Hyères

Hyères (bureau centralisateur)
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Hyères (prononcé [ jɛʁ]) est une commune française du département du Var et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Chef-lieu de deux cantons, la ville est située sur la rive de la mer Méditerranée à 16 km à l’est de Toulon, à l’embouchure du Gapeau. Cette station balnéaire est appelée « Hyères les Palmiers » par la municipalité et l’office du tourisme en raison des 7 000 palmiers plantés dans la commune et cultivés dans les pépinières. Ses habitants sont les Hyérois,. Au 1er janvier 2014, la population hyéroise atteint les 55 774 habitants.
Sous l’impulsion de son maire Alphonse Denis, Hyères devient vers 1830 une destination touristique de premier ordre et une station climatique d’hiver réputée pour ses cures thermales et fréquentée par la haute société aristocratique européenne, notamment par la communauté anglaise qui laisse une empreinte architecturale toujours perceptible dans le paysage urbain actuel.
La ville est aussi le berceau des premières tentatives d’acclimatation de plantes exotiques sur la Côte d’Azur à partir de 1850, grâce à des horticulteurs de renom qui acquièrent une réputation internationale, exportent dans toute l’Europe palmiers et cactées produits dans leurs pépinières et fournissent les grands propriétaires hivernants, passionnés de botanique.
Aujourd’hui, outre la culture du palmier, Hyères occupe une position de tête en ce qui concerne la floriculture et la viticulture. Les établissements de santé, souvent d’anciens sanatoriums reconvertis en centres de réadaptation fonctionnelle, comptent parmi les plus importants du département. La villégiature d’été à Hyères connaît un essor grâce à son port de plaisance, aux plages et à la proximité de lieux touristiques majeurs comme les îles d’Or, protégées partiellement par un parc national, les Salins ou le site archéologique d’Olbia.
La commune d’Hyères inclut notamment la presqu’île de Giens et les îles d’Hyères. Ces îles comprennent Porquerolles, Port-Cros et l’île du Levant ainsi que de nombreuses petites îles et îlots. On les appelle aussi les « îles d’Or », nom qui leur fut donné à la Renaissance[Note 1], sans doute parce que, sous certains éclairages, les micaschistes de leurs roches ont des reflets d’or. Outre ces îles, la ville est composée de nombreux quartiers tels que La Capte, Giens, L’Almanarre, L’Ayguade, Le Pyanet, Costebelle, Les Salins-d’Hyères ou Les Borrels. La ville, qui longe la mer sur trente-neuf kilomètres de côtes, est la plus méridionale de Provence[Note 2] et son relief côtier alterne entre rivages de sable ou falaises rocheuses.
La plus ancienne des stations climatiques de la Côte d’Azur est située dans un site abrité[Note 3]. Ses vieux quartiers s’accrochent au versant sud de la colline du Castéou (204 m) et dominent la ville moderne et la rade qu’enserrent le cap Bénat et la presqu’île de Giens. La notoriété de la ville remonte au XVIIIe siècle[Note 4].
La commune est située à sept cent deux kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, à soixante-cinq kilomètres au sud-est de Marseille, à seize kilomètres à l’est de Toulon, à trente et un kilomètres au sud de Brignoles, à cinquante-huit kilomètres au sud-ouest de Draguignan et à quarante-huit kilomètres au sud-ouest de Saint-Tropez.
Du sud-ouest à l’est, la commune est baignée par la mer Méditerranée, avec le golfe de Giens au sud-ouest de la presqu’île et le quartier insulaire de Porquerolles au sud. Du sud-est à l’est se trouve la rade d’Hyères avec les îles de Bagaud, Port-Cros et Le Levant. Au nord-est, la commune est limitrophe de La Londe-les-Maures, de Pierrefeu-du-Var au nord, le Gapeau la sépare de La Crau au nord-ouest, la station balnéaire de Carqueiranne est située à l’ouest.
Hyères possède un linéaire côtier de 114 kilomètres.
Le fleuve du Gapeau passe dans la commune arrivant par la Crau. Prenant sa source au pied du massif de la Sainte-Baume, il parcourt 47,5 kilomètres, traversant les communes de Méounes-lès-Montrieux, Belgentier, Solliès-Toucas, Solliès-Pont, Solliès-Ville, La Farlède, la Crau. Son embouchure, aux Salins-d’Hyères, est située à l’est du territoire communal.
La vallée située à l’ouest de la commune, autrefois occupée par le Gapeau primitif, est aujourd’hui empruntée par le Roubaud, un petit fleuve côtier au cours très incertain. Ce dernier se jette dans l’étang du Pesquier.
On trouve également deux autres cours d’eau sur le territoire de la commune, le canal Béal de Jean Natte, reliant le Gapeau et le Roubaud et au nord de la commune le Réal Martin.
Enfin, on trouve aussi d’autres ruisseaux sur le territoire de la commune, comme le Pansart et la Malaveine ainsi que le Vallon des Châtaigniers, le Vallon de Valbonne, le Vallon du Viet, la Baisse des Contes et le Vallon des Borrels.
L’altitude minimale est à 0 mètre soit le niveau de la mer, sa maximale est à 364 mètres pour une altitude moyenne de 182 mètres. La mairie est à une altitude de 29 mètres. Le nord de la commune est occupé par la colline du Castéou (198 m) et, à l’extrémité occidentale, le massif des Maures, à savoir les hauteurs des Bertrands, celles du Surlier, le chapeau de Gendarme (l’ensemble culmine à 300 mètres en moyenne) ainsi que les Maurettes qui culminent à 293 mètres au Fenouillet. Le sud du territoire communal est constitué de vallées ou de plaines lagunaires dominées par deux belvédères, le Mont des Oiseaux (et Pic des Fées) qui atteint 241 mètres et Costebelle (101 mètres).
Hyères est située sur la Côte d’Azur et bénéficie d’un climat méditerranéen aux étés chauds et secs et aux hivers doux et relativement humides. La rade peut être soumise à des vents violents avec un record établi à 148 km/h le 28 novembre 1983. Le mistral y souffle, bien que la commune soit abritée au nord par le massif des Maures ( le mistral provenant d’ouest, et obliquant vers l’est, au sud de la vallée du Rhône l’atteint donc). Elle est parfois exposée au levant( ou “vent d’Est” ) qui s’engouffre dans la rade entre l’île de Port-Cros et le Cap Bénat mais est protégée du sirocco par l’île de Porquerolles et la presqu’île de Giens. En moyenne annuelle, la température s’établit à 15,9 °C avec une moyenne maximale de 20,1 °C et une minimale de 11,8 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 29 °C en juillet-août et 6 °C en janvier et février, valeurs douces grâce à la présence de la Méditerranée et de l’agglomération toulonnaise. Les jours de gel sont assez rares mais le 10 février 1986 fut relevée la température de −7,5 °C. À l’inverse, le 7 juillet 1982 la température de 40,1 °C établissait un record. L’ensoleillement moyen s’établit à 2 899,3 heures par an avec une pointe à 373,8 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent à Hyères 665 millimètres sur l’année, valeur relativement faible par rapport à d’autres communes du pourtour méditerranéen et surtout les pluies sont très inéquitablement réparties avec moins de sept millimètres en juillet et près de quatre-vingt-quatorze millimètres en octobre. Le record de précipitations relevées en vingt-quatre heures s’établissait à 156 millimètres le 16 janvier 1978 ; le 15 juin 2010, il s’établit désormais à 200 millimètres.

La départementale 559 de Fréjus et la nationale 98 de La Londe-les-Maures. Depuis l’est du Var et les Alpes Maritimes, il est cependant plus rapide d’emprunter les autoroutes A8/A57/A570 pour atteindre Hyères.
La départementale 559 et l’autoroute A570 depuis Toulon et la D554 de La Crau par le rond-point Henri-Petit.
Accès par le nord avec la D12 en direction de Brignoles.
La D197 part vers la presqu’île de Giens et la D42 vers le hameau de L’Ayguade.

