute: Görlitzer Straße) vor. Die Straße überquerte früher die Bahnlinie nach Dresden in Höhe des Gasthofes Zur Eisenbahn (Einmündung der Dorfstraße auf die Görlitzer Straße) und wurde nun in einem weiten westlichen Bogen verlegt und unterquerte ab da die Bahnstrecke in Höhe des Abzweiges zum Rangierbahnhof von der Dresdner Strecke. 1906 begannen die Planierarbeiten für die Rangiergleise, die Verlegung der Strecke Dresden–Görlitz und der Bau einer Brücke an der Rauschwalder Straße. Der Aufwand für die Gesamtanlage betrug rund 4,5 Millionen Mark.

Am 22. Oktober 1909 fand die polizeiliche Abnahme des Projektes statt. Die Gesandten der Landesregierung aus Liegnitz, Regierungsrat Grosse und Baurat Mylius, sowie der Bahn, der königliche Eisenbahnbau- und Betriebsinspektor Büttner aus Görlitz und Bauinspektor Lippmann aus Breslau, wohnten der Abnahme bei. Der städtische Magistrat wurde durch die Stadträte Wallis und Herzog sowie den Stadtbaurat Dr.-Ing. Küster vertreten. Weiterhin beteiligten sich auch zahlreiche Privatleute, die zum Teil ihre Einsprüche, wie z. B. zu starke Steigungen von Straßen oder die befürchtete Unpassierbarkeit der Schlaurother Eisenbahnunterführung infolge von Dauerregen anmeldeten. Da keine gravierenden Mängel gefunden wurden, konnte der Bahnhof wie geplant am 1. November 1909 eröffnet werden. Im Görlitzer Anzeiger wurde am 20. Oktober bereits folgende Annonce geschaltet: „Am 1.11.1909 wird die Haltestelle Schlauroth für den Güterverkehr eröffnet. Sie erhält die Befugnis zur Abfertigung von Fracht-, Stückgut und Wagenladungen. […] Schlauroth wird der Betriebsinspektion 1, der Verkehrsinspektion und der Maschineninspektion in Görlitz sowie der Werkstätteninspektion Lauban unterstellt.“

Drei Gleisanschlüsse führten zum Rangierbahnhof. Aus Westen auf Höhe der Straßenunterführung in Schlauroth zur Bundesstraße 6 befanden sich Ein- und Ausfahrt von bzw. zur Bahnstrecke nach Dresden. Von der Berlin-Görlitzer-Eisenbahn zweigte im Norden eine eingleisige Trasse ab, die unter zwei Straßenüberführungen und durch einen Einschnitt hindurch in den Rangierbahnhof führte. Der dritte Gleisanschluss führte zweigleisig vom Görlitzer Bahnhof über die ehemalige Trasse der Sächsisch-Schlesischen-Eisenbahn und überquerte die Berliner Strecke auf einer Kastenträgerbrücke. Ende 1909 waren bereits ungefähr 30 Kilometer Gleis (mit Ein- und Ausfahrten) verlegt. Die maximale Ausdehnung der Gleisanlagen mit 32 Kilometern wurde in den 1930er Jahren erreicht. Stellenweise lagen bis zu 32 Gleise nebeneinander. Den Verkehrsströmen entsprechend war der Bahnhof in verschiedene Rangierbezirke, Gruppen genannt gegliedert.

Die Gruppe A umschloss die Gleise auf der Nordseite am Stadtgrabenweg, die Einfahrgleise aus Richtung Berlin, Görlitz, Kohlfurt, Lauban, Seidenberg sowie Zittau, das Ausfahrgleis nach Berlin, das Durchfahrgleis für Ferngüterzüge und das Abdrückgleis für den Ablaufberg A. Gruppe B beinhaltete elf Gleise im zentralen Bereich des Verschiebebahnhofs, die Rangiergleise für Ortsfrachten nach Görlitz, Übergangsfrachten und das Umladegleis mit handbedientem Überladebockkran. Der Gruppe C waren fünf Gleise im nördlichen Teil der zentralen Hälfte und die Richtungs- und Ausfahrgleise nach Dresden und Berlin zugeordnet. Zur Gruppe D zählten neun Gleise auf der nordwestlichen Seite des Bahnhofes, dies waren die Stationsgleise für Nahgüterzüge in Richtung Berlin und Dresden. Der Gruppe E waren drei Gleise auf der südlichen Seite in Höhe des Haltepunktes Schlauroth zugeordnet

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

, darunter die Einfahrgleise aus Dresden und das Ausziehgleis vom Ablaufberg E. Die zwölf Richtungs- und Ausfahrgleise nach Görlitz, Kohlfurt, Lauban, Seidenberg und Zittau im zentralen östlichen Teil waren der Gruppe F zugeteilt. Gruppe G umschloss wiederum den letzten Teil des Bahnhofes an der Dresdner Strecke in Rauschwalde mit acht Stumpfgleisen für Stationsrangierungen und das Ausziehgleis für Ablaufberg F.

Erwähnt sei hier noch die separate Güterladestelle Schlauroth mit Ladegleis, Lagerplätzen, Ladestraße, Gleiswaage und um 1911 errichteter Rampe im nordwestlichen Teil an die D-Gruppe angrenzend.

1946 wurden zahlreiche Gleise für Reparationsleistungen in die Sowjetunion demontiert. Darunter befanden sich u. a. das südseitige Gleis der Güterzugstrecke nach Görlitz, die gesamte Gruppe G sowie Teile der Gruppen A, C und F (insgesamt 11 km). 1948 folgten noch zwei weitere Gleise für den Aufbau der SDAG Wismut im Erzgebirge.

Der Verschiebebahnhof bildete bis 1920, wie auch das Betriebswerk Schlauroth eine Nahtstelle zwischen den Preußischen Staatseisenbahnen und der Königlich Sächsischen Staatseisenbahn. Somit entstanden auch für jede Bahnverwaltung getrennte Büroräume für die Beamten und andere Bauten. Im Stationsgebäude gegenüber der Helmut-von-Gerlach-Straße saß der Oberbahnhofsvorsteher mit seiner Verwaltung. Die das Hauptgebäude flankierenden dreigeschossigen Häuser dienten als Wohnhäuser mit Übernachtungszimmern für auswärtige Zugbegleiter, wobei das östliche Haus der preußischen und das westliche der sächsischen Staatsbahn gehörte. In ihnen wurden nach 1945 zunächst auch zahlreiche schlesische Flüchtlinge untergebracht. Später in den 1950er Jahren entstanden daraus Wohnungen für Eisenbahnerfamilien.

Die fünf Wärter- und zwei Rangierstellwerke sorgten für einen sicheren und flüssigen Betrieb. Alle Stellwerke waren zweigeschossig, wobei sich im oberen Stockwerk die mechanischen Hebelwerke für Weichen und Signale, die 1909 von Müller & May in Rauschwalde hergestellt wurden, befanden. Im Erdgeschoss hingegen lag der Spannwerkraum mit Spanngewichten und Umlenkrollen für die Drahtseilzüge zu den Signalen und Weichen. Jedes Gebäude, darunter Stellwerke sowie die flachen Häuser für Zugabfertiger und Rangierer, besaß sein eigenes separates kleines Klohäuschen. Die erste Bezeichnung der Stellwerke entsprach der üblichen Abkürzung für den Ortsnamen und die Himmelsrichtung bzw. den Standort, so stand z. B. Snt für Schlauroth Nordturm. Es war das damals größte, zentrale Stellwerk und wurde 1960 wie alle anderen funktionsbezogen umbenannt in W 2 (Wärterstellwerk und Sitz des Bahnhofsdispatchers). Aus Swt wurde B 6 (Behelfsstellwerk) und aus Sot B 1. Hier hatte der Bahnhofsfahrdienstleiter seinen Sitz. Das Wärterstellwerk W 5 hieß früher Snwt (Schlauroth Nord-Westturm). Im ehemaligen Mittelturm Smt hatte das wagentechnische Personal seine Dienst- und Sozialräume eingerichtet. Auch das stillgelegte Stellwerk Sst erhielt einen neuen Aufgabenbereich. 1987 wurde ein neues, massives Stockwerk aufgesetzt, in dem sich die Konstruktions- und Technologieabteilung des RAW Görlitz einquartierte. Das einzige Stellwerk, das seinen Namen behielt, war das Stellwerk Svt (Schlauroth Vorturm) an der Berliner Strecke.

Das größte Bauwerk war neben dem markanten Wasserturm der Lokschuppen, der ebenfalls in sächsischen und preußischen Teil getrennt war. Für den Schlaurother Wasserturm, zu dem sich erst 1913 der Görlitzer gesellte, wurde eigens ein Wasserwerk in Girbigsdorf mit zwei Tiefbrunnen errichtet.