L’aéroport de Toulon-Hyères partage les pistes avec la base d’aéronautique navale d’Hyères Le Palyvestre, celui-ci dessert à l’année les aéroports de Paris-Orly, Nantes, Londres-Stansted et Charleroi-Bruxelles-Sud. En 2011, il a accueilli 578 105 personnes.
Le port de plaisance d’Hyères est l’un des plus actifs de la côte varoise grâce à des atouts majeurs : une grande baie de 27 000 ha fermée au sud et à l’est par les îles d’Or. Le port Saint-Pierre avec ses 17 ha de plan d’eau, se divise en quatre bassins et comporte 1350 anneaux (et 120 supplémentaires pour le passage). Les aménagements à la disposition des plaisanciers comprennent notamment : eau douce, électricité, carburant, deux zones de carénage (grue et élévateur de 30 t), cuves de récupération des huiles et eaux grasses, liaison Wi-Fi.
Il existe six autres ports sur la côte continentale et trois sur les îles (Porquerolles, Port-Cros, Levant).
La gare SNCF d’Hyères est desservie via l’antenne de la ligne de La Pauline-Hyères aux Salins-d’Hyères. Elle est le départ ou le terminus d’une ligne TGV vers la gare de Paris-Lyon et de trains express régionaux TER Provence-Alpes-Côte d’Azur.
La commune d’Hyères étant très étendue en superficie, elle a été subdivisée en plusieurs quartiers et hameaux qui possèdent une mairie annexe : Les Borrels, la Sauvebonne, le Port et l’Almanarre au nord et au sud. Les Salins et l’Ayguade à l’est. La Capte et Giens sur la Presqu’ile et les îles de Porquerolles, Port-Cros et Le Levant.
Hyères est citée pour la première fois en 963 sous la forme Eyras ou Eras[réf. nécessaire]. On doit faire l’élision et parler de la ville d’Hyères, de la rade d’Hyères ainsi que des îles d’Hyères, puisque le h dit aspiré n’existe pas en provençal et, qu’en outre, celui d’Hyères est une fantaisie graphique qui apparaît tardivement. En 1801, la ville s’orthographiait indifféremment Hières ou Hyères. Le nom de la commune s’écrit Ieras en provençal selon la norme classique et Iero selon la norme mistralienne (prononcé [‘jeɾɔ])
Le nom de la localité résulte d’une évolution phonétique du mot latin area, vers une forme occitane francisé par la suite. Area avait le sens d’« espace découvert », puis a pris ensuite les sens de « cour, jardin, maison ». Le nom de cette ville semble provenir des grandes aires de séchage du sel qu’on trouve aux Salins-d’Hyères, peut-être depuis l’Antiquité tardive, après altération du terme latin area désignant des marais salants. Il y a homonymie avec Hières-sur-Amby (Isère, Hera XIe siècle) et les Aires (Hérault, Airas XIe siècle).
À la fin du XIXe siècle, la commune veut s’appeler « Hyères-les-Palmiers » ; ce changement administratif ne s’est pas fait, mais la municipalité utilise fréquemment cette expression pour désigner la commune. Cette tendance à mettre en valeur la présence des palmiers fait ironiser Alexandre Dumas père qui parle de « la place des quelques petits palmiers »[réf. nécessaire].
Le monument le plus ancien de la ville est sans doute la pierre à cupules, une dalle en schiste qui aurait été gravée il y a environ 500 à 600 ans av. J.-C. par les Grecs. Elle représenterait peut-être des constellations.
C’est au IVe siècle av. J.-C. qu’un comptoir commercial fortifié fut construit par des marins grecs de Massalia, sur les rives de la Méditerranée, à Hyères dans le lieu-dit de L’Almanarre : l’actuelle Olbia de Provence. Le comptoir se nomma Olbia qui veut dire « L’Heureuse » en grec et puis leur présence s’est étendue lentement sur la presqu’île de Giens. Ce bastion fortifié a pour but de sécuriser la navigation côtière vers l’Italie à la suite des incursions des barbares Ligures. Une caserne de 165 m de côté constituée d’un double mur avec des tours aux angles et sur le périmètre fut installée. Son intérieur est découpé en quatre par deux artères.
Chaque quartier était composé de dix îlots d’habitation séparés par des ruelles de 2,20 m de large. À ceux-ci viennent s’ajouter deux sanctuaires dédiés à Aphrodite et Artémis. On suppose que la population se situait entre 800 et 1 000 habitants.
Au IIe siècle avant notre ère, les Romains s’établissent sur la commune et fondent Pomponiana, une station de galères à proximité d’Olbia la grecque.
Sous le règne de Gontran Ier, roi Franc à la tête de la Burgondie, Olbia est définitivement abandonnée en raison de la submersion du port et de l’augmentation de l’insécurité en bord de mer sous la dynastie mérovingienne.
Dès le début du Moyen Âge, la ville était appelé Castrum Aracarum (ou Aracarum Castrum, qui est la devise du château et qui est gravée à son entrée) ce qui signifie que le château d’Hyères existait déjà.
Hyères est cité pour la première fois en 963 sur deux documents : une bulle du pape Léon VIII et une charte de Conrad, roi de Bourgogne et de Provence, qui concèdent Hyères et ses alentours en confirmant l’attribution à l’abbaye bénédictine de Montmajour. Il est fait mention de salines et de pêcheries. C’est Guillaume Ier, Comte de Provence, qui destine Hyères au seigneur de Fos après 972, afin qu’il édifie un fort[Note 5] et défende la côte contre les Sarrasins, qui ont une base à La Garde-Freinet. Issu de la famille des vicomtes de Marseille, Pons de Fos est généralement considéré comme le premier seigneur d’Hyères[Note 6] en construisant un château à Hyères, dès la première moitié du XIe siècle, une fois les sarrazins expulsés.
Une charte mentionne en 1056, la fondation par Guy et Astrude de Fos de l’église Saint-Nicolas située à l’est du Gapeau, à l’angle nord-ouest des Salins d’Hyères, et la dote, entre autres, de « la dîme sur la chasse aux lapins des îles ». L’acte évoque aussi la donation d’« une maison jouxtant l’église Saint-Paul, et située sur la place du marché », place sur laquelle se tiennent des foires. L’église Saint-Nicolas, avec tous les biens et droits qui y sont liés, est placée sous la tutelle du chapitre de la cathédrale Saint-Étienne et Saint-Trophime d’Arles. Le lieu-dit Saint-Nicolas témoigne encore de l’emplacement de cette chapelle aujourd’hui disparue qui figurait encore sur un plan de la fin du XVIIIe siècle.
En 1062 et 1075, l’évêque Rostaing et ses frères donnent les églises Saint-Michel et Saint-Georges à l’Abbaye de Saint-Victor de Marseille. Les terres de la première se situaient au voisinage d’une source nommée Alma Narra, ce qui la place sur la colline de Costebelle. La seconde était située à l’est des salins, entre les Bormettes et Léoube. Dans cette charte, Hyères est citée en tant que castrum Heras : c’est la première mention de fortifications. Et donation de salines de l’étang de Fabrégat à l’abbaye Saint-Victor. Cette charte signée dans la chapelle Saint-Benoît des Salins évoque le château d’Hyères dit Castellum Eiras.
Raymond-Geoffroy de Fos en 1216, privé de ressources, vend pour 18 000 sols royaux à la communauté de Marseille ses possessions à Hyères (un 1/12e) et la terre de Brégançon, ainsi que les salines des Îles d’Or, qui lui venaient de sa mère.
Le 14 septembre 1257, les Fos doivent vendre tout ce qui leur reste de « Hyères, son château, sa ville, son territoire, ses îles » au comte de Provence, Charles d’Anjou. Un sceau, découvert en 2011 au pied du château atteste cet accord . Ce dernier y installe un viguier, son représentant, et entreprend de réaménager la cité et le château. C’est de cette époque que datent les plus vieux vestiges.
Hyères, au début du XIVe siècle, est la huitième ville provençale avec environ 5 000 habitants mais la Peste noire, arrivée par Marseille en 1347, ravage la Provence et emporte plus du tiers de la population. Celle-ci ne possède plus que 1 900 habitants cent ans après.
La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d’Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d’Anjou. Hyères fait partie de l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le 11 septembre 1387 à Marie de Blois, régente de Louis II d’Anjou.
En 1481, Hyères, comme toute la Provence, est intégrée au domaine royal français. C’est une période de grands travaux pour la ville et notamment l’édification du Canal Jean Natte. Voici quelques étapes clés de sa construction matérielle et son statut juridique :
C’est l’ingénieur Jean Natte et Rodulfe de Limans qui sont à l’origine de l’édification du canal du Béal. Conformément à la convention passée en 1458 entre les syndics et conseillers de la communauté d’Hyères et Jean Natte « de la rivière de Gènes » pour la construction d’un canal ou béal dérivé du Gapeau, ce canal est destiné à alimenter des moulins et à l’arrosage des jardins. Les travaux commencent le 27 septembre 1453. Le canal en pierre et mortier encore visible est totalement achevé en 1632, sous le règne du roi Louis XIII. Au cours du siècle suivant, il est renforcé de structures en contreforts, de canaux secondaires et d’écluses de pierre au lieu de bois. Les aménagements du Gapeau, dont deux barrages édifiés en grosses roches taillées, reliées par des crampons de fer, peuvent encore être admirés, ainsi que les prises d’eau, fermées par des pelles coulissantes.
Le canal devient un ouvrage stratégique et il est réglementé par des actes juridiques. Le 10 avril 1477 une transaction entre les syndics d’Hyères et Palamède de Forbin, seigneur de Solliès, ratifie la convention passée entre le sieur Beauval et le syndic des moulins le 31 mars 1459, autorisant le détournement et l’utilisation des eaux moyennant 100 florins. Le 16 mars 1463, une lettre du Roi René porte exemption de tous impôts et droits royaux en faveur de Jean Natte et des frères Paulet et Limans. Le 30 mai 1648, à la suite de nombreux conflits, est rédigé le premier règlement d’arrosage. Le 21 mars 1657, le Parlement d’Aix homologue une délibération des consuls de la communauté portant sur les espensiers[Note 7] illégaux et frappe les infractions d’amendes (23 décembre 1669 sentence du Sénéchal, Hyères). En janvier 1684, un premier « rapport d’estime » livre une estimation des biens immobiliers relatifs au canal Jean Natte aussi appelé « canal des moulins ».
Aujourd’hui, ses eaux sont toujours utilisées par les arrosants réunis en association syndicale contribuant ainsi à la réalimentation des nappes phréatiques existantes.
En 1564, Charles IX de France et Catherine de Médicis séjournent à Hyères où le roi veut construire un palais. Finalement le projet est annulé. La présence de palmiers est déjà citée.
En 1580, une épidémie de peste fait de nombreux morts.
Au cours des guerres de religion le château joue un rôle primordial mais il change plusieurs fois de main. Au début du XVIIe siècle le château est en grande partie démantelé et la ville est en mauvais état. C’est au cours de cette période que la ville est devenue moins dominante que Toulon.
Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit à Hyères le 25 mars,. Des paysans de la commune et des environs, ainsi que des femmes protestent contre la cherté des grains et les taxes. Le piquet est suspendu, puis rétabli mais à un taux moins élevé. Dans un premier temps, la réaction consiste dans le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place. Comme l’agitation continue, un détachement de l’armée est envoyé sur place. Puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août.
Avec la loi de mars 1793, une grande liberté de choix est donné au parents pour prénommer leurs enfants. Plusieurs habitants d’Hyères choisissent, de l’an II à 1801, d’appeler leurs enfants Olbius ou Olbia, du nom antique de la ville.
Lamartine séjourna à Hyères en 1840.
Après l’annonce du coup d’État du 2 décembre 1851 perpétré par Louis-Napoléon Bonaparte, la ville d’Hyères se soulève brièvement le 5 décembre.
En 1887, le Dijonnais Stéphen Liégeard (1830-1925) publie l’ouvrage La Côte d’azur, qui donne son nom au littoral. Dans ce livre de 430 pages, il décrit les villes du littoral, de Marseille à Gênes. Il consacre sept pages à Hyères, à propos de laquelle il écrit : « Le long de cette plage baignée de rayons qui mérite notre baptême de Côte d’Azur, Hyères, la première, eut l’idée de mettre ses dons bénis au service de la maladie ou de la désespérance. À l’âme frappée, au corps débile, que pouvait-elle offrir ? Sa campagne abritée du mistral […] ». La première de ces phrases, mal interprétée, a fait croire à tort que Stéphen Liégeard avait eu l’idée de l’expression Côte d’Azur à Hyères, ce que ne mentionne nulle part son livre, ni sa seconde édition, de 1894, ni aucune biographie de cet écrivain.
Hyères est divisée en trois cantons, mais n’est chef-lieu que de deux d’entre eux, le canton d’Hyères-Est et le canton d’Hyères-Ouest.
La troisième partie d’Hyères appartient au canton de la Crau.
L’administration de la Poste a aussi créé des bureaux de poste décentralisés, avec des timbres à date différents selon les bureaux. Ils sont au nombre de huit :
Hyères-Hôtel-de-Ville, Hyères-Principal, Hyères-Principal B, Les Salins-d’Hyères, Île-du-Levant, Île-de-Port-Cros, Porquerolles et L’Ayguade Ceinturon.
Hyères a développé des associations de jumelage avec  Rottweil (Allemagne) depuis 1980 – Rottweil située à 593 kilomètres.
Elle a en outre développé un partenariat d’aide économique avec Coni en Italie depuis 1990. Sur son site officiel, la commune présente un jumelage avec la commune de Koekelberg en Belgique mais celui-ci n’est pas reconnu par le ministère français des Affaires étrangères.
En 2013, la commune comptait 55 713 habitants. L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d’une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 8],[Note 9].
La commune occupe le 98e rang au niveau national, alors qu’elle était au 98e en 1999, et le 4e au niveau départemental sur 153 communes.
Le maximum de la population a été atteint en 2008 avec 55 135 habitants.
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d’un âge supérieur à 60 ans (28,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (28,5 %). À l’instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d’âge est, en 2008, la suivante :
La commune est rattachée à l’académie de Nice.
Maternelles :
Élémentaires :
Collèges :
Lycées :
Un décret ministériel classe Hyères dans les stations hydrominérales et climatiques le 8 mars 1913. L’eau lithinée de San Salvadour était indiquée pour la goutte, la gravelle, les rhumatismes et l’artériosclérose. La fonction médicale est depuis longtemps, présente à Hyères, station climatique qui a pris son essor grâce à Hermann Sabran[Note 11] (Hospices civils de Lyon), Félix et Léon Bérard ou l’industriel Péchiney. Les établissements sont au départ des sanatoriums[Note 12] qui, à partir des années 1960, se reconvertissent souvent en centres de réadaptation. Aujourd’hui, 3 000 personnes sont employées à Hyères dans les établissements de santé.
Hyères possède 3 bâtiments de rééducation pour handicapés et enfants polyhandicapés :
l’hôpital Léon Bérard (premier établissement de « RRF » du Var par son volume d’activité et son nombre de lits),
l’institut Pomponia-Olbia (association des Salins de Bregille)[Note 13] et
l’institut Hélio-Marin de la Côte d’Azur (sanatorium fondé en 1904 par Alfred Rangod Pechiney, industriel, chimiste et inventeur, né en 1833 et mort à Hyères en 1916).
Il existe aux 9-11-13 avenue Riondet un bâtiment de soins psychiatriques comprenant :un hôpital de jour, un centre de lutte contre les addictions, un centre médico-psychologique et enfin une unité d’hospitalisation de 10 lits(UAO).
À noter la présence 24h/24 d’un centre d’accueil psychologique aux urgences de l’hôpital général de Hyères.
Hyères possède 4 hôpitaux à vocation généraliste :
l’Hôpital San Salvadour (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris), l’Hôpital Renée Sabran (presqu’île de Giens, Hospices civils de Lyon), le Centre Hospitalier Marie-Josée Treffot (hôpital comptant 212 lits et centre de gérontologie) et la Clinique Sainte-Marguerite (spécialisée en cancérologie).
Hyères possède deux équipements sportifs municipaux :
Dans les années 1950, la ville accueillit annuellement l’organisation des 12 Heures de Hyères, épreuve internationale d’endurance automobile (1951 à 1955). Elle reçoit depuis 1988, à la plage de l’Almanarre, le grand prix de France de « funboard » (qui compte pour la coupe du monde) et elle est le centre permanent d’entraînement de l’équipe de France de planche à voile. Hyères est classée « station voile » en 1990.
Le Ventilo Show, manifestation regroupant le Windsurf et Kitesurf, réunit chaque année au mois d’octobre tous les passionnés, professionnels, amateurs et champions, sur la presqu’île de Giens. La ville accueille aussi depuis plus de 40 ans la Semaine Olympique Française de Voile. Elle concentre plus de 1 000 concurrents.
Enfin, Hyères possède divers clubs :
Hyères abrite plusieurs églises catholiques comme la collégiale Saint-Paul, qui possède une collection permanente d’ex-voto et une nef qui date du XIIe siècle. L’église a été en partie reconstruite au XVIe siècle dans un style gothique tardif.
L’église Saint-Louis, une ancienne église du couvent des Cordeliers (franciscaine) qui possède trois nefs et trois absides. Les bâtiments qui ont disparu ont été remplacés par des habitations au début du XIXe siècle. L’église Sainte-Madeleine, dans le quartier de la gare, l’église Sainte-Douceline, dans le quartier du Pyanet, la chapelle du sanctuaire de Notre-Dame-de-Consolation, dans le quartier de Costebelle, la chapelle Sainte-Thérèse-de-Lisieux, près du port, la chapelle Saint-Isidore (quartier de la Sauvebonne), la chapelle Saint-Lambert, (quartier des Borrels), la chapelle Saint-Nicolas, aux Salins et l’église Saint-Tropez, à Port-Cros.
La ville abrite aussi deux lieux de culte protestants :
l’Église anglicane, qui fut consacrée en 1884 par l’évêque de Gibraltar et utilisée par la communauté anglaise jusqu’en 1950. Elle a été rachetée par la municipalité dans la deuxième moitié du XXe siècle et elle est actuellement un lieu important de la vie culturelle hyèroise et le Temple.
Enfin on trouve quatre chapelles privées :
« All Saints Church », église anglicane construite en 1897 à la place d’un temple de bois et de métal utilisé par la Reine Victoria en 1892. Ce lieu de culte situé sur le plateau de Costebelle est désaffecté et ruiné. Il témoigne de la présence britannique dans la région au XIXe siècle. L’édifice est fermé au public.
La chapelle médiévale du hameau de Sainte-Eulalie, construite vers 1600 sur les ruines d’une ancienne voie romaine utilisée pour le transport du sel depuis les anciens salins. Son autel date de 1788. L’édifice est fermé au public.
La chapelle du Plantier de Costebelle, édifice ogival datant de 1857. Paul Bourget y exposa longtemps une partie de sa collection de tableaux primitifs de l’école siennoise et notamment Le Retable de La Trinité de Bartolo di Fredi, visible au musée des beaux-arts de Chambéry.
Et enfin la chapelle Saint-Pierre-de-L’Almanarre, minuscule mais remarquable, qui possède de beaux fragments de remparts, des statuettes romanes primitives soutenant les arcs de l’abside, un chevet plat et des meurtrières. C’était une sépulture mérovingienne. Elle bénéficie d’une inscription Monument Historique depuis 1926. Cette chapelle, restaurée récemment, est fermée au public.
Hyères organise chaque année une dizaine d’évènements :
Le Festival international de mode et de photographie, le Hyères Jazz festival, le Festival de la chanson française, les Journées européennes du patrimoine, qui chaque année, le troisième week-end de septembre, permettent au grand public d’avoir accès aux principaux monuments historiques souvent fermés pendant l’année, comme l’église Anglicane, le site archéologique d’Olbia et les forts militaires des îles d’Or, avec des visites guidées.
L’observatoire astronomique du Pic des Fées qui met à la disposition du public les installations techniques d’observation du ciel, les Salins-d’Hyères (Ligue pour la protection des oiseaux) qui organisent des visites ornithologiques, les Rendez-vous aux jardins, qui chaque année, le premier week-end de juin, permettent d’avoir accès aux parcs publics ou privés participant à cette manifestation organisée par la Direction régionale des Affaires culturelles.
De 1965 à 1983 la ville organisait aussi le Festival international du jeune cinéma qui, fondé par Maurice Périsset était destiné à promouvoir des œuvres de nouveaux cinéastes (comme Philippe Garrel, Grand Prix en 1968) et dépourvu d’ambitions commerciales était animé par un esprit de découverte cinéphile d’avant-garde. Il fut pionnier dans ce domaine avec les festivals de Pesaro (Italie) et de Mannheim (Allemagne). Son but était de proposer des films en marge des grandes fêtes marchandes qu’étaient devenus les festivals de Cannes, Berlin ou Venise. Durant les années 1970, ce festival devint un lieu ou le cinéma expérimental pouvait espérer une reconnaissance internationale.
La ville d’Hyères est une antenne de la Chambre de commerce et d’industrie du Var qui gère le port de Giens Porquerolles. Elle compte 1 500 commerces et services. C’est la première commune agricole de France (en nombre d’exploitants et en valeur ajoutée), générant 4 000 emplois sur son territoire. Ses pépinières, parmi les plus importantes du pays, font d’Hyères le premier exportateur européen de palmiers[Note 14].
La commune est considérée comme le plus important centre horticole du Sud-Est, depuis les années 1980. Avec son grand marché aux fleurs de la « SICA », situé à l’ouest de la ville, des centaines de producteurs et acheteurs se regroupent sur ce marché. Ce marché représente 70 % de la production nationale de la fleur coupée.
Les exploitants, pour la plupart équipés de serres, cultivent une riche diversité de fleurs coupées comme des Roses, Iris, œillets, Strélizias, Glaïeuls, Gerberas, Anémones, Chrysanthèmes, Tulipes et Arums. La production est vendue dans toute l’Europe. Le Var représente 50 % de la production régionale et plus de 25 % de la production nationale.
Des recherches sur la multiplication végétale in vitro, sur l’énergie solaire dans les serres, sur la génétique végétale, sont menées pour développer les différentes espèces.
La commune appartient à l’une des cinq grandes zones naturelles des Côtes-de-provence[Note 15], c’est-à-dire la bordure maritime cristalline des Maures. Cette zone s’étend de Saint-Tropez à Hyères où les sols viticoles de ce secteur proviennent de l’altération de roches appartenant au massif des Maures. Les vignobles à proximité de la mer occupent les versants côtiers, replats et hautes terrasses des Maures.
Les vins d’Hyères bénéficient soit du label Maures (IGP), soit de l’Appellation d’origine contrôlée (AOC) des Côtes de Provence créée en 1977[Note 16]. Mais le terroir de l’appellation Côtes de Provence est d’une géologie complexe. La mosaïque de terroirs viticoles implique donc plusieurs types de Côtes de Provence. Le vignoble d’Hyères est classé dans l’un des trois terroirs existants[Note 17], celui de La Londe qui couvre une superficie totale de 1 800 ha Ce terroir est reconnu officiellement depuis 2008[Note 18].
Sur ces vignes cultivées en terrasses ou restanques, les vins rosés représentent en moyenne 75 % de la production, 20 % pour le rouge et 5 % pour le blanc. Les cépages, issus de Cinsault, Grenache[Note 19], Cabernet, Sauvignon, Tibouren, Syrah donnent une saveur et une diversité aromatique unique à ce vin de Provence. La commune compte seize exploitations viticoles dont huit sont installées dans la vallée des Borrels. Chaque année de nombreux domaines sont récompensés au concours général agricole de Paris. Par ailleurs, deux exploitations de la commune ont obtenu le titre de « Cru Classé »[Note 20] sur les dix-huit détentrices de cette distinction pour l’ensemble de l’appellation « Côtes de Provence ». Cette filière viti-vinicole gagne en notoriété chaque année avec une croissance notable de ses exportations vers l’Europe mais aussi vers les États-Unis, le Japon et l’Australie. En plus du vin AOC Côtes de Provence, la commune d’Hyères a l’autorisation de produire les IGP: Var, Maures et Méditerranée.
Les îles d’Or, Porquerolles, Port-Cros, Le Levant et Bagaud, aussi appelés îles d’Hyères, sont situées sur le territoire de la commune. Elle comprend aussi divers îlots comme l’Îlot de la Gabinière, l’Île de la Redonne, l’Île du Grand Ribaud, l’Île du Petit Ribaud et le Rocher du Rascas.
La commune d’Hyères est aussi comprise dans la zone du Sanctuaire Pelagos et le parc national de Port-Cros est le gestionnaire de la partie française de cet espace maritime destiné à protéger les mammifères marins.
On trouve 5 parcs publics à Hyères : le parc Olbius Riquier, principal parc public d’Hyères proposant une collection de palmiers et labellisé Jardin remarquable, le parc Saint-Bernard (jardin de la villa Noailles) où pousse une grande variété de fleurs méditerranéennes. Ce parc public est complété par un jardin cubiste et il est labellisé Jardin remarquable. Le parc Sainte-Claire, parc public labellisé Jardin remarquable, le jardin du Roy, situé près du Park Hotel et le square Stalingrad, le plus ancien parc de la ville, construit en 1882. Ce dernier, qui fait 1 165 m2, s’appelait auparavant le jardin des palmiers.
On trouve également le Parc privé du Plantier de Costebelle (maison de Paul Bourget), qui possède une grande variété de palmiers, un ensemble architectural rocaille (banc, puits, grotte, arbre) datant du XIXe siècle, une collection d’arbousiers de Chypre et de Jubaea chilensis, labellisé Jardin remarquable. On trouve également une population relictuelle de tortues d’Hermann.
Hyères est aussi attributaire du label « Ville fleurie » : 4 fleurs, médaille d’or en 2003 du concours européen des villes fleuries.
Hyères possède 2 lieux environnementaux importants, la Presqu’île de Giens et les Salins-d’Hyères.
Les quatre oliviers millénaires de Saint-Eulalie ont été plantés, selon leurs traditions, formant un carré de 20 coudées de chaque côté, comme le saint des saints, et orientés vers l’Orient. Leur protection est assurée par la famille David-Beauregard, l’association du Rameau d’Argent et l’école d’agriculture.
Hyères est classée Ville d’art et d’histoire.
Villa construite en 1923 par l’architecte Robert Mallet-Stevens, sur une commande de Charles de Noailles et de Marie-Laure de Noailles, propriétaire jusqu’en 1973, date de sa vente à la municipalité.
Commanderie construite par l’Ordre du Temple au XIIe siècle. Elle est classée monument historique depuis le 30 mars 1987.
Monument historique classé en 1992. Exposition permanente d’ex-voto qui racontent des événements qui se sont déroulés pendant les guerres de religion. La légende veut que le trésor des Templiers y soit caché.
Monument historique classé en 1840. Elle est le seul vestige du couvent des Frères mineurs.
Rouvert au public en 1999, le site archéologique d’Olbia, ancien comptoir de la cité de Marseille, juxtapose des éléments préhistoriques, grecs, romains et médiévaux. Située au bord du golf de Giens, à Hyères, sur la route des comptoirs entre Nice et Marseille, Olbia (« la Bienheureuse » en grec) est évoquée par Strabon (Ier siècle av. J.-C.) dans sa Géographie. Le site a été fouillé dès le XIXe siècle par divers archéologues, dont le prince Frédéric, futur roi du Danemark, Alphonse Denis, maire d’Hyères, le lieutenant-colonel Poitevin de Maureillan ou Jacques Coupry[Note 21]. La cité gréco-romaine d’Olbia-Pomponiana a été classée monument historique en 1947.