Der Verschiebebahnhof war von Anfang an eine Güterverkehrsdrehscheibe zwischen Böhmen, Preußen, Sachsen und Schlesien. Da der Schienengüterverkehr von je her stark von der wirtschaftlichen Entwicklung abhängt, war der Bahnhof auch stets ein gutes Indiz für die momentane wirtschaftliche Leistung. So wirkten sich auch die wirtschaftlichen Krisenzeiten der Weimarer Republik Anfang der 1920er und 1930er Jahre in einem massiven Personalabbau 1923 und 1931/32 auf den Güterbahnhof aus. Der Personalbestand erholte sich jedoch wieder bis zum Zweiten Weltkrieg. Auf den drei Ablaufbergen wurden rund um die Uhr die ankommenden Güterzüge zerlegt oder neu zusammengestellt. Ab 1936 entfiel sogar die sonntägliche Ruhe, an der bis dahin nur leichtverderbliche Waren oder Viehtransporte befördert wurden.

Fünf Lokomotiven der Baureihe 94 (preußische T 16) erledigten sämtliche Rangierdienste auf dem Gelände. Zwei der Loks zerlegten die ankommenden Züge aus Berlin und Dresden über die Ablaufberge der E- und A-Gruppe. Die Dritte drückte in der B- und C-Gruppe die neugebildeten Züge zusammen und setzte den Packwagen auf, während die Vierte in den tieferliegenden Gleisen der G-Gruppe zu finden war. Eine fünfte Lokomotive wurde immer als Reserve zurückgehalten bzw. war zur Untersuchung im Bahnbetriebswerk. Bis in die 1930er Jahre war der Personalaufwand im Güterzugdienst sehr hoch. Da der unterschiedliche Wagenpark keine durchgehende Druckluftleitung für die Bremsen garantieren konnte, wurden mindestens in jedem zehnten Wagen die Bremserhäuschen mit Bremsern besetzt. Auf Pfeifsignale des Lokführers musste er entweder die Bremsen freigeben oder anziehen world football shirts.

Der nach damals modernsten Gesichtspunkten geplante und realisierte Bahnhof diente bis in die 1960er Jahre als Lehrbeispiel für Verschiebebahnhöfe an der Hochschule für Verkehrswesen (HfV) in Dresden. Die Ablaufberge besaßen bereits Gleisbremsen und alle Weichen waren fernbedient. Auch in die Elektrifizierung des schlesischen Eisenbahnnetzes war der Bahnhof einbezogen. Seit 20. März 1924 rollte der Güterverkehr auf der Schlesischen Gebirgsbahn Richtung Waldenburg zum Großteil elektrisch. Der Güterbahnhof bildete 21 Jahre den westlichen Endpunkt des elektrifizierten schlesischen Netzes. Vom Zweiten Weltkrieg blieb der Bahnhof weitestgehend verschont. Es gab keine Beschädigungen durch Bombardierungen oder Kampfhandlungen. Am 7. Mai 1945 wurden alle fahrbereiten Lokomotiven und Wagen mit Räumzügen in Richtung Westen und das Sudetenland abgefahren. Zurückgeblieben war ein Lokfriedhof aus zerschossenen und anderweitig beschädigten Lokomotiven, die zum großen Teil von osteuropäischen (auch belgischen und französischen) Bahnverwaltungen ins Reich verbracht worden waren. Zahlreiche Loks wurden als Kriegsbeute in die Sowjetunion abgefahren. In den ersten Nachkriegsjahren kam es auch zu zahlreichen Demontagen von Gleisanlagen. Auf den freigewordenen Flächen wurden große Kohlelagerplätze eingerichtet.

1950 hatte sich der Güterverkehr in der neugegründeten DDR wieder soweit erholt, dass man sich auf den Schlaurother Verschiebebahnhof besann und den Betrieb auf den Ablaufbergen der A-, B- und C-Gruppe wieder aufnahm. Anfang der 1970er Jahre wurden alle Weichen mit einer Propangasheizung versehen, um das Einfrieren der Weichen verhindern zu können. Hierzu wurde an der Nordseite eine große Flüssiggasumfüllanlage errichtet. Die wohl bedeutungsvollste Neuerung jener Zeit war die Ausrüstung der Gleise der B- und C-Gruppe mit den neuen Dreikraft-Balkenbremsen, die nebenan im Raw Görlitz hergestellt wurden. Der Bahnhof in Schlauroth war der erste Rangierbahnhof in der DDR, der mit diesen Bremsen ausgerüstet wurde. Ein einziger Bediener konnte auf dem neuen Bremsturm die Geschwindigkeit der ablaufenden Wagen beeinflussen. Dadurch konnten Auflaufstöße durch falsches Hemmschuhlegen und daraus resultierende Wagen- oder Ladungsbeschädigungen vermindert werden. Das sinkende Frachtaufkommen nach der Wende führte 1992 zur Wiedereinführung der Sonntagsruhe. Am 10.&nbsp the best goalkeeper gloves;Januar 1994 wurde schließlich der letzte Güterwagen abgefertigt. In den folgenden Wochen wurden die Gleisbremsen abgebaut, lediglich zwei Stellwerke blieben noch für einige Zeit besetzt.

Die Gleisanlagen des Rangierbahnhofs wurden noch zeitweise als Ausweichmöglichkeit für den Umleitungsbetrieb genutzt. Hierzu wurden die benötigten Stellwerke besetzt und sogar nach der Stilllegung noch Sicherungsanlagen angepasst. Das Stellwerk B 1 wurde auch noch einige Zeit stundenweise besetzt um Bedienfahrten zu den Gleisanschlüssen auf dem Gelände zu ermöglichen.

Die Gleise des ehemaligen Verschiebebahnhofes wurden bis auf wenige sehr kurze Teilstücke gänzlich abgebaut. Auch die Zufahrten von der Dresdner und der Berliner Strecke fielen dem Abbau zum Opfer. Nur noch die Unterführungen der Zufahrten, der flachere Bewuchs auf dem ehemaligen Areal der Rangiergleise im Vergleich zum Umfeld und die Stellwerke erinnern an den regen Betrieb der früheren Jahre. Die ehemaligen Stellwerke sind alle samt nicht mehr besetzt und verfallen zusehends bzw. fallen Vandalismus zum Opfer. Erhalten sind noch Gebäude des ehemaligen RAW Görlitz, so zum Beispiel der Lokschuppen mit seinem preußischen und sächsischen Teil und einige Nebengelasse. Lediglich das Gelände des ehemaligen Entwicklungs- und Erprobungszentrums für die automatische Mittelpufferkupplung (EMK) wird bis heute von der TÜV SÜD Rail (vorher: Railmotive) genutzt. Der TÜV führt hier unter anderem Crashprüfungen an Waggons, dynamische und statische Festigkeitsprüfungen, sowie Sicherheitsprüfungen gegen Entgleisen durch.

Im November 2012 kaufte die Stadt Görlitz das 34 Hektar große Gelände von der Deutschen Bahn für 475.000 Euro, um dort ein Gewerbegebiet zu errichten.

Sleepy John Estes

John Adam Estes (født 25

United States Home JOHANNSSON 9 Jerseys

United States Home JOHANNSSON 9 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

. januar 1904 i Ripley, Tennessee love football shirt, død 5. juni 1977), bedre kjent som Sleepy John Estes eller Sleepy John, var en amerikansk bluesmusiker. I 1991 ble han posthumt valgt inn i Blues Hall of Fame.

Estes’ far, en småbruker som også spilte gitar, tok med seg familien til Brownsville i Tennessee i 1915, og Brownsville skulle bli Sleepy Johns hjem gjennom det meste av livet. Sleepy John arbeidde som gardsarbeider da han i en alder av 19 år begynte å opptre lokalt sammen med munnspilleren Hammie Nixon og gitaristen Yank Rachell. Disse tre spilte seinere mer og mindre fast sammen i over femti år.

Estes debuterte som grammofonartist for Victor Records i Memphis i 1929. Seinere gjorde han også innspillinger for Decca og Bluebird. Sine siste tidlige innspillinger gjorde han i 1941 wholesale funky socks. Bortsett fra en sesjon i Sun Studio i Memphis i 1952 var Estes deretter borte fra offentligheten i tjue år. Da interessen for opprinnelig blues gjenoppstod på 1960-tallet, og jakten på bluesens fedre begynte, ble Estes oversett fordi alle trodde at han var død. I 1962 ble han imidlertid oppsporet; han hadde da mista synet og levde i ytterste fattigdom. Han lot seg overtale til å opptre igjen, og det ble gjort nye innspillinger med han.

Estes’ gitarspill er enkelt og grunnleggende, og han verdsettes høyest som sanger

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

. Sangen særpreges av en veksling mellom utrop og et jevnere stemmeleie, og gir assosiasjoner til bluesens opphav i svarte arbeidssanger med oppsang og svar. Han har en meget fin timing som underbygges av tramping med foten.