Ancienne abbaye bénédictine située sur le site d’Olbia, fondée en 989, devenue abbaye cistercienne en 1220.
Monument historique classé en 1958. Le cimetière du IVe siècle ap. J.-C. a livré, lors de fouilles, un fœtus antique, connu sous le nom de Fœtus de Costebelle et qui constitue un cas exceptionnel de paléopathologie fœtale.
Le château et les fragments de la première enceinte urbaine dominent le site dont l’escarpement fut retenu pour ses possibilités de défense. Au sommet, le château ne conserve que les vestiges du XIIIe au XVe siècle qui ont échappé à son démantèlement en 1620. L’enceinte de la partie la plus ancienne de la ville encadre le château et délimite une zone déjà largement abandonnée par la population au XIVe siècle au profit de la ville basse. C’est de cette époque que date la reconstruction générale de l’ouvrage dont les fragments sont encore visibles, tant pour la ville haute que pour la ville basse.
Située 714, avenue de la Font des Horts, cette villa d’inspiration palladienne (tour, citerne centrale, fronton) fut construite par l’architecte Victor Trotobas (1807-1884)[Note 22] en 1857 pour la baronne de Prailly qui y reçut le père Henri Lacordaire et Mgr Félix Dupanloup, évêque d’Orléans. Elle est agrémentée d’un arboretum exotique, d’une chapelle qui date de la même époque. Elle fut la propriété de l’écrivain Paul Bourget qui y reçut de nombreuses personnalités entre 1896 et 1935, puis de Marius Daille. Elle est inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1976.
Monument historique inscrit en 1989.
Monument historique inscrit en 1987. Construit par Ernest Paugoy (1845-1906). Ancienne propriété du maire d’Hyères Edmond Magnier (1841-1906) puis de religieuses (Sœur Candide), le domaine appartient aujourd’hui à l’Assistance Publique de la Ville de Paris. La façade est un parangon de l’éclectisme : y cohabitent plusieurs styles, gothique, Tudor anglais, Renaissance française, baroque. Plafonds de Delfosse et Defais (1882), décorateurs parisiens.
Monument historique inscrit en 1999. Villa construite en 1884 par l’architecte Pierre Chapoulard (1849-1903) pour lui-même[Note 23].
Monument historique inscrit en 1975. Villa construite en 1858 pour le duc de Luynes (1802-1867). Elle se transmet ensuite par héritage à la marquise de Tholozan qui lui laisse son nom. L’architecte en est Frédéric Debacq (1800-1892). Avec la Villa Léautard et Le Plantier de Costebelle, elle représente la villégiature aristocratique du XIXe siècle à Hyères. Ces trois propriétés sont les seuls témoins, encore en mains privées à ce jour, à avoir pu conserver, intacts, les vastes parcs botaniques les entourant ainsi que leur architecture d’origine.
Le castel Sainte-Claire est le premier des édifices qui, à partir du milieu du XIXe siècle, ont réinvesti les espaces vacants de la vieille ville. C’est une villa bâtie dans un style roman de fantaisie par Olivier Voutier, le découvreur de la Vénus de Milo. Par la suite, l’écrivain américain Edith Wharton y résida de 1927 à 1937 alors que Robert Mallet-Stevens et de nombreux autres artistes œuvraient, au clos Saint-Bernard, pour Charles de Noailles et son épouse, Marie-Laure Bischoffsheim. Ce monument abrite aussi un jardin.
Située 2, avenue Jean-Natte, cette villa fut construite en 1881 par l’architecte Pierre Chapoulart pour l’industriel Alexis Godillot (1816-1893). Elle était destinée à la fois aux réceptions données par l’industriel mais aussi à la location aux hivernants[Note 24].
Située 714, avenue de la Font des Horts, la villa est achetée en 1873 par le comte de Léautaud Donine et remaniée par l’architecte Louis Peyron en 1877. Il y ajoute trois tours pour l’anoblir. Sur la coupole de la tour principale, une fleur de lys rappelle la parenté des propriétaires avec la famille d’Orléans. Elle s’appelait alors « Villa Costebelle ». Elle est entourée d’un vaste parc complanté d’essences exotiques (palmiers, cactées). Elle est mitoyenne du Plantier de Costebelle avec qui elle formait originellement une seule entité foncière. En 1880, le comte perça la terrasse de la villa pour laisser passer la tête d’un palmier qu’on dit avoir été planté par Lamartine.
La Villa Henri-Joseph, construite en 1870 (quartier Chateaubriand[Note 25]), la Villa Sylvabelle construite pour le duc Decazes en 1892 par Pierre Chapoulard (golfe de l’Almanarre), l’Hôtel Chateaubriand (quartier Chateaubriand), la maison Saint-Hubert d’Alexis Godillot (avenue des Iles d’Or), la villa Beauregard (quartier Godillot) ou les villas Ker-André et La Favorite (quartier Chateaubriand). Le domaine de Sainte-Eulalie, sa chapelle du XVIIe siècle et ses quatre oliviers millénaires témoignent du passé agricole médiéval de la commune d’Hyères, le château de la Font des Horts ou « Rescence Arène », rappelle grâce à son moulin et à sa résurgence, le passé oléicole du domaine de Louis Arène (1818)[Note 26], alors que le château de Mauvanne annonce une architecture novatrice. La villa Marguerite, propriété du directeur du parc lyonnais de la Tête d’Or, Gustave Bonnet, abrite au XIXe siècle les plus beaux Jubaea chilensis de la commune, dans le quartier de Costebelle.
La commune d’Hyères possède trois ensembles immobiliers bénéficiant du Label « Patrimoine du XXe siècle », octroyé par le ministère de la culture et qui a pour but de faire connaître les productions remarquables de ce siècle en matière d’architecture et d’urbanisme[Note 27].
Il s’agit de la villa Noailles, du domaine de San Salvadour (pour ses constructions datant du XXe siècle seulement) et de la Résidence Simone Berriau Plage[Note 28] conçue par l’architecte Pierre Pascalet et qui est une référence assumée au mouvement architectural moderne.
Certains monuments méritent d’être mentionnés même s’ils n’occupent plus aujourd’hui le paysage hyérois. Saint-Pierre des Horts, le château moyenâgeux du docteur Germain de Saint Pierre[Note 29] (emplacement de la caisse de prévoyance des ouvriers du bâtiment), la chapelle de l’Ermitage détruite par les bombardements en 1944 (emplacement de Notre-Dame-de-Consolation), le château Denis et sa palmeraie (créée en 1832 par Alphonse Denis), les grands hôtels (le Grand Hôtel d’Albion à Costebelle, l’hôtel de l’Ermitage et le Golf Hôtel entre autres).
Construction historique, sociale et économique toujours en fonction. Édifié vers 1450, il est à l’origine du formidable essor qu’a connu la ville depuis. En Provence on dit « l’aïgue è d’oro » (l’eau est Or). On mesure par cette expression l’importance apportée à cet édifice au fil des siècles. Le béal a géographiquement marqué la ville, façonnant au gré de son parcours, rues et carrefours. Ainsi, on peut mentionner le partage des eaux du canal de fuite du dernier moulin (rue Brest) : en créant une diffusion de l’eau en « patte d’oie », il a engendré la place Lefebvre. L’association des arrosants du canal Jean Natte gère avec la mairie, son fonctionnement.
Peintures fin XVIIIe et XIXe siècle françaises et étrangères. Collections d’objets archéologiques du site d’Olbia, sculptures du XIXe siècle, mobilier, fonds Paul Bourget (masque mortuaire du romancier, buste sculpté, livres, lettres).
Construction en 1834 du théâtre Denis sur l’initiative d’Alphonse Denis et d’autres actionnaires. En 1848, ce théâtre devient la propriété d’Alphonse Denis. En 1879, il est racheté par la municipalité ; il a fait l’objet d’importants travaux en 1881, 1932, 1933, 1935 et 1956.
Devenue depuis juin 2005 une médiathèque en lieu et place de l’ancienne recette des impôts, place Théodore-Lefebvre, BP 709. Legs Alphonse Denis[Note 30] (50 000 volumes), tapuscrit d’Edith Wharton (The Cruise of the vanadis), manuscrit de Paul Bourget (Laurence Albani), manuscrit autographe de Georges Cuvier (1769-1832), fonds d’enluminures.
On trouve divers livres dont l’action se passe à Hyères :
Celestina par Charlotte Turner Smith en 1791, Le frère de la côte par Joseph Conrad en 1923, Lazarine, en 1917, Laurence Albani, en 1919, Le Danseur Mondain, en 1926, Le Fantôme, en 1901, Le Roman des quatre, en 1923, Secrets de Femmes sous les Palmiers d’Hyères, en 1933, Voyageuses, en 1897, L’Eau Profonde, Le Justicier, en 1919 et Les Pas dans les pas, par Paul Bourget,, La fée de Port-Cros, par Henry Bordeaux, en 1923, Jean d’Agrève, par Eugène-Melchior de Vogüé, en 1897, au Plantier de Costebelle. Contes du pays hyérois, par Gustave Roux, en 1997, la Société hyéroise d’histoire et d’archéologie et Les Chemins Parcourus, par Edith Wharton, 1934.
Frenchy et Fanny, tome 1, Mystères à Hyères !, par Jean-Frédéric Minéry, en 2006
et Gaspard de Besse, tome 7, L’île au spectre, par Behem, en 2007, dont l’action se passe principalement à Porquerolles et à Giens.
Il existe aussi des sociétés et des associations à Hyères, comme :
Blasonnement de 1696:
De gueules, à un château d’argent, sommé de trois tours de même, maçonné de sable, la porte ouverte et garnie de sa coulisse de sable, accompagnée en pointe de trois besants d’or, posés deux et un.
Blasonnement sous le Premier Empire :
D’azur à la tour d’argent, maçonnée de sable, ouverte et ajourée du champ, crénelée de quatre pièces, donjonnée de trois tourelles, crénelée chacune de trois pièces du même, et accompagnée en pointe de trois besants, deux et un, d’or ; au franc quartier des villes de seconde classe.
Blasonnement actuel :
D’azur à la tour d’argent maçonnée de sable, ouverte et ajourée du champ, crénelée de quatre pièces, sommée de trois tourelles crénelées chacune de quatre pièces du même, et accompagnée en pointe de trois besants d’or deux et un.
De ce blason est extrapolé un drapeau parfois utilisé par la commune.
La commune s’est en outre dotée d’un logotype.
Plusieurs personnages publics sont nés à Hyères dont le plus célèbre est certainement Jean-Baptiste Massillon.
Dès 1760, Hyères devient une station hivernale de renom auprès des Anglais avec en particulier les séjours du prince de Galles, le futur roi d’Angleterre Georges IV, en 1788 et 1789. De nombreuses autres personnalités y séjournent ou s’y fixent, attirées par son climat (le baron badois Stulz s’y établit en 1820 ; il est un donateur important du musée, sa fille épouse Alphonse Denis). Le prince Karl von Hohenzollern et la reine Marie-Christine d’Espagne y séjournent à l’invitation d’Alphonse Denis. La colonie anglaise est très importante et la ville possède jusqu’à trois églises anglicanes. Cette présence britannique culmine avec la venue de la reine Victoria en 1892.
En 1791, Charlotte Turner Smith publie son roman Celestina dont l’action se déroule à Hyères. Le docteur anglais Edwin Lee livre en 1857 un ouvrage sur les vertus de son climat et en novembre 1880 Adolphe Smith publie The Garden of Hyères. Alexandre Aimable de David Beauregard (1721-1806) est également connu pour avoir développé la propriété de Sainte-Eulalie qui, au Moyen Âge, est la plus vaste exploitation de la région avec ses mille hectares. C’est aussi le cas de Simone Berriau au domaine viticole de Mauvanne.
En 1883, Robert Louis Stevenson vient à Hyères et y séjourne pendant deux années. Il y écrit : « Je ne fus qu’heureux à Hyères ». D’autres écrivains célèbres y habitent également comme Jules Michelet qui y meurt en 1874, Joseph Conrad ou Léon Tolstoï dont le frère s’éteint à Hyères et y est enterré, tout comme Saint-John Perse (Alexis Léger), inhumé au cimetière de Giens. D’autres encore y possèdent une maison de villégiature comme Edith Wharton, l’académicien Paul Bourget, Martine-Marie-Pol de Béhague qui fait construire sur la presqu’île de Giens la villa « La Polynésie », le baron archéologue Gustave Charles Ferdinand de Bonstetten ou le compositeur Ambroise Thomas. L’horticulteur Charles Huber, ancien chef-jardinier du maire Alphonse Denis, exporte dans toute l’Europe graines et végétaux exotiques.
Charles-Albert Costa de Beauregard (1835-1909) acquiert l’île de Port-Cros en 1890 tandis que François Joseph Fournier (1857-1935), après avoir fait fortune dans les mines d’or mexicaines, achète l’île de Porquerolles en 1912. Alexis Godillot acquiert à Hyères en 1864 l’Hôtel des îles d’Or et 20 hectares de terres agricoles dans les jardins de Beauregard, que le manufacturier viabilise et lotit.
Gustave Roux (Hyères, 1895-1976), s’est illustré dans le domaine de l’enseignement du provençal et plus généralement dans le domaine des lettres provençales. Il a écrit de nombreux articles sur sa ville natale dont Le souvenir de Jules Michelet à Hyères ; Notice biographique sur Alphonse Denis ; Heures de souffrance, d’espérance et de joie ou histoire de l’occupation et de la libération de la région hyéroise ; Hyères, une vieille station hivernale et Paul Bourget, son mainteneur ; Contes, récits et légendes du pays hyérois ; Pages d’histoire d’Hyères. Il est enterré à Hyères où un collège porte son nom. Son fils, Paul Roux (La Crau, 1921 – Fréjus, 1991), Capoulié du Félibrige de 1982 à 1989, a étudié la toponymie et l’anthroponymie du terroir d’Hyères à laquelle il a consacré une thèse de doctorat.
D’autres personnalités y ont séjourné, comme Nicolae Bălcescu ou Paul Taffanel qui résidaient à la villa Espérance, conçue par son beau-frère Marcel Deslignières en 1884, ainsi que le peintre Giulio Vittini, dont quelques œuvres sont toujours visibles à la mairie et dans certains musées. C’est également à Hyères qu’a vécu, et qu’est mort, le libraire et écrivain Maurice Périsset qui reçoit le Prix du Quai des Orfèvres en 1983.
Jean-Baptiste Massillon
La romancière Edith Wharton
L’écrivain Paul Bourget
Marie-Laure de Noailles