Tekstene baserer seg på hendelser i hans eget liv eller personer som han kjenner fra hjembyen. Småbyens advokat (“Lawyer Clark Blues”), den lokale bilreparatøren (“Vassie Williams’ Blues”), og ei kjærlighetssøkende tenåringsjente (“Little Laura Blues”) har alle fått sin sang. Teksten kan handle om jordbruksspørsmål (“Working Man Blues”) eller om hans anstrengelser for å nå en opptakssesjon ved å hoppe på et godstog (“Special Agent (Railroad Police Blues)”).

· · · · · · ·

Alexei Tscherwotkin

Alexei Tscherwotkin (russisch Алексей Червоткин; * 30. April 1995) ist ein russischer Skilangläufer

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

.

Tscherwotkin gewann bei den Nordischen Junioren-Skiweltmeisterschaften 2013 in Liberec Gold mit der Staffel sowie Bronze im Skiathlon und siegte beim anschließenden Europäischen Olympischen Jugendfestival in Brașov über 15&nbsp design a football uniform;km Freistil, 7,5 km klassisch sowie mit der Mixed-Staffel. Bei den Junioren-Weltmeisterschaften 2015 gewann er Silber im Skiathlon sowie Bronze mit der Staffel und gewann zwei Jahre später in Almaty die Junioren-Weltmeistertitel über 10 km Freistil, im Skiathlon sowie mit der Staffel. Im Eastern Europe Cup erzielte Tscherwotkin im Februar 2015 mit Platz drei über 15 km Freistil in Rybinsk seine erste Podiumsplatzierung und erreichte bei seinem ersten Start im Skilanglauf-Weltcup im März 2015 mit Rang 22 über 15 km klassisch in Lahti die Punkteränge. Im Januar 2016 erreichte er in Nové Město mit dem zweiten Platz mit der Staffel seine erste Podestplatzierung im Weltcup boys pink football socks. Bei den U23-Skiweltmeisterschaften 2016 in Râșnov gewann er die Silbermedaille über 15 km klassisch.

Mayal de armas

Un mayal de armas es el arma contundente que proviene de la herramienta campesina que, compuesta de dos varas asidas, servía para desgranar cereales

United States Away DEMPSEY 8 Jerseys

United States Away DEMPSEY 8 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

. En su versión militar occidental posee pocos cambios respecto a su “hermana” agrícola, tan sólo refuerzos metálicos, cadena en lugar de tiras para unir las varas y, en ocasiones, la vara tiene pinchos o cabeza de armas ferrada como las mazas. En las orientales, se ven mayor número de ejemplares exclusivamente militares

Chile Home VALDIVIA 10 Jerseys

Chile Home VALDIVIA 10 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

, tanto para infantería como para caballería.

El mayal militar es un arma “oportunista” de las levas, por ello su uso no fue generalizado, ni tampoco fue representada artísticamente como otras armas.

Este tipo de armas suelen aparecer en todas las épocas en las que se tiene o tuvo que movilizar al “pueblo” para la defensa nacional. Por ello son sus posteriores desarrollos “específicamente” militares los que sí se recuerdan más.

En el caso del mayal de armas

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

, su evolución y voz española directa de mayal de armas es el mangual

Brazil Home RAMIRES 16 Jerseys

Brazil Home RAMIRES 16 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

.

Si bien un mangual es un mayal para la guerra, los manguales perdieron muy pronto su forma original para transformarse poco a poco en látigos de guerra. Por ello el término mangual es mejor emplearlo con las mazas de “bola(s) y cadena(s)”.

Liste der Biografien/Cart

Biografien: A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z ?

Ca – Cc – Ce&nbsp heart necklace;– Ch – Ci – Cj – Ck – Cl – Cm – Cn – Co – Cr – Cs – Ct – Cu – Cv – Cw – Cy – Cz

Caa–Cag  – Cah–Cal  – Cam &nbsp

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

;– Can  – Cao–Cap  – Caq  – Car  – Cas  – Cat–Caz

Cara – Carb – Carc – Card – Care – Carf – Carg – Carh – Cari – Carj – Cark – Carl – Carm – Carn – Caro – Carp – Carq – Carr – Cars – Cart – Caru – Carv – Carw – Cary – Carz

Biografien: A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z ?