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Liste der Baudenkmale in Mühlen Eichsen

In der Liste der Baudenkmale in Mühlen Eichsen sind alle denkmalgeschützten Bauten der mecklenburgischen Gemeinde Mühlen Eichsen und ihrer Ortsteile aufgelistet. Grundlage ist die Veröffentlichung der Denkmalliste des Kreises Nordwestmecklenburg mit dem Stand vom 24. November 1995.

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Peter Luttenberger

Peter Luttenberger (Bad Radkersburg, 13 dicembre 1972) è un ciclista su strada austriaco.
Professionista fra il 1995 e il 2006, vinse il Tour de Suisse 1996 e tre titoli nazionali.

Diventò professionista nel 1995, ingaggiato dalla squadra Carrera Jeans per un periodo di due anni.
La sua migliore stagione è stata il 1996, anno in cui si aggiudicò il Giro di Svizzera e chiuse il Tour de France al quinto posto. Nel 1997 passò all’olandese Rabobank, dove militò per altre due stagioni, senza riuscire a ripetersi ad alti livelli.
Nel 1999 firmò per la squadra spagnola ONCE, mentre nel 2001 passò all’italiana Tacconi Sport-Vini Caldirola. La sua carriera si concluse nel Team CSC, con il quale corse dal 2003 fino al 2006.
1969-1970: Georg Postl · 1971: Siegfried Denk · 1972: Herbert Fuzi · 1973: Kurt Schattelbauer · 1974: Siegfried Denk · 1975: Ludwig Kretz · 1976: Herbert Spindler · 1977: Hans Summer · 1978: Herbert Spindler · 1979: Manfred Horvayh · 1980: Peter Muckenhuber · 1981: Hans Lienhart · 1982: Peter Muckenhuber · 1983: Johan Lienhart · 1984: Helmut Wechselberger · 1985: Bernhard Rassinger · 1986: Pauk Popp · 1987: Arno Wohlfahrter · 1988: Albert Hainz · 1989: Mario Traxl · 1990: Heinz Hechenberger · 1991: Armin Purner · 1992: Richard Schmied · 1993: Peter Luttenberger · 1994: Mario Traxl · 1995: Josef Lontscharitsch · 1996: Heinz Marschel · 1997: Georg Totschnig · 1998: Josef Lontscharitsch · 1999: Hannes Hempel · 2000: Werner Riebenbauer · 2001: Jürgen Pauritsch · 2002: René Haselbacher · 2003: Georg Totschnig · 2004: Harald Morscher · 2005: Gerrit Glomser · 2006: Bernhard Kohl · 2007-2008: Christian Pfannberger · 2009: Markus Eibegger · 2010: Harald Starzengruber · 2011: Matthias Krizek · 2012: Lukas Pöstlberger · 2013-2014: Riccardo Zoidl 2015: Marco Haller
1996-1997: Georg Totschnig · 1998: Peter Luttenberger · 1999: Florian Wiesinger · 2000: René Haselbacher · 2001-2002: Georg Totschnig · 2003: Andrews Bradley · 2004: Georg Totschnig · 2005: Hans-Peter Obwaller · 2006: Peter Luttenberger · 2007: Rupert Probst · 2008: Stefan Denifl · 2009: Matthias Brändle · 2010 · 2011: Andreas Hofer · 2012: Riccardo Zoidl · 2013-2014: Matthias Brändle 2015: Georg Preidler
148 Luttenberger · 149 Morscher · 150 Trampusch ·
59 Eisel · 60 Glomser · 61 Luttenberger · 62 Summer · 63 Trampusch ·
123 Luttenberger · 124 Morscher · 125 Trampusch · 126 Wrolich ·
112 Eisel · 113 Haselbacher · 114 Kohl · 115 Pfannberger · 116 Totschnig · 117 Wrolich · Crono Luttenberger · Crono Rohregger ·

Yubari King

Le Yubari King (夕張メロン, Yūbari Meron?, melon Yūbari) est une variété de melon cantaloup cultivée sous serre à Yūbari, une petite ville près de Sapporo sur l’île de Hokkaido au Japon.
Le melon est devenu le produit local phare de la ville à la suite de la campagne de promotion Un village un produit (一村一品運動, Isson Ippin Undō?) initiée en 1980 et sa culture a permis d’y maintenir une activité économique alors que la région avait été durement touchée par la crise du charbon de la décennie précédente.
Le Yubari King est un croisement de deux variétés de melon : le Earl’s Favourite et le Burpee’s Spicy Cantaloupe. Un Yubari King de qualité supérieure doit être parfaitement sphérique et avoir la peau bien lisse. Une partie de la tige est systématiquement conservée lors de la récolte à des fins d’esthétisme.
Lors d’une vente aux enchères en 2008, deux melons Yubari ont été adjugés pour 2,5 millions de yens, soit plus de 18 000 euros.
Il n’est pas rare que ce fruit soit offert en cadeau à un supérieur hiérarchique durant le Chūgen.
En décembre 2015, le gouvernement japonais annonce que le melon de Yubari comme le bœuf de Kobe serait désormais protégé par un label, équivalent de l’Indication géographique protégée (IGP) utilisée en Europe.
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Yubari King » (voir la liste des auteurs).

Przewóz (powiat kartuski)

Przewóz (dodatkowa nazwa w j. kaszub. Przewóz, niem. Schneidewind) – wieś kaszubska w Polsce na Pojezierzu Kaszubskim położona w województwie pomorskim, w powiecie kartuskim, w gminie Chmielno na terenie Kaszubskiego Parku Krajobrazowego na szlaku wodnym “Kółko Raduńskie” nad jeziorem Raduńskim Dolnym.
Wieś jest siedzibą sołectwa Przewóz w którego skład wchodzą również miejscowości Sznurki, Haska i Maks. Na południu od miejscowości przebiega Droga wojewódzka nr 228 (Kartuzy-Klukowa Huta-Sulęczyno-Bytów).
W latach 1975-1998 miejscowość należała administracyjnie do województwa gdańskiego.
Inne miejscowości o nazwie Przewóz: Przewóz, Przewóz Nurski, Przewóz Stary, Przewóz Tarnowski, Przewoźniki
Do 1874 roku obowiązującą nazwą pruskiej administracji dla Przewózu była nazwa Przewoz kiedy to została zmieniona na bardziej niemiecką – Lindenhof. Od końca I wojny światowej Przewóz ponownie znajdował się w granicach Polski (powiat kartuski).
Borzestowo • Borzestowska Huta • Chmielno • Cieszenie • Garcz • Kożyczkowo • Miechucino • Przewóz • Reskowo • Zawory
Babino • Borczaki • Bukowinki • Cegliska • Chmieleńskie Chrósty • Chmielonko • Dejk • Glinno • Grodzisko • Haska • Koryta • Koszkania • Lampa • Lipowiec • Łączyńska Huta • Maks/Maks • Miechucińskie Chrósty • Młyn Dolny • Młyn Górny • Osowa Góra • Rekowo • Rzym • Stanowisko • Stary Dwór • Strysza Góra • Sznurki • Węgliska • Zajezierze

Robert Yager

Robert Yager is a British born freelance photographer based in Los Angeles. Studying photography in the US, Yager decided to start documenting Los Angeles street gangs in 1991. From there, Yager has been a contributing photographer to a host of magazines.

Robert Yager grew up in London, England and is a Los Angeles based photographer. With an interest in anthropology, particularly street and counter-culture and having studied Latin American Studies in the UK & Mexico, as well as Photography in the US, Yager decided to delve into the world of Latino street gangs in Los Angeles. It was 1991 and he has been documenting the lives of gang members ever since.
For two decades Yager has been a contributing photographer, doing covers and features, of portraits and reportage, for a host of magazines. Among them: The New York Times Magazine, The Observer (UK), The Independent, The Telegraph, The Guardian Weekend, The Sunday Times, Fortune, The Fader, Esquire, Rolling Stone, Newsweek and TIME.
Among the accolades he has received, Yager was awarded a fellowship from the Aaron Siskind Foundation at the School of Visual Arts in New York.
Yager published a book of photographs with great Circle Books, titled ‘a.k.a. BooBoo’, which covers a 14 year time span in the life of Cindy Martinez, a female gang member. An exhibition of this work led to becoming David Lee Roth’s personal photographer, documenting his return to touring the USA & Canada in Van Halen, during 2007, 2008 and again in 2012.

Five Points, Manhattan

Five Points (or The Five Points) was a neighborhood in Lower Manhattan, New York. The neighborhood was generally defined as being bound by Centre Street to the west, the Bowery to the east, Canal Street to the north, and Park Row to the south. The former Five Points is now split between the Civic Center to the west and south, and Chinatown to the east and north.
Five Points gained international notoriety as a disease-ridden, crime-infested slum that existed for well over 70 years.

The name “Five Points” was derived from the five-pointed intersection created by Orange Street (now Baxter Street) and Cross Street (now Mosco Street); from this intersection Anthony Street (now Worth Street) began and ran in a northwest direction, dividing one of the four corners into two triangular-shaped blocks; thus the fifth “point”. To the west of this “point” ran Little Water Street (which no longer exists) north to south, creating a triangular plot which would become known as “Paradise Square”, after the buildings standing in the triangle were torn down in 1832.
The topography of the area that would become Five Points was a major factor in the progression of the neighborhood from middle class homes built upon reclaimed land to a sprawling, disease-ridden slum within a relatively short period.
The Collect Pond (or Fresh Water Pond) was a body of spring-fed fresh water, occupying approximately 48 acres (194,000 m²) and as deep as 60 feet (18 metres). The pond was located in an inverted U-shaped valley with a linear portion in the north heading northwest to the Hudson River. The eastern and western sections of the valley were separated by a hill the Dutch called Kalk Hoek (Dutch for Chalk Corner), named for the numerous oyster-shell middens left by Native Americans. The elevation rose in the south, with Pot Bakers Hill dominating the south southwestern shore.
The pond was located in the eastern section of the valley, with Kalck Hoek to the west and Bayard Mount – at 110 feet (34 metres), the tallest hill in Lower Manhattan – to the northeast. A stream flowed north out of the pond and then northwest through a salt marsh (which, after being drained, became “Lispenard Meadows”) to the Hudson River, and another stream, known as the Old Wreck Brook or the Old Kil, flowed out from the southeast through Bestevaer Swamp (later Beekman’s Swamp), called Bestevaer Kreupelbosch by the Dutch, to the East River. The southwestern shore of the pond was the site of a Native American settlement known as Werpoes. A small band of Canarsie who were Munsee Indians – the northernmost division of the Lenape – occupied the site until the Dutch settlement of New Amsterdam was established.
The pond was the main source of drinking water and freshwater fish for the City of New York.
Beginning in the early 18th century, various commercial enterprises were built along the pond’s shores, in order to use the water. These businesses included Coulthards Brewery, Nicholas Bayard’s slaughterhouse on Mulberry Street (which was nicknamed “Slaughterhouse Street”), numerous tanneries on the southeastern shore, and the pottery works of German immigrants Johan Willem Crolius and Johan Remmey on Pot Bakers Hill, on the south-southwestern shore.
The contaminated wastewater from these businesses flowed back into the pond, creating a severe pollution problem and environmental health hazard. Pierre Charles L’Enfant proposed cleaning the pond and making it a centerpiece of a recreational park, around which the residential areas of the city could grow. His proposal was rejected, and it was decided to fill in the pond. This was done with fill partially obtained from leveling Bayards Mount and Kalck Hoek. The landfill was completed in 1811, and middle class homes were soon built on the reclaimed land.
The landfill was poorly engineered. The buried vegetation began to release methane gas (a byproduct of decomposition), and the area, still in a natural depression, lacked adequate storm sewers. As a result, the ground gradually subsided. Houses shifted on their foundations, the unpaved streets were often buried in a foot of mud mixed with human and animal excrement, and mosquitos bred in the stagnant pools created by the poor drainage. Most middle and upper class inhabitants fled the area, leaving the neighborhood open to poor immigrants who began arriving in the early 1820s. This influx reached a height in the 1840s, with large numbers of Irish Catholics fleeing the Irish Potato Famine.
At Five Points’ “height”, only certain areas of London’s East End vied with it in the western world for sheer population density, disease, infant and child mortality, unemployment, prostitution, violent crime, and other classic ills of the urban destitute. However, it could be considered the original American melting pot, at first consisting primarily of newly emancipated African Americans (gradual emancipation led to the end of slavery in New York on July 4, 1827) and Irish, who had a small minority presence in the area since the 1600s. The local politics of “the Old Sixth ward” (The Points’ primary municipal voting district), while not free of corruption, set important precedents for the election of Catholics to key offices. Prior to that time, New York, and America at large, were governed by the Anglo-Protestant founders. Although there were many tensions between the African Americans and the Irish, their cohabitation in Five Points was the first large-scale instance of volitional racial integration in American history. In the end, the Five Points African American community moved to Manhattan’s West Side and to the then-undeveloped north of the island.
Five Points is alleged to have sustained the highest murder rate of any slum in the world. According to an old New York urban legend, the Old Brewery, an overcrowded tenement on Cross Street housing 1,000 poor, is said to have had a murder a night for 15 years,6 until its demolition in 1852.
“Almack’s” (also known as “Pete Williams’s Place”), an African American-owned dance hall located at 67 Orange Street in Mulberry Bend (today Baxter Street), just south of its intersection with Bayard Street, was home to a fusion of Irish reels and jigs with the African shuffle. This had happened in other parts of the United States in which different ethnic groups merged, this music and dance had spontaneously developed on the street from competition between African American and Irish American musicians and dancers, spilling into Almack’s, where it gave rise in the short term to tap dance (see Master Juba) and in the long term to a music hall genre that was a major precursor to American jazz and rock and roll. This ground is now Columbus Park.
What place is this, to which the squalid street conducts us? A kind of square of leprous houses, some of which are attainable only by crazy wooden stairs without. What lies behind this tottering flight of steps? Let us go on again, and plunge into the Five Points….
This is the place; these narrow ways diverging to the right and left, and reeking everywhere with dirt and filth. Such lives as are led here, bear the same fruit as elsewhere. The coarse and bloated faces at the doors have counterparts at home and all the world over….
Debauchery has made the very houses prematurely old. See how the rotten beams are tumbling down, and how the patched and broken windows seem to scowl dimly, like eyes that have been hurt in drunken forays. Many of these pigs live here. Do they ever wonder why their masters walk upright instead of going on all fours, and why they talk instead of grunting?
Infectious diseases, such as cholera, tuberculosis, typhus, and yellow fever, had plagued New York City since the Dutch colonial era. The poor sanitary conditions, overcrowded dwellings, and lack of even rudimentary health care made impoverished areas such as Five Points ideal for the development and transmission of these diseases. Several epidemics swept the City of New York in the 18th and 19th centuries, some of which originated in Five Points. In June 1832, an outbreak of cholera in Five Points spread rapidly throughout the crowded, unsanitary dwellings of the neighborhood before spreading to the rest of New York City. Cholera epidemics would break out again in 1849 and 1866.[citation needed] These epidemics were seen by some as resulting from the immorality of the residents of the slum:
“Every day’s experience gives us assurance of the safety of the temperate and prudent, who are in circumstances of comfort…. The disease is now, more than before rioting in the haunts of infamy and pollution. A prostitute at 62 Mott Street, who was decking herself before the glass at 1 o’clock yesterday, was carried away in a hearse at half past three o’clock. The broken down constitutions of these miserable creatures, perish almost instantly on the attack…. But the business part of our population, in general, appear to be in perfect health and security.”
The Anti-abolitionist riots of 1834, also known as the Farren Riots, occurred in New York City over a series of four nights, beginning July 7, 1834. Their deeper origins lay in the combination of nativism and abolitionism among Protestants, who had controlled the city since the American Revolution, and the fear and resentment of blacks among the growing numbers of Irish. In 1827, Great Britain repealed legislation controlling and restricting emigration from Ireland, and 20,000 Irish emigrated. By 1835, more than 30,000 Irish had arrived in New York annually. Among the casualties of the riots was St. Philip’s Episcopal Church an African American church at 122 Centre Street, which was sacked and looted by the mob.
Brick-bats, stones and clubs were flying thickly around, and from the windows in all directions, and the men ran wildly about brandishing firearms. Wounded men lay on the sidewalks and were trampled upon. Now the Rabbits would make a combined rush and force their antagonists up Bayard street to the Bowery. Then the fugitives, being reinforced, would turn on their pursuers and compel a retreat to Mulberry, Elizabeth and Baxter streets.
The “Dead Rabbits” was the media’s designation for a branch of the “Roach Guards”, a violent Irish gang. The Dead Rabbits Riot began when one faction destroyed the headquarters of the Bowery Boys at 26 Bowery, on July 4, 1857. The Bowery Boys retaliated, which led to a large-scale riot which waged back and forth on Bayard Street, between Bowery and Mulberry Street. There would be further rioting on July 5. The Bowery Boys and Dead Rabbits fought again in front of 40 and 42 Bowery Street (original buildings still extant in May 2011), erecting barricades in the street. On July 6, the Bowery Boys fought the Kerryonians (Irishmen from County Kerry) at Anthony and Centre Street. Historian Tyler Anbinder says the “dead rabbits” name “so captured the imagination of New Yorkers that the press continued to use it despite the abundant evidence that no such club or gang existed.” Andbinder notes that, “for more than a decade, ‘Dead Rabbit’ became the standard phrase by which city residents described any scandalously riotous individual or group.”
Taking advantage of the disorganized state of the city’s police force, brought about by the conflict between the Municipal and Metropolitan police, the fighting would spiral into widespread looting and damage of property by gangsters and other criminals from all parts of the city. It is estimated that between 800 and 1,000 gang members took part in the riots, along hj several hundred others who used the disturbance to loot the Bowery area. It was the largest disturbance since the Astor Place Riot in 1849, and the biggest scene of gang violence, unsurpassed until the 1863 draft riots. Order was only restored by the New York State Militia, supported by detachments of city police, under Major-General Charles W. Sandford. Eight people were reported killed, and more than 100 people were seriously injured.[citation needed]
Five Points, a center of interracial life at the time, was notably spared during the New York City draft riots. The riots, which took place from July 13 to July 16, 1863 (known at the time as Draft Week), were a response by those who particularly resented that wealthier men, who could afford to pay a $300 (equivalent to $5,746 in 2015) commutation fee to hire a substitute, were spared from the draft.
Various efforts by different charitable organizations and individuals, most Christian themed, attempted to ameliorate the suffering of the poor in Five Points. Padre Felix Varela, a Cuban-born priest, established a Roman Catholic parish—The Church of the Immigrants—later renamed the Church of the Transfiguration, in Five Points in 1827, to minister to the poor Irish Catholics. The parish relocated to the corner of Mott and Cross Street in 1853, when they purchased Zion Protestant Episcopal Church (c.1801) from the Episcopalian congregation.
The first call for clearing the slums of Five Points through wholesale demolition came in 1831 from merchants who maintained businesses in close proximity to the Five Points neighborhood. Slum clearance efforts (promoted in particular by Jacob Riis, author of How the Other Half Lives), succeeded in razing Mulberry Bend, one of the worst sections of the Five Points neighborhood, which was turned into a park designed by Calvert Vaux called Mulberry Bend Park, now called Columbus Park, that opened in 1897.
A major effort was made to clear the Old Brewery, described as “a vast dark cave, a black hole into which every urban nightmare and unspeakable fear could be projected.”:67–70 The Old Brewery had formerly been Coulthard’s Brewery, the brewery that was on the outskirts of the city less than thirty years earlier. It now sat on Cross Street in growing Manhattan, just south of the Five Points intersection. The brewery became the “Old Brewery” when it was converted into a tenement in 1837. Its lower, high-ceilinged floor and the above two floors were converted into four floors of apartments. The rent was cheap and attracted many low-income tenants, many of them immigrants. The only census taken in 1850 reported 221 people living in 35 apartments, averaging 6.3 persons per apartment.:67–70 There are conflicting accounts of just how many people were packed into the Brewery apartments, but by all accounts it was filled to overcapacity.
The destitution seen throughout the Five Points neighborhood was on display at the Old Brewery, causing the women of the Home Mission to take action. The Home Mission was a Methodist charity group determined to clean up Five Points. The Christian Advocate and Journal reported on the ongoing project and its origin in October 1853: “In a meeting held in Metropolitan Hall, in December, 1851, such convincing proof was given of the public interest in this project, that the resolution was passed by the Executive Committee to purchase the Old Brewery. Other appeals were made to the public, and nobly met. That celebrated haunt was purchased, in a few months utterly demolished, and already a noble missionary building occupies its site.”
The New Mission House replaced the Old Brewery, under the direction of the Five Points Mission. It provided housing, clothes, food and education as part of the charitable endeavor. The new building had fifty-eight rooms available for living space, twenty-three more than the Old Brewery had offered.
That the place known as “Five points” has long been notorious… as being the nursery where every species of vice is conceived and matured; that it is infested by a class of the most abandoned and desperate character….
[They] are abridged from enjoying themselves in their sports, from the apprehension… that they may be enticed from the path of rectitude, by being familiarized with vice; and thus advancing step by step, be at last swallowed up in this sink of pollution, this vortex of irremediable infamy….
In conclusion your Committee remark, that this hot–bed of infamy, this modern Sodom, is situated in the very heart of your City, and near the centre of business and of respectable population…. Remove this nucleus—scatter its present population over a larger surface—throw open this part of your city to the enterprise of active and respectable men, and you will have effected much for which good men will be grateful.
What was Five Points is today covered in part in the west and south by large city, state and federal administration buildings and courthouses known collectively as Civic Center, Manhattan, plus Columbus Park, Collect Pond Park and Foley Square and various facilities of the New York City Department of Corrections clustering around lower Centre Street. The corrections facilities are the most direct link to the neighborhood’s past, as the infamous Tombs Prison, in which many criminals from Five Points were incarcerated and quite a few executed, stood near the site of the current “City Prison Manhattan” at 125 White St. The northeastern and eastern portion of Five Points is now part of sprawling Chinatown. Many tenement buildings dating from the late 19th century still line the streets in this area.
The exact location of the former “five points” intersection itself is currently the intersection of Worth (Anthony) and Baxter (Orange) Streets. Mosco (Cross) Street no longer extends to that intersection, having been cut off at Columbus Park; the section of Baxter Street south of Worth Street is now the location of the New York City Supreme Court, and no longer exists. Little Water Street also no longer exists.
The physical layout of the Five Points intersection changed throughout the 19th and early 20th centuries.
1776 British map showing the Collect Pond (“Fresh Water”), the canals used to drain the adjacent salt marsh and the tanneries on the eastern shore
1800 map with an 1873 street plan overlay the location of future Five Points intersection at lower right of Collect Pond
1831 map showing Five Points within the Sixth Ward
1851 map showing Five Points within the Sixth Ward
1853 map of Five Points intersection showing original street names
1902 map
2007 map of Five Points’ former area, outlined in blue
Gangs of New York (2002) is an historical film set in the mid-19th century, in the Five Points district of New York City. The film, directed by Martin Scorsese and written by Jay Cocks, Steven Zaillian, and Kenneth Lonergan, was inspired by Herbert Asbury’s nonfiction book, The Gangs of New York (1928). It was made at Cinecittà, Rome, distributed by Miramax Films, and nominated for numerous awards, including the Academy Award for Best Picture.
The film begins in 1846 and quickly jumps to 1862. The two principal issues of the era in New York were Irish immigration to the city and the Federal government’s execution of the ongoing Civil War.
The story follows gang leader William “the Butcher” Cutting (Daniel Day-Lewis), a character primarily based on William Poole, in his roles as crime boss and political kingmaker under the helm of “Boss” Tweed (Jim Broadbent). The film culminates in a violent confrontation between Cutting and his mob, on one side, and the protagonist Amsterdam Vallon (Leonardo DiCaprio) and his immigrant allies, on the other, which coincides with the New York City draft riots of 1863.
African Burial Ground on the south shore of the Collect Pond-active until 1792, was the burial ground for New York City’s free blacks and African slaves, located a short distance southwest of future Five Points intersection.
African American slave being burned at the stake after New York Conspiracy of 1741. 17 black men, two white men, and two white women were hanged at the gibbet next to the Powderhouse on the narrow point of land between the Collect Pond and the Little Collect, 13 were burned at the stake a little east on Magazine Street
Edward Mooney House built between 1785 and 1789 by wealthy butcher Edward Mooney on the corner of The Bowery and Pell Street on land seized from James Delancey, a British loyalist during the American Revolutionary War
The Bulls Head Tavern (c. 1755) located approximately at The Bowery and Canal Street served the thriving slaughterhouse and tannery industry, the area was surrounded by holding pens with slaughterhouses along Mulberry Street
A corner building which served as a grocery store and liquor store on Orange Street and Anthony Street at the southwest corner of Mulberry Bend in Five Points (c. 1852)
Five Points brick tenements began replacing older wooden buildings; the southwest corner of Mulberry Bend in Five Points with Orange Street running north
Bottle Alley located in Mulberry Bend just south of Bandit’s Roost. A crime scene photograph used in a murder trial. The X marks location where victim was found.
Rear pre-Civil War Era tenements constructed of wood in Mulberry Bend in the Five Points neighborhood.
Five Points House of Industry at 155 Worth Street in 1893 opposite Paradise Square
Baxter Street Alley, Rag-Picker’s Row” at 59 Baxter Street (c. 1898 Jacob Riis)
Barney Flynn’s Old Tree House a bar in the Edward Mooney House in 1899 showing Chuck Connors
Chinese Theatre 5-7 Doyers Street, scene of multiple murders
Mulberry Street (c.1900) taken from west side of Mulberry north of Bayard Street looking toward Canal Street
New York Halls of Justice known as “The Tombs”
Chinese Tuxedo restaurant at 2 Doyers Street
Church of the Transfiguration (built 1801 as Zion Protestant Episcopal Church bought 1853 by Catholic Archdiocese of New York) on the corner of Mott and Mosco Streets. The parish was founded by Padre Félix Varela y Morales in 1827
The Black Horse Tavern on the corner of Mulberry and Park Street (now Mosco Street), the Church of the Transfiguration is in the background; picture is c.1895-1899
Mugshot of Al Capone-nicknamed “Scarface”, was member of the Five Points Gang along with Lucky Luciano
Coordinates: 40°42′52″N 74°00′01″W / 40.71444°N 74.00028°W / 40.71444; -74.00028