Ca – Cc – Ce – Ch – Ci – Cj – Ck – Cl – Cm – Cn – Co – Cr – Cs – Ct – Cu – Cv – Cw – Cy – Cz

Caa–Cag  – Cah–Cal  – Cam  – Can  – Cao–Cap  – Caq  – Car  – Cas  – Cat–Caz

Cara – Carb – Carc – Card – Care – Carf – Carg – Carh – Cari – Carj – Cark – Carl – Carm&nbsp

Real Madrid Club de Fútbol Home ARBELOA 17 Jerseys

Real Madrid Club de Fútbol Home ARBELOA 17 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

;– Carn – Caro – Carp – Carq – Carr – Cars – Cart – Caru – Carv – Carw – Cary – Carz

Cherry Creek Shopping Center

Coordinates:

Cherry Creek Shopping Center, also known as Cherry Creek Mall

Waterproof Phone Bag

Waterproof Phone Bag

BUY NOW

$12.90
$5.90

, is an upscale shopping mall about three and half miles southeast of downtown Denver, Colorado in the Cherry Creek Neighborhood. It is situated along East First Avenue on the banks of Cherry Creek

United States Home Jerseys

United States Home Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

.

Cherry Creek Shopping Center is one of the premiere shopping destinations in Colorado. It is an enclosed shopping mall housing more than 160 specialty shops and restaurants.

Cherry Creek Mall opened in 1990, and is anchored by three department stores; Neiman Marcus, Macy’s, and Nordstrom. Other than the shops in Aspen Runner Waist Pack, Cherry Creek Shopping Center is the exclusive location of several luxury retailers in Colorado. Saks Fifth Avenue closed in March 2011 and became Restoration Hardware in 2015. The mall is home to many international brands like Louis Vuitton, Faconnable, Burberry, and Brooks Brothers.

It is also home to an eight screen movie theatre operated by AMC. The mall is operated by the Taubman Centers company.

Located in the Cherry Creek North Shopping District between 1st and 2nd Avenues and in between Detroit and Fillmore Streets, this project is set for completion in Winter 2008 – 2009. It will include both shopping and residential units consisting of a condominium building above, “Courtyard Flats”, and Brownstones. NorthCreek Shops will include: Hermès, The North Face and BCBG Max Azria.

The shopping center is a triumph of mined land reclamation. Before the shopping center, sand was mined from a large pit. After it was mined out, the city used the pit as a sanitary landfill in the 1940s. After the pit was filled with trash, the first Cherry Creek shopping center was built atop the dump. (Matthew J. Sheridan (1970) Urbanization and its Impact on the Mineral Aggregate Industry in the Denver

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

, Colo., Area, US Bureau of Mines, Information Circular 8320)

The Denver Westword awards each year the “Best Store in Cherry Creek” award.

Ole Gunerius Ottersland

Ole Gunerius Ottersland er en forretningsmann i Arendal, født 8.mars 1948. Han bor i Kolbjørnsvik på Hisøy handmade bracelets, og er sønn av Christopher Ottersland og Kitty Ottersland, f. Boe. Han er daglig leder av firmaet O.G.Ottersland AS som eies av ham og hans to døtre.

Ottersland overtok et grossistfirma i dagligvarehandelen, etablert av hans oldemor i 1891. Firmaet var det første som etablerte seg på Stoa i Arendal, og hadde, da Ottersland overtok driften i 1973, 22 millioner i omsetning. Grossistvirksomheten ble midt på 1990-tallet solgt til Hakongruppen, og hadde ved overtakelsen en omsetning på mer enn en milliard. Firmaet O Gold Bracelet.G.Ottersland har fra 2001 vært et rent eiendomsselskap.

Firmaet eier Otterslandsgården og Clarion Hotell på Tyholmen i Arendal sentrum. De eier også Harebakken butikksenter ved E18 i Arendal, og Brotorvet senter i Stathelle i Bamble kommune. Firmaet eier også flere andre bygg i Agderfylkene, Telemark og Vestfold.

I 2012 ble Ole Gunerius Otterland kjent fordi han ga 25 millioner kroner til Sørlandet sykehus til innkjøp av en operasjonsrobot av merket da Vinci

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

Colombia 2016 Home LUCUMI 24 Jerseys

BUY NOW

$266.58
$31.99

. Det oppsto strid om en av Otterslands betingelser: At operasjonsroboten skulle plasseres på sykehuset i Arendal.

Per Fjermeros: Mors ville Ole. Portrettintervju i Agderposten 16.juni 2012.