Aixtron

Leitung
Die AIXTRON SE ist ein deutsches Maschinenbauunternehmen mit Sitz in Herzogenrath. Das Unternehmen produziert Anlagen zur Herstellung von Verbindungshalbleitern und anderer Multikomponenten-Materialien.
Die Aktien des Unternehmens werden an der NASDAQ sowie an der Frankfurter Wertpapierbörse gehandelt und sind im TecDax enthalten.
Das Unternehmen wurde 1983 in Aachen als Ausgründung aus der RWTH Aachen gegründet. Anfangs spezialisiert auf Anlagen zur Herstellung von III-V-Halbleitern wie Galliumarsenid (GaAs) und Indiumphosphid (InP) wurde die Produktpalette Anfang der 1990er Jahre um hochtemperaturgeeignete Anlagen zur Herstellung von Galliumnitrid (GaN) erweitert.
Es gab zahlreiche Übernahmen wie 1999 die des britischen Konkurrenten im III-V-Markt „Thomas-Swan Scientific Equipment Ltd.“ und der schwedischen „EPIGRESS AB“ im selben Jahr sowie 2005 der amerikanischen „Genus Inc.“ für 118 Millionen €. 2007 kaufte Aixtron die britische „Nanoinstruments Ltd.“ Durch die Übernahmen erweiterte das Unternehmen sein Spektrum der Anlagentypen und Materialsysteme sowie insbesondere der Anlagen für die Siliziumindustrie.
Die AIXTRON SE beherrscht derzeit den MOVPE-Anlagenmarkt für Verbindungshalbleiter. Größter Konkurrent in diesem Markt ist das amerikanische Unternehmen Veeco, das die MOVPE Anlagenproduktion 2003 von der „Emcore Corporation“ übernommen hat. Ihren Umsatz erwirtschaftet Aixtron hauptsächlich in Asien. 83 Prozent aller Aufträge bezieht das Unternehmen aus diesem Raum. Es folgen Europa mit 13 Prozent und die Vereinigten Staaten mit vier Prozent.
789 (776) Mitarbeiter, davon 521 (491) in Europa, erwirtschafteten 2014 (2013) einen Jahresumsatz von 193,8 (182,9) Millionen Euro. Die Aktien der AIXTRON SE sind im deutschen TecDAX gelistet.
ADVA Optical Networking | Aixtron | Bechtle | Cancom | Carl Zeiss Meditec | CompuGroup Medical | Dialog Semiconductor | Drägerwerk | Drillisch | Evotec | Freenet | GFT Technologies | Jenoptik | LPKF Laser & Electronics | Morphosys | Nemetschek | Nordex | Pfeiffer Vacuum | Qiagen | QSC | RIB Software | Sartorius | Siltronic | SMA Solar Technology | Software AG | Stratec Biomedical | Telefónica Deutschland Holding AG | United Internet | Wirecard | XING
(Stand: 21. Dezember 2015)
Acciona | Aixtron | Aspen Pharmacare | Boiron | East Japan Railway Company | Gaiam | Keurig Green Mountain | Insituform | Interface | Kadant | Kingfisher | Kurita Water Industries | Mayr-Melnhof Karton | Molina Healthcare | Natura Cosméticos | Ormat Technologies | Potlatch | Ricoh | Shimano | Sims Metal Management | SolarWorld | Steelcase | Steico | Stericycle | Sunopta | Svenska Cellulosa | Tomra Systems | Triodos Groenfonds | United Natural Foods | Vestas Wind Systems

Överste

Överstelöjtnant Everstiluutnantti
Överste (eversti in Finnish) is an officer rank in Finland and Sweden, immediately above överstelöjtnant (everstiluutnantti) and below brigadgeneral (prikaatikenraali). It literally means “the highest” and has originally been a rank for regiment commanders. In Finland, brigades are also commanded by holders of this rank. It is the highest rank below general officers.
Finnish Defense Forces rank of Eversti is comparable to Ranks of NATO armies officers as OF-5

Commander of a regiment that consisted of 1200 troops split into eight companies held this rank. One of the companies was called lifeguard company and was commanded by the överste himself with a kaptenlöjtnant as his deputy. However, the command of the lifeguard company was mostly delegated to the kaptenlöjtnant during battle. The regiment was split into two battalions during battle where the överste was in command of the first battalion. The holder was not paid by his rank but by his line of command. Thus, he received three salaries: salary for being the head of the regiment, the head of a battalion as well as being the head of a company.
The holder of the rank who served as a commander of a regiment was also assigned a wartime position as commander of the corresponding brigade. A regiment is a pure training institution and produced about one battalion a year to populate the brigade.
The war organization has drastically been reduced from about 30 brigades to a few battalions (Military units of the Army). As a result, there is a major surplus of officers with 330 officers in this rank. Almost all do not command any military battle units; but take up senior tasks related to administration, staff, education, training, planning.
Some holders of the rank are also seen as heads or deputy heads of training centers (called regiment) that employ about 600 military and civilian staff and train about 1200 conscripts.
Colonels (eversti) have usually fulfilled roles similar to Brigadier General in other armies. Indeed, the rank of Brigadier General (prikaatikenraali) has been introduced relatively recently, enabling better compatibility of ranks in peacekeeping operations. In most large military installations such as training brigades, the commander is a Colonel, and several officers of the General Staff, such as inspectors of services, are also Colonels. Promotion to colonel requires graduation from a general staff officer course (80 study credits).
Fältöverste (fält “field”) is an obsolete rank that used to denote the highest commander, equivalent of a general.

Fe’i banana

Fe’i bananas (also spelt Fehi or Fei) are cultivated plants in the genus Musa, used mainly for their fruit. They are distinct in appearance and origin from the majority of bananas and plantains currently grown, which derive from different wild species. Found mainly in the islands of the Pacific, particularly French Polynesia, Fe’i bananas have skins which are brilliant orange to red in colour with yellow or orange flesh inside. They are usually eaten cooked and have been an important food for Pacific Islanders, moving with them as they migrated across the ocean. Most are high in beta-carotene (a precursor of Vitamin A).
The scientific name for Fe’i bananas is Musa × troglodytarum L. Precisely which wild species they are descended from remains unclear as of January 2013[update].

Fe’i bananas are cultivated varieties (cultivars), rather than wild forms. They are distinctly different from the much more common bananas and plantains derived from Musa acuminata and Musa balbisiana. All members of the genus Musa are tall herbaceous plants, typically around 3–10 m (10–33 ft) tall or even more. Although they appear tree-like, the “trunk” is actually a pseudostem, formed from the tightly wrapped bases of the leaves. At maturity each pseudostem produces a single flowering stem that grows up inside it, eventually emerging from the top. As it elongates, female flowers appear which go on to form fruit – the bananas. Finally male flowers are produced. In cultivated bananas, the fruit is usually seedless and the male flowers sterile.
Fe’i bananas can be distinguished from other kinds of cultivated bananas and plantains in a number of ways. They have highly coloured sap, pink through to bright magenta and dark purple. The bracts of the flowering spike (inflorescence) are bright shiny green rather than dull red or purple. The flowering and fruiting stem is more or less upright (rather than drooping), so that the bunches of bananas are also upright. Ripe fruit has brilliant orange, copper-coloured or red skin with orange or yellow flesh inside. It has prominent ridges, making it squarish in cross-section.
As with many names in the genus Musa, considerable confusion has existed as to the proper scientific name, if any, for Fe’i bananas. Some authorities have preferred to treat Fe’i bananas as a formal or informal cultivar group rather than employing a Latin binomial, using names like Musa (Fe’i Group) ‘Utafan’.
One of the earliest detailed accounts of the genus Musa was by the German-Dutch botanist Georg E. Rumpf (c.1627–1702), usually known by the Latinized name Rumphius. His Herbarium amboinensis was published in 1747, after his death. His figure and description of a “species” under the name “Musa Uranoscopos” (meaning “heaven-looking banana”) is consistent with a Fe’i banana; he refers to the upright flowering spike (although the figure, reproduced here, shows the terminal bud drooping), the coloured sap, and the effect of consumption on urine.
However, the starting point for botanical names is the publication of Carl Linnaeus’ Species Plantarum in 1753, so “Musa uranoscopos” is not an acceptable name. In the second edition of Species Plantarum, Linnaeus lumped together Rumphius’ Musa uranoscopos and Musa ‘Pissang Batu’ under the name Musa troglodytarum, in spite of the fact that Rumphius had noted several distinctions between the two. Linnaeus’ treatment has been described as “beyond understanding”. In 1917, Merrill designated the illustration of Rumphius’ Musa uranoscopos as the lectotype of Musa troglodytarum L. On this basis, Häkkinen, Väre and Christenhusz concluded in 2012 that “all Fe’i cultivars, including those featured in Paul Gauguin’s famous paintings, should be treated under the name M. troglodytarum L.” Other sources also accept this as the scientific name for the group as a whole – for example Rafaël Govaerts in 2004. The name may be written as M. × troglodytarum to stress the hybrid origin of Fe’i bananas.
Synonyms of M. troglodytarum are:
Whereas most cultivated bananas and plantains are derived from species in Musa section Musa, Fe’i bananas are clearly part of section Callimusa (in particular the species formerly grouped as section Australimusa). However, their precise origins are unclear. On the basis of appearance (morphology), Musa maclayi, native to Papua New Guinea has been proposed as a parent. More recent genetic studies suggest they are close to M. lolodensis and M. peekelii, both from New Guinea and neighbouring islands. Fe’i bananas may be hybrids between several different wild species. They are generally considered to have originated in New Guinea and then to have been spread eastwards and northwards (as far as the Hawaiian Islands) for use as food.
A few cultivars have been found which appear to be intermediate between Fe’i bananas and the more common Musa section Musa bananas and plantains. Although the part of the stem holding the fruit is upright, the rest of the stem then bends over so that the terminal bud faces sideways or downwards. An example is the cultivar ‘Tati’a’ from Tahiti. Molecular analysis of bananas with this growth habit from Papua New Guinea has shown evidence of genetic input from M. acuminata and M. balbisiana, the parents of the section Musa cultivars. Rumphius’ illustration of his “Musa uranoscopos” shows the same morphology, although this might be artistic license.
Fe’i bananas are mainly found from the Moluccas in the west to French Polynesia in the east, particularly the Society Islands and the Marquesas. They have been important both as a staple and as a ceremonial food, although their cultivation and use has sharply declined in recent decades. As the Pacific Islanders spread by canoe throughout the Pacific, they took Fe’i bananas with them; cultivation has been traced back to around 250 BC in the Marquesas and to around 800 AD in Tahiti in the Society Islands. They are believed to have originated in the New Guinea area, where cultivars with seeds occur, as do the wild species from which they are thought to be descended.
Fe’i bananas are not in commercial cultivation. There are lists of cultivars for different islands, but it is not clear whether these are synonyms, with the same cultivar being known by different names in different locations and languages. Further, it is not clear whether local names apply to cultivars (i.e. distinct cultivated varieties) or to broader groups. Thus Ploetz et al. refer to a banana found in eastern Indonesia by the cultivar name ‘Pisang Tongkat Langit’. However, pisang tongkat langit can be translated as “sky stick banana” or “heaven cane banana”, corresponding to Rumphius’ name Musa uranoscopos (heaven-gazing banana). Pisang tongkat langit is treated by other sources as referring to M. × troglodytarum as a whole rather than to a single cultivar. Significant genetic variation has been reported among bananas from the Moluccas for which this name is used.
The list below is selective; where many names are given in sources, it concentrates on those with the most description available.
Fe’i bananas are generally eaten as “plantains”, i.e. they are usually cooked rather than eaten raw. They have been described as “delicious and nutritious when baked or boiled, especially if the slices are swathed in fresh coconut cream.” They have also been described as “unpleasantly astringent” unless cooked, having higher proportions of starch and lower proportions of sugar than other kinds of banana. However, in the Federated States of Micronesia, some cultivars, particularly ‘Karat Pwehu’, ‘Karat Pako’ and to a lesser extent ‘Utin Iap’ (=’Uht En Yap’), are commonly eaten raw when fully ripe. Karat bananas have a soft texture and a sweet taste and were a traditional weaning food in the Micronesian island of Pohnpei.
In countries where Fe’i bananas were once a major food item, there has been a shift away from eating traditional foods towards eating imported foods. Bananas with whiter flesh are preferred over traditional varieties with deeply coloured flesh. One issue with Fe’i bananas is that eating them causes the production of yellow coloured urine, thought to be caused by the excretion of excess riboflavin present in the fruit. This effect led people to believe that Fe’i bananas might not be safe to eat, particularly for children. Along with the shift away from traditional foods, there has been a rise in Vitamin A deficiency. Fe’i bananas with deeper coloured flesh have been shown to contain high levels of beta-carotene, a precursor of Vitamin A. A year-long promotional campaign in Pohnpei in 1999 to encourage the consumption of Karat cultivars had some success in increasing sales.
Levels of beta-carotene vary considerably among Fe’i bananas. In a study of traditional Solomon Islands cultivars, the highest level of beta-carotene found in a Fe’i cultivar was almost 6,000 µg per 100 g of flesh compared to the highest level of 1,300 µg in a non-Fe’i cultivar. However, there was an overlap; some Fe’i cultivars contained less beta-carotene than non-Fe’i cultivars.
Fe’i banana plants have many other uses. Like other kinds of banana, the leaves may be used as plates or containers for cooked food. They can also be used as a roofing material, particularly for temporary huts. The fibres of the midrib of the leaves can be used to make ropes, often used to carry bunches of bananas. Other fibrous parts of the leaves can be dried and plaited into mats and similar items. The pseudostems are buoyant, and so can be used to make temporary rafts.
Fe’i bananas have distinctive reddish sap which does not readily fade on exposure to light. It is used as a dye, and has also been used to make ink.
The early European explorers of the Pacific islands produced a few accounts of Fe’i bananas. In 1788, Daniel Solander accompanied Joseph Banks on James Cook’s first voyage to the Pacific Ocean aboard the Endeavour. In the account he published later, he noted five kinds of banana or plantain called “Fe’i” by the Tahitians. William Ellis lived in the Society Islands in the 1850s. He refers to the name “Fe’i”, saying that Fe’i bananas were the principal food for the inhabitants of some islands. He also noted that Fe’i banana plants have an upright fruit cluster.
Charles Darwin visited Tahiti in the Society Islands in 1835 and gave an account in The Voyage of the Beagle. Although he does not mention the name “Fe’i”, he does speak of the “mountain-banana”: “On each side of the ravine there were great beds of the mountain-banana, covered with ripe fruit. Many of these plants were from twenty to twenty-five feet high, and from three to four in circumference.” Fe’i bananas have been noted to grow best in Tahiti on slopes at the base of cliffs.
Laurence H. MacDaniels published a study of the Fe’i banana in 1947. He reported that Fe’i bananas were the staple carbohydrate food of the Society Islanders, and that more than 95% of the bananas on sale were of the Fe’i type. Although some Fe’i banana plants were found in gardens, most bananas were gathered from the “wild”, thought to have been planted in the past and abandoned.
Fe’i bananas are an important component of ceremonial feasts in the Marquesas and the Society Islands. Karat bananas are reported to be one of the few kinds of banana that can be used in ceremonial presentations in Pohnpei, Micronesia. A Samoan legend is that the mountain and the lowland banana fought. The mountain banana – the Fe’i banana – won. Filled with pride at its victory, the mountain banana raised its head high, whereas the defeated lowland banana never raised its head again. (Fe’i bananas have an upright fruiting stem, whereas the fruiting stem droops in other kinds of banana.)
The bright orange-red colours of Fe’i bananas make them attractive to artists. The French post-impressionist painter Paul Gauguin visited the Society Islands, including Tahiti, towards the end of the 19th century. Three of his works include what are considered to be Fe’i bananas: Le Repas (The Meal, 1891), La Orana Maria (Hail Mary, 1891) and Paysage de Tahiti (Tahitian Landscape, 1891[Note 2]).
Fe’i banana cultivars, along with other Pacific crop propagation material, have been saved at the Centre for Pacific Crops and Trees (CePaCT), which catalogs living plants of the Pacific region for conservation. More than 100 samples of Fe’i bananas were collected in French Polynesia, from isolated farms on six different islands. The samples will be conserved in a gene bank in Tahiti, with duplicates kept at CePaCt.